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Abel de Rozière

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Messages : 44
Dresseur d'Humains
Abel de Rozière
MessageSujet: Abel de Rozière Lun 10 Aoû - 16:03

550 de large
Abel de Rozière

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Nom :

De Rozière

Prénom :

Abel

Race :

Vampire
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Age :

915 ans

Date de naissance :

18 septembre 2385

Lieu de naissance :

Un tout petit village de France en bordure de la frontière Italienne
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Calice ou Esclave de chair ?

/

Métier/Activité

Dresseur d’humains


Votre Histoire...
Soyez le bienvenue au Manoir de Roncepourpre ! Alors que vous pénétrez dans votre nouvelle demeure, on vous demande de signer le registre et de nous fournir des renseignements sur vous. Etes-vous un humain ou un vampire ? Etes-vous né au Bourbier ou ailleurs ? Qu'est-ce qui vous a conduit jusqu'ici ? Qu'espérez-vous pour l'avenir ?

Un hiver sans fin
Qui eut cru que la vie pouvait se montrer si longue ? Certainement pas Abel lorsqu’il était encore humain. Il est né alors que l’ère des humains s’effondrait. La glace avait déjà recouvert les continents, l’électricité lui était inconnue. Comme si le monde reculait… Comme si tout régressait. L’homme peinait à survivre dans ces conditions. Et pourtant… Aussi menacé soit-il subsistait encore l’un de ses instincts innés…. Se reproduire et ainsi perpétuer leur race. L’été était en train de mourir lorsque ses paupières s’ouvrir pour la première fois sur le monde. Bien que cette saison soit à présent éteinte… Cependant, malgré ces temps difficile pour les hommes, certains arrivaient encore à se maintenir à flots. Les parents d’Abel en faisaient partit. Propriétaires d’un domaine, ils tiraient parti de leurs terres, la cultivant et revendant les trois quarts des récoltes à la populace. Autant dire qu’à cette époque que c’était rentable, face à toute une race en manque de ressources. L’homme était le seul descendant de cette famille. Ses parents n’avaient jugés préférable de faire tourner la chance et de courir le risque de ne plus pouvoir subvenir aux besoins de la famille si le besoin s’en faisait sentir. Tous les espoirs reposèrent donc sur cet enfant unique. Son éducation, sa façon de vivre, tout lui fut dicté pour qu’il soit le parfait petit descendant qu’ils attendaient.

L’erreur ne lui fut pas tolérée. Compter, lire, écrire, s’occuper des récoltes et de leur commerce ensuite. Rien ne lui fut épargné. Au début il accompagnait son père et observait comment il faisait. Ensuite, lorsqu’il fut un peu plus grand, lui aussi dû participer. Lorsqu’il ne parvenait pas à négocier suffisamment sa marchandise, son père se mettait dans une colère noire. Il était très matérialiste et son avarice n’avait aucun égal. Il était fier de son nom, fier de l’évolution de sa famille là où certains ne parvenaient même pas à subvenir à leurs besoins primaires. Il était gorgé d’orgueil et apprit à son fils à ne pas avoir honte de ce qu’il était, mais à marcher la tête haute. Peu importait qu’on les voit mal dès le moment que sa petite famille était à l’abri de tout et gardait un certain monopole sur les environs. Ce n’était clairement pas la vie qu’aurait souhaité Abel. Pour un esprit aussi vif et curieux que le sien, gérer le domaine était comme enterrer son esprit… Comme se perdre lui-même. Il n’avait pas de goût pour ce qu’il faisait. Il aurait préféré voyager et découvrir d’autres pays, d’autres personnes. Il voulait se cultiver et non rester au niveau des culs-terreux qu’étaient ses parents. Il avait bien conscience que tout cela était sans doute utopique. Il devait déjà s’estimer heureux de tout ce qu’il pouvait avoir… Et pourtant il ne pouvait pas s’empêcher de se rebeller contre ce père despote qui lui dictait entièrement sa vie. Mais ce dernier le ramenait très vite à la réalité. Où pouvait-il bien se rendre ? Les villes s’enterraient, aller à la surface seul pour rejoindre d’autres villes était désormais risqué. Il allait surement devenir l’époux d’une femme qu’il n’aimerait pas et mener une vie insipide… Rien que cette idée le répugnait. Il n’avait pas la moindre once d’attirance pour les femmes, mais c’était bien une chose encore sur laquelle son père ne l’écoutait pas. Il fallait un descendant !

A l’âge de 19 ans il épousa une femme venue d’une bonne famille. Il n’en éprouvait guère d’intérêt, mais effectua son devoir, lui donnant un fils à peine une année après leur mariage. Que ne fut la joie de son père qui voyait là un moyen de sauvegarder son patrimoine à travers les générations. Tout semblait suivre le cours qu’il voulait, au détriment même de la volonté de son enfant. Ce dernier ne put même pas apporter le moindre intérêt à son épouse et encore moins à sa progéniture. On avait inculqué à Abel l’égoïsme, en voilà les conséquences… Il allait sans l’ombre d’un doute lui inculquer ce que lui-même avait vécu. Cette absence de choix, cette sévérité. Il serait le mime de son père et son fils serait également le sien. Telle promettait d’être la lignée des De Rozière. Du moins… Jusqu’à l’apparition de ce vampire qui changea tout. Marius.

Marius
Un air froid, un visage carré et sévère, des yeux bleus perçant, une carrure élancée et solide… Tel était Marius. Abel le rencontra alors qu’il était âgé de 28 ans. Il était partit vendre sa marchandise, comme il avait l’habitude de faire. Les négociations avaient été difficiles, et s’étaient prolongées tard dans la soirée mais l’homme était fier. Il avait réussi à tirer un très bon prix de sa vente, malgré les faibles moyens de ses acheteurs. Il était gonflé d’orgueil alors qu’il marchait vers son logis. Il était devenu un négociateur féru et savait user des mots et de son charisme pour obtenir ce qu’il voulait. Et c’est ce qui lui porta préjudice. Ce qui le mena à sa perte lorsqu’il se sentit happé à l’écart de la rue et plaqué contre un mur. Le regard qui plongea dans le sien le fascina aussitôt. Quel étrange homme… Quel magnifique homme ! Il ne pouvait pointer du doigt ce qui n’allait pas, mais il sut sur le champ qu’il n’était pas en face d’un individu ordinaire, et lui qui pérorait comme un coq ne trouva rien à dire face à l’autorité naturelle que dégageait cet être. Un sourire étira ses lèvres roses et charnues dans une petite moue moqueuse alors que ses doigts couraient le long de la mâchoire de sa malheureuse victime. Il s’approcha de son homme et souffla d’une voix traînante.

- Te voilà bien muet jeune coq ! Toi qui as toujours ton mot à dire sur tout ! Aurais-tu perdu ta langue ?

Abel écarquilla les yeux. Comment ? D’où savait-il cela ? Il n’avait pas connaissance de l’avoir déjà croisé, il s’en serait souvenu sans aucun souci ! Il essaya de sa dégager de la poigne de l’homme, son cœur s’affolant dans sa poitrine et semblant tambouriner comme un diable à ses oreilles. Le sang déserta son visage. Il ressentait le danger, et en même temps il en était attiré, tel Icare qui tentait de s’approcher du soleil. Sauf qu’il pressentait qu’il s’y brulerait lui aussi les ailes à rester près de cet individu. Et pourtant… Cette nouvelle sensation, qui sortait de l’ordinaire, était grisante quelque part. Il fut néanmoins atterré de voir que l’homme en face de lui ne bougeait pas d’un poil malgré la force qu’il employait pour le repousser. Il n’avait jamais été connu pour être de faible constitution !

- Que voulez-vous ?! Vous m’avez suivi ?

Le sourire de l’homme s’agrandit, dévoilant deux canines acérées. Abel eut un mouvement de recul instinctif mais était bel et bien coincé contre ce mur… Des légendes… Tout cela n’était que des légendes. Il ne pouvait pas sérieusement croire que ce qu’il avait en face de lui était ce dont on parlait dans les livres… Il était le pantin d’une mauvaise farce ! Pourtant un petit rire s’éleva de la gorge de son agresseur, le faisant frissonner. Sa poigne s’affermit autour de lui, lui attrapant cette fois durement le menton pour dévoiler son cou.

- Je pense que tu as parfaitement deviné ce que je voulais Abel…

Sa langue qui passa sur sa peau lui arracha un frémissement alors qu’il réfléchissait à toute vitesse pour se sortir de cette situation. Il n’y avait pas mille choix qui s’offraient lui. Il devait faire un sacrifice s’il souhaitait pouvoir continuer à vivre… Or sa petite vie comptait plus que tout aux yeux de ce petit égoïste. Il souffla donc tout bas.

- Nul besoin de violence pour obtenir ce que vous désirez… Je peux vous le donner autant que cela vous chantera…

Le vampire, car c’était bien ce qu’il était, se stoppa et éclata de rire. Un rire ni joyeux ni triste, mais plutôt cynique. Un rire qui n’augurait rien de vraiment bon… Allait-il le tuer ? Il ne pouvait voir son visage ainsi, il ne pouvait pas essayer de le déchiffrer si tant était qu’il le puisse étant donné le glaçon qu’il était ! Même ses mains retranscrivaient cet état de mort dans lequel il était.

- Je savais bien que tu serais intéressant… La première fois fait toujours mal… Avec le temps tu pourras surement y trouver du plaisir…

Ses crocs se plantèrent dans sa peau dans une douleur effroyable qui coupa le souffle d’Abel. Ses paroles ? Cela signifiait qu’il allait rester en vie ? La panique le gagna dans un premier temps. Il sentait la vie s’échapper hors de lui, entraînant ses forces avec. Il voulut s’écarter mais n’en avait pas la force. Sa vision se brouilla et il se sentit devenir pantelant dans les bras de son adversaire. Et tout devint calme. Il allait mourir et cela ne lui causait pas la moindre peur. Il se sentait fatigué, si fatigué… Qu’il le laisse comme ça, finalement il ne voulait pas perdre son temps à bouger et se débattre dans cette ère où l’homme était réduire à survivre plutôt que vivre. C’était la fin…

La lumière était trop vive pour ses yeux. Il les ouvrit difficilement, détournant la tête pour l’éviter. Qu’étais-ce ? Le soleil ? Non… A bien y regarder c’était plutôt une bougie, tenue par un homme derrière. Cet homme ! Il se redressa d’un bond pour s’éloigner mais fut rapidement retenu par le bras, un petit sourire indulgent s’affichant sur le visage du vampire. Tous les évènements se remirent en place dans la mémoire de l’homme. Il lui avait donc laissé la vie sauve ! Et la raison de cette indulgence lui fut très rapidement expliquée. Il était un jouet, un divertissement pour ce vampire millénaire. Dès lors qu’il en serait lassé, il s’en débarrasserait. Il devait donc voir le temps qu’il resterait à ses côtés comme un sursis, une bonté de sa part, lui qui lui permettait de profiter encore de quelques temps de vie. Son petit jeu favori ? Celui de lui faire perdre toute cette arrogance et fierté que le père d’Abel avait mis vingt années à lui inculquer. Face à cette horrible vérité, Abel n’en fut que plus déterminé. C’était un défi. Périlleux certes, mortellement, mais qui s’il remportait la partie pourrait lui donner accès à ce qu’il avait toujours rêvé. La liberté d’agir à sa guise, ne plus être enchaîné à sa condition de mortel. Ce qu’il visait ? L’immortalité ! Il apprendrait à devenir indispensable à cet être. Il apprendrait à le séduire…

Jamais Marius ne lui apposa sa marque, lui faisant ainsi comprendre qu’il n’était rien, strictement rien à ses yeux. Il s’adonna à toutes sortes de jeux avec lui, tantôt humiliants, tantôt passionnels, il lui faisait découvrir tant les plaisirs de la chair que de toujours dépasser ses propres limites. Entre ses mains il n’était pas Abel de Rozière, fier descendant d’une bonne famille Française. Il était Abel, possession de Marius, marionnette pliée à son désir. Il se soumettait à ses volontés sans rechigner mais jamais une seule fois il ne baissa le regard. Le corps n’était rien qu’une enveloppe contraignante, mais son esprit, son âme sauvage, ça, il ne l’aurait jamais.
Il apprit beaucoup à ses côtés. Marius l’emmena avec lui dans toute l’Europe. Il l’instruit autant qu’il le pouvait. Abel était parfois comme un élève à ses côtés, recueillant chacune de ses paroles et les gardant en mémoire. Nul doute que le vampire appréciait son esprit curieux et intelligent. Il avait une sainte horreur de l’ignorance et de l’imbécilité. Le savoir était son plus grand trésor. Il était marchand et était amené à commercer avec des personnes de différentes ethnies. Il lui apprit à parler plusieurs langues, dont l’Anglais et l’Italien, si bien qu’Abel put au bout de plusieurs années tenir aisément la conversation. Ce n’était pas des années heureuses, mais en tout cas elles l’étaient bien plus que lorsqu’il habitait chez lui. Ça faisait des années qu’il n’était pas retourné dans le sud de la France, mais jamais une seule fois il eut des regrets quant à sa famille ou sa vie passée. Même son fils. Il n’avait su créer de liens avec cet être qu’on lui avait imposé. Non, en définitive, il se concentrait plutôt sur sa petite vie solitaire. C’était bien mieux ainsi. Du moins… Solitaire pour lui… Au fil des années il avait su se faire sa place aux côtés de Marius. L’éliminer n’était plus dans les projets du vampire qui l’accueillait dans son lit de plus en plus tendrement et passionnellement. Tout n’était que mensonge et illusion mais le vampire s’y laissa prendre. La solitude lui pesait et la présence d’Abel était pour lui salvatrice. Jusqu’à ce que l’homme lui demande enfin s’il pouvait le transformer en l’un de ses semblables… Le vampire s’empressa de refuser, lui demandant simplement de profiter de sa vie humaine. Que l’éternité ne valait pas le coup qu’on sacrifie ainsi sa vie… Bien entendu Abel ne pouvait entendre cette réponse. Ce qu’il convoitait était la vie que menait Marius. Ce statut de mort mais qui était à ses yeux bien plus vivant qu’il ne le serait jamais. Peu lui importait que le seul liquide vital qui lui soit véritablement profitable était le sang… Il voulait être acteur de sa vie et non le pantin de quelqu’un d’autre.
Marius fut intransigeant sur sa réponse.

La transformation
Le coup de poker d’Abel fut sans doute le plus risqué de sa vie. Il fallait qu’il parvienne à faire céder Marius. Sinon ces sept années passées avec lui ne serviraient plus à rien… Il ne voulait pas vieillir plus, ne voulait pas que son corps soit sur le déclin. Pendant tout ce temps il s’était entretenu, avait affuté son esprit, créé sa place pour le jour où il renaîtrait en tant que vampire. Et voilà que le vampire le lui refusait ! Ca ne pouvait pas se passer ainsi, il avait perdu bien assez de temps, avait bien assez patienté ! Il lui fallait forcer le destin, le forcer à sauter le pas ! Et le seul moyen qu’il vit pour cela fut radicale… Il connaissait la faiblesse de Marius et comptait bien en jouer. Saisissant tous ses talents d’acteur, il se campa un jour face à lui. Son regard était déterminé, il était calme au fond de lui malgré ce qu’il s’apprêtait à faire. Il pouvait tout perdre ou tout gagner… Marius fut surpris de son comportement.

- Abel ?
- J’ai essayé de te convaincre… Mais tu ne m’as pas écouté… Je ne suis pas résistant comme toi, pas immortel… Passer une vie à vieillir à tes côtés sans te voir changer avec moi… Ce n’est pas ce que je veux, je préfère y mettre fin sur le champ !

Marius n’eut pas le temps de comprendre ce qu’il faisait qu’il sortait un poignard qu’il avait caché dans les plis de ses vêtements, précipitant la lame droit vers son thorax. En évitant le cœur, mais visant les poumons… Il n’était pas fou. Le but n’était pas de mourir, mais de se blesser suffisamment pour que ce soit le cas si le vampire n’agissait pas immédiatement. La douleur fut atroce, insoutenable alors qu’il retombait au sol, sentant l’air lui manquer. Il avait le goût du sang dans la bouche, il le sentait, alors qu’il sentait le liquide encombrer ses bronches et les obstruer, rendant petit à petit sa respiration impossible. Bien entendu le vampire fut en un clin d’œil à ses côtés, venant saisir l’ampleur des dégâts. Il avait changé en sept années. Son regard s’était adouci, il n’y avait plus rien de cette autorité qu’il avait voulu lui imposer dans leurs premiers rappels. Seulement de l’inquiétude et de la tristesse. Il passa sa main sur le visage d’Abel, semblant torturé par le combat intérieur qu’il menait. Devait-il le sauver mais le condamner à une vie entière d’immortalité, le condamner à devenir fou avec le temps… Ou bien le laisser sur cette vie bien trop courte à son goût et se condamner lui-même à la solitude. Une seule question pouvait résoudre ce combat. La voix brisée, Marius souffla alors.

- Resteras-tu… Resteras-tu à mes côtés ?

Abel sut qu’il avait gagné… Mais il n’avait pas vraiment les moyens de s’en réjouir. Hocher la tête fut pour lui une épreuve alors qu’il se sentait peu à peu perdre pied. La fin était proche s’il ne faisait rien… Mais non, il eut la satisfaction de le voir se pencher vers lui, aspirant le peu de sang qu’il restait encore dans ses veines, le plongeant aux portes de la mort. Il aurait très bien pu le laisser comme ceci qu’Abel aurait succombé. Il n’était plus en état de bouger ni de réfléchir, il n’était plus qu’un corps lourd. Il ferma les yeux, les garder ouverts lui demandait un effort trop considérable. C’est alors qu’il le sentit… Ce liquide vital venant goutter sur ses lèvres. Il passa doucement sa langue sur ces dernières puis sentit que Marius lui pressait le bras contre. Il vint recueillir son sang avec avidité, faisant fi du goût immonde et métallique que cela avait. Il savait très bien que très bientôt il deviendrait le meilleur qu’il ait pu boire. Marius le laissa un petit moment ainsi, retirant seulement la lame qui désormais ne lui serait fatale s’il la retirait. Il n’avait pas la force de boire rapidement son sang mais ce fut de lui-même qu’il écarta finalement sa bouche. Son corps. Il le sentait changer… Il le brûlait entièrement. Il se sentait… mourir ? Tel était le mot. Ses gencives lui faisaient atrocement souffrir alors que ses canines s’allongeaient et devenaient plus aiguisées. Son corps devint froid, glacial. Ses yeux s’ouvrir brusquement lorsque le dernier battement de son cœur battit à une allure normale. Il était devenu un vampire…

Le temps nous apprend à ne pas croire à l'éternité
Il avait obtenu ce qu’il voulait… Le voilà devenu ce qu’il convoitait durant tout ce temps. Il jubilait. Bien sûr il se gardait bien de le montrer. Marius ne semblait pas lui pardonner le coup qu’il venait de lui faire. Guère étonnant, mais Abel ne voulait pas se brouiller avec lui… Du moins pas pour le moment. Il avait tellement de choses à apprendre ! Son enthousiasme finit de dérider le vampire qui éprouva beaucoup de plaisir à, une fois de plus, partager son savoir avec lui. Plus besoin de se soucier de ses besoins humains, il pouvait à présent le traiter comme son égal. La vie était en quelque sorte plus simple ! Et ils en profitèrent. Ils continuèrent de parcourir l’Europe, visitant chaque pays qu’ils pouvaient. Ils avaient cette curiosité commune que de tout découvrir, de tout voir. Ils s’entendaient bien, et l’apprentissage d’Abel se déroula bien. Ils vivaient tous les deux de proies qu’ils trouvaient sur leur chemin, semant les cadavres derrière leur passage. Le nouveau vampire ne sourcilla absolument pas. Il n’avait pas de considération pour la vie des autres avant de devenir ce qu’il était, il n’en avait pas plus après ! C’était même pire. Les humains, il les méprisait. Ces êtres stupides… A ses yeux ils ne représentaient qu’un moyen de subsistance. Son créateur n’était guère plus reconnaissant à l’égard des humains. Leur terrain de chasse était le monde entier !
Si Abel dans un premier temps avait songé quitter le vampire, il ne mit finalement pas ses projets à exécution. Marius était un excellent mentor, et de surcroît, lui octroyait la compagnie dont il avait besoin pour traverser les âges. Il avait bien trop à découvrir pour s’offusquer de son exclusivité sur lui.

Les temps commencèrent cependant à changer. Les humains commencèrent à se rendre compte de leur présence, de leurs attaques et méfaits. Ils devinrent méfiants, plus difficiles à approcher. Marius et Abel durent se faire discrets et prudents. Il n’était pas rare à présent que leurs victimes les identifient avant qu’ils ne fondent sur eux. Bien entendu ils n’en faisaient pas grand cas, mais cela pouvait impacter si les villages commençaient à leur faire la chasse. Et tel fut le cas au bout de quarante ans à essayer de se faire plus discret. La guerre éclata et les vampires se révélèrent au grand jour, repoussant les attaques des humains. Marius et Abel furent parmi ces vampires qui se défendirent face aux humains. Ils n’étaient rien, d’où se permettaient-ils de se révolter ? Ils n’étaient pas le sommet de la chaîne alimentaire, ils devraient pourtant accepter leur sort ! Ou du moins l’intégrer comme faisant partie intégrante du cycle alimentaire. Leur révolte était tout bonnement inacceptable. Durant les dix ans que dura la guerre, ils furent tous deux un bras armé puissant qui décima tout humain voulant se dresser sur leur route. Mais à force de se montrer aussi virulent, le sort se retourna contre eux. Les Hommes apprenaient vite et jouèrent de leurs faiblesses… Ils réussirent à les débusquer en plein jour. Ils étaient piégés. Ils se défendirent comme ils purent, tuant ces parasites avec hargne. Mais dans le combat, Marius fut blessé mortellement au cœur. Abel parvint à repousser l’assaut mais le mal fut fait. Celui qui avait été son créateur mourut dans ses bras en quelques instants. La colère fut grande. Il avait pu éprouver de l’affection pour celui qui avait partagé sa vie durant des siècles ! Et il lui était arraché en quelques secondes par des humains !
Il n’en fut que plus virulent durant cette guerre, n’épargnant ni femme ni enfant. Jusqu’à ce jour qui resterait toujours dans sa mémoire où une paix fut instaurée. Une paix aberrante. Une paix scandaleuse… De tels insectes ne méritaient pas ce répit. Si les vampires l’auraient désirés, ils auraient très bien put asseoir leur domination complète sur cette race. Même si leur survie dépendait du sang qu’ils récoltaient, rien ne les empêchait de priver ces individus de toute volonté. Et pourtant… une grande partie allait échapper à leur contrôle. C’était écœurant aux yeux d’Abel. Il ne pouvait pas aller contre cette mesure, il tenait bien trop à sa misérable petite vie pour la mettre au péril pour s’être rebellé contre cette idée. Non… En revanche, il trouva exil dans un coin reculé du centre de la France, vivant à l’écart d’un village humain. Moins il était en contact avec ces derniers et mieux il se portait. Il dut cependant se conformer à ce système de calice. Il essaya dans un premier temps de se nourrir exclusivement de sang d’animaux, non sans un dégoût palpable, mais il fut impensable de continuer ainsi quand au bout de plusieurs mois il sentit ses forces décroître rapidement. Il n’eut à ce moment plus le choix. Il resta cependant très pointilleux sur la sélection de son calice. Il n’aimait pas tous ces humains suppliant et désireux de se faire mordre, ni même qui se soumettait sans broncher, même si cela les rebutait. Non… Il aimait faire plier les esprits les plus forts, les faire succomber sous sa morsure. Il ne gardait jamais un calice bien longtemps, heureusement, ou malheureusement pour ce dernier. Apposer sa marque était rare également. Après tout, il ne craignait aucuns autres vampires dans ces lieux reculés. Mais une chose dont il ne se doutait pas fini par le frapper… La solitude. Les années qui passaient était comme des ères qui s’égrenaient à une lenteur atroce. Le temps qu’il craignait temps à l’époque, prenait sa revanche… Lui qui était parvenu à échapper à sa fatalité, se retrouvait plongé dans un embourbement autrement fatal. La folie… La folie le guettait s’il ne prenait garde à tout ce temps passé déjà. Il le sentait étendre ses ombres autour de lui, attendant le moindre instant de faiblesse. Il lui fallait rompre cette routine, il lui fallait connaître autre chose…

Il entendit alors parler d’un manoir où se réunissait les vampires autour d’un petit village protégé par ces derniers. Malgré son aversion pour ces derniers, il voyait là un moyen de rompre son ennui et échapper à la folie. Il le rejoignit, prenant le train qui y menait, observant par la fenêtre le paysage aride qui se déployait sous ses yeux. Puis la vie, tout autour. Il y avait du monde… Cela hérissa immédiatement le vampire, cependant alors qu’il descendait du train avec ses bagages, un sourire étira ses lèvres et il leva le regard vers la bâtisse. Voilà qui allait changer considérablement sa vie !
Il fut accepté entre les murs du Seigneur du manoir et s’y établit. La fonction qu’il allait exercer au sein de la demeure fut une évidence. Il proposa bientôt ses services pour dresser les humains récalcitrants. Il fut bientôt réputé pour son autorité et au bout d’une année fut parfaitement adapté au rythme de vie de la demeure. Du moins… en partie.



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Votre plus grand rêve :

Trouver un moyen de passer l'éternité sans perdre la raison

Votre plus grande faiblesse :

Sa trop grande fierté !

Votre péché mignon :

Très gourmand de tout ce qui est sucré !
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Etes-vous majeur ?

Majeur et vaccinée !
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Comment avez-vous trouvé le forum ?

Par un top site, je ne sais plus lequel ^^

Quelque chose à dire à propos du forum?

Nope chef !

Et vous avez lu le règlement?

Lu et même approuvé !
Votre physique
Merci de compléter ce formulaire un peu indiscret...
♣ Taille : 1m87
♣ Poids : 82 kilos
♣ Couleur de cheveux : Brune
♣ Couleur des yeux : Mordorée
♣ Tatouage, piercing, cicatrice ? Un tatouage courant le long de son bras gauche et se propageant jusqu’à son omoplate en forme de dragon.
♣ Etes-vous vierge ? Plus depuis bien longtemps déjà !
♣ Description : Grand et élancé. Tel serait les deux premiers mots pour le décrire. Des jambes ciselées et musclées remontant vers des fesses fermes, des abdominaux justes dessinés, des épaules légèrement carrées sur un large torse. Abel a su prendre soin de son corps jusqu’à sa transformation, et n’en n’est pas peu fier à présent. Du moins sait-il l’utiliser à son avantage pour obtenir ce qu’il désire. Sa voix grave semble devenir enjôleuse lorsqu’elle le souhaite, se faisant basse et plus douce lorsqu’il cherche à amadouer mais toujours bien audible. En revanche il sait aiguiser son ton pour qu’il devienne aussi blessant que ses mots. Sa démarche est souple et légèrement féline.
Mais passons plutôt à son visage. Un visage fin et plutôt ovale. Une bouche aux lèvres rosées légèrement charnues, un nez à l’arrête droite et sévère pour des yeux d’une couleur si particulière. Mordorée. Un regard observateur et perçant, ne perdant pas une miette de ce qu’il se passe autour de lui, sans cesse en alerte. Il n’est pas quelqu’un qui se repose sur ses deux oreilles.
Ses cheveux bruns et légèrement en bataille lui arrivent en dessous des épaules. Ils sont souvent en bataille, Abel les attachant que très rarement.
Sa peau est légèrement mate et hâlée bien que froide comme la mort, rappelant sa condition de vampire. Sur son torse, reste une fine cicatrice ayant légèrement blanchie avec le temps au niveau de son poumon gauche. Un tatouage parcourt également son bras gauche, venant jusqu’à son omoplate et représentant un dragon. C’est d’ailleurs le symbole de sa marque, même s’il ne l’a jamais expérimentée sur personne.
D’un point de vue vestimentaire, Abel est quelqu’un qui s’habille toujours très sobrement mais impeccablement. Il porte généralement des pantalons noirs et des chemises blanches. Mais l’accessoire qui ne le quitte jamais est bien ses gants noirs. Il n’aime pas toucher directement autrui, sauf si cela est de sa volonté, ceci expliquant leur présence.

Votre mental
Ce formulaire nous sera utile pour vous aider à trouver un Maître ou un Calice, alors remplissez-le avec soin !
♠ Trois qualités : Intelligent, patient -la plupart du temps-, perfectionniste
♠ Trois défauts : Manipulateur, égoïste, possessif
♠ Préférence sexuelle : La plupart du temps dominant. Après tout dépend de comment on l'amène dans son lit. Abel n'a jamais été quelqu'un de fermé aux propositions !
♠ Description : Si vous cherchez un ami, je vous détrompe tout de suite, passez votre chemin. Abel a tout l’air du type qui pourrait se laisser approcher. Il est cordial, sait tenir une discussion, est cultivé et intelligent. Voilà la belle façade de lui. Il est un esprit curieux qui aime s’instruire. La connaissance est pour lui un outil précieux et il ne rechignera jamais à se plonger dans un livre intéressant ou écouter autrui parler de contrées encore inexplorées. Il aime voyager et découvrir de nouvelles cultures. C’est sans doute là l’héritage de toutes les années passées au côté de son maître.
Mais ne vous fiez pas à son aspect avenant. Il est un opportuniste, un petit égoïste qui agira toujours dans son intérêt. Les personnes qui ne peuvent lui apporter un quelconque avantage ne l’intéresse pas. Il est ambitieux et recherchera toujours à tirer son épingle du jeu. Quitte à devoir manipuler et mentir. Et dans ce domaine, il est juste excellent ! Quand il désire quelque chose, il sait être patient pour l’obtenir. En revanche, il ne démordra jamais, tel un enfant capricieux. S’il a jeté son dévolu sur quelque chose ou quelqu’un, tous les moyens seront mis en œuvres pour l’obtenir. Et pour cela il n’a pas froid aux yeux. Abel est quelqu’un qui aime jouer avec les limites. Les siennes, autant que celles des autres, même lorsqu’il s’agit des lois. Il les respecte en revanche, mais en teste toujours les extrêmes. C’est son petit côté joueur. Cela en revanche ne l’empêchera pas d’être extrêmement consciencieux et rigoureux. Il est un perfectionniste, un maniaque du contrôle qui aime que tout soit parfait et a une sainte horreur de l’échec. Il peut être aussi dur avec lui-même que les autres. Il faut que tout file droit, et surtout selon ses désirs. Et pour cela il peut compter sur son autorité. Il donne beaucoup d’ordres, et s’attend à ce qu’ils soient exécutés. Du moins de la part des humains. Il les considère d’ailleurs peu, il faudra beaucoup pour qu’il puisse tourner le regard vers l’un d’eux avec de l’intérêt. Il est d’ailleurs très vicieux avec ces derniers. Les détruire psychologiquement fait parfois partie de ses petits jeux lorsqu’il s’ennuie. Il sait user du cynisme et peut être très sarcastique si on vient trop le provoquer. Il est très rare en revanche qu’il en vienne aux coups, et pourtant, il faut se méfier de son petit côté sanguin qui peut se révéler au grand jour si on vient à lui manquer de respect. Le respect, c’est là quelque chose sur lequel il met un point d’honneur. Non pas qu’il le sera avec les Hommes, pas du tout, mais avec les vampires en revanche il n’y aura aucun souci. Il est quelqu’un de très fier et une fierté froissée pourrait très vite mal tourner… Il n’aurait alors pas de pitié. D’autant plus qu’il est un féroce rancunier. Il faut également se méfier de son humeur lunatique. Tantôt d’humeur charmante, tantôt grognonne, il faut savoir jongler avec ses états d’esprits sans faire de faux pas. C’est d’ailleurs ce qui en fait quelqu’un de très solitaire. Il ne s’attache pas, ne se révèle pas, gardant le mystère sur ses pensées et son passé, ce qui le rend certainement difficile à cerner, et l’éloigne sans doute de la socialisation. Ça ne le dérange pas. Observer ce qu’il se passe est déjà bien suffisant, lui qui a passé des années seul.
Attention également à ne pas empiéter sur ses possessions ou ses proies. Abel peut se montrer très jaloux et possessif. Il n’a jamais eu à partager, cette notion est totalement inconnue pour lui… Lui prendre ce qui lui appartient lui ferait immédiatement voir rouge…


© Narja - Never-Utopia
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Maël
MessageSujet: Re: Abel de Rozière Lun 10 Aoû - 18:52
Bienvenu parmi nous !!! Bonne chance pour ta fiche ♥
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Abel de Rozière
MessageSujet: Re: Abel de Rozière Mar 11 Aoû - 1:16
Merci Maël <3
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MessageSujet: Re: Abel de Rozière Mar 11 Aoû - 10:51
Bienvenu ~ boogie
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Abel de Rozière
MessageSujet: Re: Abel de Rozière Mar 11 Aoû - 14:17
Merci Leroy <3
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Othello
MessageSujet: Re: Abel de Rozière Mar 11 Aoû - 17:44




Bienvenue parmi nous!


Bonsoir Abel,
Après lecture de ta fiche je t'annonce que tu es validé. J'ai apprécié te lire et tout est cohérent, je n'ai qu'une envie, pouvoir suivre tes futurs rp. J'espère que tu t'amuseras bien parmi nous avec ce personnage qui je pense, ne manquera pas de travail. ♥

À présent que tu es un résident du Manoir de Roncepourpre tu as été ajouté au groupe Vampires et tu peux maintenant consulter les recherches de Maîtres/Calices ou poster la tienne ici, demander des appartements dans cette section et créer des prédéfinis ici. N'oublie pas de recenser ton avatar et ta marque !

Si tu as la moindre question, tu peux nous contacter par MP si le besoin en est !  
Bon jeu.


Othello

© Narja - Never-Utopia
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Abel de Rozière

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