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Quand le jour se lève les ombres se meurent | Kiraleau Kayser

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Esclave de Chair
Leif
MessageSujet: Quand le jour se lève les ombres se meurent | Kiraleau Kayser Lun 4 Avr - 18:18

ft. Quirin Kayser

ft. Leif

「 Les ombres se meurent 」
« La nuit porte conseil », une citation qui prenait autrefois tout son sens pour ce jeune homme. Aujourd'hui, elle n'était plus qu'un lointain souvenir. La nuit, depuis combien de temps n'avait-il pas profité d'un réel sommeil réparateur ? Nous n'étions qu'à l'aube, le soleil, encore bien timide montrait à peine le bout de son nez dans ce ciel particulièrement nuageux. Et lui, il était là, debout, bien réveillé depuis quelques heures déjà, marchant dans un couloir aussi long qu'inquiétant tant le silence était pesant, tant il était seul à le traverser. Ses pas, lent, traînait sur le sol tel des petits bruissements paresseux. Il voulait, il désirait dormir.
Ses yeux, légèrement plissés, était soulignés de cernes bleutés, presque noirs. Il se demandait parfois, ce qu'il avait bien pu faire dans une vie antérieure pour mériter tout cela. Il n'était qu'un homme aux grands rêves aujourd'hui réduit à néant par cette réalité détestable et pourtant si prenante. Leif voulait rester fort. Il voulait montrer à cette vie que malgré toutes les épreuves qu'elle pourrait lui donner, lui imposer, il continuait à gagner, à se battre pour cet idéal, cet avenir de plus en plus noir.

Ainsi donc, le jeune homme aujourd'hui vêtu de noir, un chiffon blanc de perle noué autour de son cou, se traînait misérablement vers son destin.
Un seau d'eau presque rempli à raz bord dans les mains qu'il peinait à transporter sans en faire tomber sur le sol propre, un autre chiffon de couleur pourpre cette fois-ci posé négligemment sur une de ses épaules, il se dirigeait vers l'endroit de sa nouvelle “mission”.
Pour tout dire, Leif commençait sérieusement à déprimer de devoir faire tout cela. Il était un homme de réflexion, un homme de souvenir et aimant le calme et la nature, aussi morte soit-elle. Alors, pourquoi devait-il passer son temps à jouer de ses talents pour nettoyer ce manoir de malheur le retenant prisonnier ?
Certains diront qu'il n'avait pas vraiment le choix, lui préférait soupirer alors qu'il commençait à descendre les escaliers, le seau manquant subtilement de lui glisser des mains.

Un peu plus tôt, un homme était venu le réveiller alors qu'il entamait un énième rêve relatant de son enfance heureuse. Avec autant de délicatesse que s'il était un vulgaire sac à patates, il avait été jeté de sa pauvre couche alors que les myriades du sommeil n'avait pas encore commencé à se détacher de lui. Les yeux encore collant, le visage fermé, il s'était vite habillé avant de partir pour la salle d'arme, seau et chiffons en main.
Car voici sa vie, depuis quelque temps, jouer à la statue et servir de domestique en tout genre. Ses journées n'était pas calme, au contraire, on trouvait toujours quelque chose à lui faire faire, à lui demander. Il se demandait souvent avec sarcasme si le Seigneur du domaine n'essayait pas de le tuer à la tâche ainsi, histoire de se débarasser de lui. Tout cela était si futile.

Sans un bruit, il entra dans la salle d'arme, un soupire au bout des lèvres. Il n'avait pas envie et il était si fatigué. Et s'il laissait tout simplement tomber ? Si son seau n'allait pas simplement s'étaler sur le sol froid ? Suivi de son corps. Il en avait besoin, il désirait cette divine réparation.
Que ce soit le jour, la nuit, toujours, jamais il ne pouvait se poser, penser, réfléchir, imaginer. Il ne pouvait pas se libérer de toute cette pression, de toutes ses choses qu'il voyait. Il voulait seulement rester seul, au calme avec sa solitude qu'il aimait tant. Il fallait rester éloigner des autres. Il n'aimait pas ça.

Son regard s'éleva pourtant dans cette pièce. Elle était grande, elle était triste. Il pouvait parfaitement imaginer deux silhouettes se battant avec ses armes brillantes disposés un peu partout. Leif posa son seau sur le sol. D'un pas lent, presque fasciné il s'en approcha et ses doigts, fins, s'élevèrent vers un bouclier fixé sur un mur. Son toucher était froid, glacé, mais un petit sourire discret fendit ses lèvres.
Sa robe était argenté malgré les petits grains de poussières que Leif enleva aisément avec ses doigts. Il pouvait presque voir son visage au travers et les deux lignes bleues soulignant son regard le mirent mal à l'aise. Il ne se reconnaissait pas alors il recula, la forme de son visage reflété devenant difforme, jusqu'à disparaître. Il soupira alors qu'il ramassait le seau pour se diriger vers la porte qu'il avait pénétré un peu plus tôt.
C'était trop propre, cet endroit n'avait pas besoin de lui.

Peut-être que les gardes du Manoir étaient un peu fou de le laisser se balader ainsi, sans surveillance. Après tout il était un humain. Leif n'était pas idiot. Il savait que dans l'ombre il était surveillé. Prendre une arme dans cette pièce aurait pu s'avérer si facile, égorger son bourreau d'un coup de lame, aussi dangereux le geste soit-il, n'était pas impossible.
Seulement il n'était pas fou et dans la discrétion, il menait sa petite rébellion.

Dans le silence, dans la noirceur, ses yeux brillaient d'une malice sans égale. Au fond de lui, chaque chose qu'il voyait l'amenait de plus en plus vers sa conclusion, vers sa libération. Si mourir était la seule solution, alors il ferait en sorte de l'accepter. Mais jamais sans se battre.

Tranquillement, il se mit en recherche d'un endroit où il pourrait se reposer. Peut-être qu'une correction l'attendait, mais au moins il serait en forme pour la supporter.
C'est ainsi qu'il la vit, cette porte. D'après la description qu'il avait pourtant eue lorsqu'on l'eut envoyé dans un endroit il n'avait pas été question d'une pièce. Levant un sourcil, il colla son oreille contre le bois bien trop froid pour son corps humain et ferma les yeux.

Pas un bruit, pas une seule respiration, pas la moindre lueur de lumière. Pas la moindre vie. Un souffle très léger déchira ses lèvres et sa curiosité tapa contre son front comme elle savait si bien le faire. Était-ce fou ne n'être que l'esclave de se sentiment ? D'un air promptement déterminé il releva le chiffon à son cou jusqu'à son nez, cachant ainsi son visage. D'un geste précis, ses doigts se saisirent de la poignée qu'il abaissa lentement, comme si faire le moindre bruit pouvait signer son arrêt de mort sur-le-champ. La porte de bois s'ouvrit sans le moindre son et son corps se glissa dans le noir complet.

Une étrange atmosphère habitait ce lieu et la lourde sensation d'un poids s'abattit sur ses basses épaules. Son souffle lent, le regard encore une fois plissé balayant l'endroit, son corps droit comme un piquet ne faisait le moindre mouvement. Le temps n'avait plus l'air d'être présent ou bien, était-ce simplement dans sa tête.
Ses doigts, soudainement emplie de chaleurs posèrent le seau d'eau encore propre sur le sol dans un mouvement presque effectué au ralentit.
Il avança comme un enfant marchant sur un chemin boueux, le bruit et les rires en moins.


Sa vision, s'habitua à la noirceur.

Il pouvait enfin distinguer les formes.

Quelque chose trônait face à lui.

Ses pas se stoppèrent.

Il baissa la tête, se pencha.

Une main tendue, il voulait voir ce que c'était.

Aveuglé par une fatigue qui le faisait divaguer.

Il ne compris pas tout de suite.

Ses doigts de lenteur habités, touchèrent quelque chose.

C'était doux.

Un éclair de lucidité traversa son esprit quand il réalisa enfin ce qu'il venait de faire. Sans pression, sans peur. Au moment où le jour englobe la noirceur.
Leif venait de caresser les cheveux un être endormi

Il recula, surprit.

Il trébucha.

Est-ce le doux bruit d'un seau se renversant sur le sol ?
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Quirin Kayser
MessageSujet: Re: Quand le jour se lève les ombres se meurent | Kiraleau Kayser Mar 5 Avr - 21:43
Vous ne savez pas ce que cela peut être... Quand vous dormez mais que quelque chose vous dérange, vous ennuis, quand un rêve qui n'est que l'écho du passé vous hante au plus profond de votre être et vous empêche de profiter de la douceur des bras de Morphée. Et bien Quirin, non plus ! Ce vampire était un être mort, pas uniquement physiquement, mentalement, quand il dormait, il l'était, en parti, ne se réveillant que quand la faim le tiraillait, et là, ce soir, la faim... n'était pas présente, il dormait paisiblement, convenablement, dans son lit quatre place bien trop large et grand pour lui et les nuits seules qu'il passait, certes rarement, mais qui pouvait arriver.

Autant dire qu'il ne sentit pas cette main, perdu dans sa tignasse longue et épaisse, s'étalant sur le les draps rouge, à peine visible, quand vos yeux finissaient par s'habituer à la peine ombre. Non, cela fut tout autre chose qui le tira de ce monde de songes et de visions oniriques. Le  bruit d'un objet qui venait de se faire percuter, de se faire déranger dans sa position, pour rejoindre le sol dans un fracas, bien que léger, tout de même assez bruyant pour faire écho dans cette pièce bien vide.

Le temps sembla se figer juste après la fin de la résonance au sein de la chambre, comme si l'espace venait de s'interrompre ou de retenir sa respiration pour attendre quelque chose, quelqu'un, un geste, un mouvement, un signe de vie, mais rien n'arriva, comme si le bruit n'avait été que futilité dans la nuit du garde vampire et qui n'avait pas réussi à troubler sa nuit.
Malheureusement pour l'étranger, ce n'était que leurre, la sangsue était bien éveillé de sa torpeur morbide, mais refaire surface semblait être une chose ardue pour notre vampire, il ne bougeait pas, il ne cillait pas, il était là, immobile, comme nouvelle et à nouveau décédé. La tension qui avait du naître au sein de notre étranger de la demeure avait dû peu à peu s’apaiser, ne voyant pas notre ami se relever.

Ce fut, au bout de quelques minutes, que l'espace et le temps reprirent le cours de la vie, que le sablier laissa filer les grains de la vie. D'un seul mouvement, Quirin se mit assis, droit et fier alors que les yeux étaient déjà bien grand ouvert, semblable à l'un de ses frères que la soif de sang venait d’éveiller. Non, il n'avait point l'air absent ou rêveur dans cette position et pour cause, la tête tourna lentement en direction du seau renversé et du sot. Les rubis sanglants perçant la pénombre avec une facilité déconcertante et semblant briller d'une lueur qui leur était propre. Il ne manquait plus qu'un grincement lent et sinistre à ce mouvement de visage, presque surnaturel, cet être qui n'était que torpeur il y a quelques minutes, semblait déjà être prit d'une soif et d'une vie présente le temps d'un clignement de paupière.

Le reste du corps suivit juste après, il tourna le bassin et les jambes, déposant ses pieds froids sur les pierres de la salle pour se redresser. Ses cheveux, bien qu'emmêlé, encadrait son visage et scindait, d'une mèche, l'un de ses yeux. Sa hauteur semblait plus importante que l'intrus, se forçant à baisser le visage vers ce dernier pour le toiser alors qu'il se présentait, entièrement nu, à cette brebis égaré. La pudeur n'était pas son fort et moins encore quand on venait le déranger pendant ses quelques heures de sommeil.

Comme un ancien réflexe de sa vie passait, son torse se gonfla, comme s'il inspirait l'air environnant avant de desserrer la mâchoire, entrouvrant les lèvres pour laisser voir ses deux canines acéraient comme les crocs d'un serpent, le bout de sa langue se perdant sur la pointe de l'un d'eux, comme s'il était déjà entrain de jauger, de réfléchir, à ses mots, à ses actions, à la punition potentielle.

Finalement, il prit le parti de parler, de désengourdir son appendice lingual pour les quelques mots qui aller sortir.

« Qu'est ce qu'un humain vient faire dans ma chambre. Je n'ai pas demandé d'esclave de chair, pas ce soir et tu n'es pas un extra que l'on a pu m'offrir... Tu es trop... »

Il pencha le visage sur le coté, les cheveux ébène encadrant son visage, glissèrent le long de la forme de son minois, caressant sa peau tanné par le peu de soleil qu'elle pouvait supporter.

« Trop habillé pour être une créature de plaisir... Et le seau te trahit aussi, tu devrais réfléchir à ce que tu fais, à où tu vas, je ne sais pas qui tu es et pourquoi tu es ici, mais tu as fait une erreur en te permettant une faute qui pourrait te coûter la vie. »

Il recula lentement le sommet de son corps, son visage suivit le geste tout en se courbant dans un mouvement lent, sur la droite, l'être se mouvant comme un serpent alors qu'un sourire, carnassier et malsain se figea sur son visage.

« Oh... Mais... Nous nous connaissons, me trompe-je ? »

Il esquissa un sourire narquois toujours mêlé à cette pointe d'ironie noire qui faisait sa personnalité.

« Tu n'as donc rien retenu, le solstice n'était pourtant pas là pour te faire des ennemis et pourtant, tu as réussi à ce que cela soit le cas. Je ne connais ni ton nom ni ton utilité ici mais je sais que tu ne cumules que fautes sur fautes. »

Lentement, il fit un pas vers ce dernier, mais point de face, non, il se déplaçait, sur son coté, l'enfermant dans un angle, ou Quirin se trouvait entre la porte et lui.

« Warum ? Pourquoi te permettre une intrusion dans mon antre, créature insipide et morne ? Cherches-tu la mort ou ta connerie latente t'a mise dans le pétrin ? Oh... Remarque que tu sembles affublés de ses deux défauts. La sotterie et la privation d'un instinct de survie.»

Et dans un dernier mouvement, lentement il pencha son corps à l'opposé ou se pencher sa tête, se mouvant lentement de droite, vers la  gauche, tel la vipère qu'il était, il semblait étudier sa proie avant de savoir quand et comment mordre ?

Sais-tu, petit Leif, que le cobra royal n'est pas mortel par son venim mais par la dose qu'il injecte et de cobra royal a énormément de venin qui coule en lui que ses crocs suintes de viles flatteries et de vilenies.
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Leif
MessageSujet: Re: Quand le jour se lève les ombres se meurent | Kiraleau Kayser Mer 6 Avr - 3:50

ft. Quirin Kayser

ft. Leif

「 Les ombres se meurent 」

« Je te protège, des mauvais rêves ».


Car cela ne pouvait être qu’un rêve, le fruit d’une imagination beaucoup trop fertile.
Un rêve, donc il ne pouvait être le hero, dont il ne serait jamais le bourreau.
Une chambre, voici la pièce qu’il occupait. Une chambre, ici ? Surprit, étonné, beaucoup d’adjectifs pouvaient qualifier cet état de mal être dans lequel il se trouvait. Pourquoi, comment. Trop de questions qui a jamais resteront sans réponses.
Leif était, bloqué, comme un arrêt sur image, comme si cette action avait bloqué son corps et son esprit, le temps que son âme se cache. Son souffle faible mais présent était particulièrement calme malgré la situation critique dans laquelle il se trouvait.

« Je suis entré dans la chambre de quelqu’un. J’ai caressé les cheveux, doux, de quelqu’un. J’ai renversé un seau d’eau sur le sol de quelqu’un. Non, ça n’est pas quelqu’un. Un être ayant une chambre ici ne peut pas être humain », beaucoup de pensées tournaient dans sa tête comme une ronde infini dont il était victime.
l’être ne semblait pas bouger, à son plus grand étonnement. Le bruit, aussi faible soit-il avait forcément fait tiquer cet être de nuit. Les poings serrés, son corps se détendit lorsqu’il vit, malgré la nuit présente dans la pièce, l’empêchant de voir comme il l’entendait, que la silhouette allongé ne bougeait pas. Dans d’autres circonstance, peut-être aurait-il soupiré avec soulagement, avant de fermer les yeux et de tenter d’oublier cette mauvaise aventure. Peut-être, mais le temps lui était compté.

Sa jambe droite se recula, bientôt suivit par sa jumelle, il était prêt à s’enfuit, même en laissant son seau étaler sur le sol cette eau. Tant pis, ça n’était pas dans ses priorités à présent. Ce fut pourtant trop tard. A peine eut-il le temps de tourner son regard vers la porte, qu’il sentit un mouvement proche de lui. La silhouette se redressa, comme un mort revenant à la vie et son regard, jusqu’à présent à demi endormi, s’écarquilla légèrement quand un grand homme qu’il devina facilement sans vêtements se présenta à lui.
La noirceur était encore présente mais de plus en plus faible. Ainsi, il pouvait aisément deviner et observer ses passerelles de peaux de son hôte involontaire. Curiosité, peut-être Leif allait-il te tuer.
Sa salive glissa dans sa gorge alors que d’un pas, il reculait. L’homme contre toute attentes ne lui avait pas sauté à la gorge pour l’étrangler comme il c’était soudainement mit à penser. Non, sa voix s’éleva dans un silence bien trop pesant pour Leif, un silence qui portait jusqu’à présent la sentence encore imprononcée.
Cette voix, il était presque certain qu’il la connaissait.
Ses mots qu’elle lâchait, il ne voulait pas tenter.
Droit comme un pique, il ne bougeait plus, figé dans un dernier geste, le visage fixant l’homme.
Comme si aucune peur ne pouvait l’habiter.
Juste fixer, les lèvres encore liées, incapable de parler.

Les erreurs, il en était habitué. Venir sur cette terre en ce temps en était une qu’il n’avait pas encore réussi à se pardonner. Une erreur, une bêtise. D’ici il pouvait entendre la vie se moquer de lui, elle jouait une fois de plus avec ce petit homme.

Il gardait pourtant son air digne, comme si tout cela était parfaitement voulu.

« Il semblerait, en effet, que nous nous sommes déjà rencontré ».

Comment oublier d’ailleurs ? Cette nuit là fut témoin d’une de ses plus grandes humiliation. Une blague, un instant ou la honte et la rage c’était emparé de lui. Un jour où il avait vraiment eu envie de disparaître. Se faire englober par les cieux, transpercer par le froid.
Et il se rappelait que trop bien, de ce petit moment passé avec ce vampire. Son nom ? Aucune idée, oublié, très certainement. Il ne se rappelait jamais, des choses futiles.
Mais le plus dure en cet instant, mis à part celui d’avoir les pieds dans l’eau et d’être entré avec consentement dans cette chambre, était bien de savoir que cet homme se souvenait de lui, et de cette soirée.

Et par un serpent, la porte lui fut bloqué.
Son corps n’avait toujours pas bougé mais son regard, son visage avait suivit cette homme presque humaine se déplacer.

« Ne vous y méprenez pas. Je pense simplement… Peut-être que vous me manquiez ?  ». Il n’était clairement pas fait pour faire de l’humour. Lentement, presque détendu il pivota vers le serpent.

« Ou alors, l’envie de vous réveiller d’un seau d’eau. Bien que le sol ait gagné cette attention, finalement. Je ne sais pas encore quelle excuse prendre. Laquelle semble la plus valable à vos yeux ? ».

Le voir ainsi n’était en rien rassurant. Leif commençait même à se dévorer la lèvres, signe évident de panique et qu’il ne savait pas vraiment quoi faire. Tout ce qu’il pouvait dire, qu’il pouvait faire. Rien ne serait jamais crédible aux yeux de cette créature.
Comment avouer qu’une simple porte l’avait perturbé au point qu’il s’était sentit obligé de l’ouvrir. Comment trouver les mots, pour dire qu’il souhaitait seulement trouver un endroit calme où dormir. A la place d’un sentiment de solitude réconfortante, il avait gagné le serpent de peau terrifiant.
Car il se devait de l’avouer, au plus profond de son être. Il ne savait quoi penser de lui. Perdu, comme un enfant, il ferma un léger instant les yeux pour ne plus avoir à supporter cette vue d’une ombre trop réelle, dansante.

« Vous ne pouvez pas me tuer ». Ses yeux s’ouvrirent, cherchant cette cible mouvante trop rapidement. Comme si le temps était beaucoup plus rapide pour cette créature des enfers. Mais Leif, malgré cette faiblesse dont il était victime à cause de sa condition humaine, n’était pas ce qu’il était pour rien. D’un geste rapide, il se saisit du seau trônant à ses pieds pour le jeter en direction du cobra dansant. Et même s’il ratait, il s’en fichait, car rien ne portait d’importance à présent. « Quitte à me faire bouffer, je ne me laisserais pas faire. Je suis idiot parce que je le désire et aucune créature ne m’empêchera d’être ce que je suis ».

Il pouvait être enfermé avec le démon, avec Satan en personne, ce n’était pas grave, ce n’était pas important. Car tout pouvait finalement faire parti du plan. Car dans l’idiotie trônait quelque chose d’important, une pièce maîtresse.
Leif ne pouvait être dangereux car Leif ne désirait pas être dangereux. Et Dieu sait que les idiots sont plus souvent des innocents.

Après son geste pleins d’ironies et de provocation, Il se laissa tomber dans les bras bizarrement encore chaud que le corps avait laissé derrière lui, roulant sur le côté, il se laissa retomber de l’autre côté du lit beaucoup trop grand pour un être tel que lui. « Il n’y a que vous pour vivre dans tant de luxe ». Trouvant même un moment pour marmoner dans sa barbe plus d'existante, il savait qu’il était prit au piège même en mettant toute la distance possible, même si il se mettait à jeter les quelques meubles présents d’ailleurs. Ce qu’il ne prit pas le temps de faire.

Debout mais presque recroquevillé il se mit à rire, d’une façon presque cristaline.
« C’est drôle quand on y pense. On dirait que le destins rit à chacune de nos rencontres. Mais à la prochaine, je jure d’avoir une lame tranchante à mes côtés. Histoire de pimenter. Il est si triste de voir que je n’ai rien pour me défendre cette fois ».

«Mais j’y pense », un petit sourire vint orner ses fines lèvres jusqu’à présent neutre. « N’as-tu », il fit un petite pause, marquant bien le fait qu’il avait envoyé le vouvoiement aux oubliettes. « N’as-tu pas été punis après cette divine soirée ? Après tout, n’était-ce pas ton supérieur qui te criait dessus car moi et les miens n’avons pas été punis ? Tendre ironie ».

La plus grande ironie de ce monde,
étant celle que jamais, jamais
il ne se ferait mordre.

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Quirin Kayser
MessageSujet: Re: Quand le jour se lève les ombres se meurent | Kiraleau Kayser Mer 6 Avr - 10:42
Ainsi donc l'humain avait décidé de jouer au jeu du cobra, de se faire plus mordant et plus venimeux que la vilénie lui-même. C'était touchant et drôle à la fois, comme si le ver au bout de l'hameçon menaçait les poissons de les dévorer s'il venait à tenter quelque chose envers sa personne ou même de leur rendre la vie impossible dans leur estomac s'il venait à se faire manger. Mais tout le monde sait que les petits chiens aboient beaucoup, peuvent mordre, mais qu'ils ne font pas mal , qu'ils ne sont que des êtres fragiles et hargneux qui ne font cela que pour cacher leur faiblesse physique bien trop apparente pour qu'on puisse les prendre aux sérieux.

Rompant la distance entre eux, les pieds nus du vampire foulèrent le sol mais aussi l'eau qui couvrait le sol, la froideur de cette dernière ne semblant pas prendre effet sur cette mort rampante. Il ne répondit pas aux mots, aux phrases bien trop perdues, trop hésitantes pour qu'elle soit prise avec rire ou ironie. Pourquoi faire ? Ce sac à viande ne semblait pas sûr de lui, selon le sentiment de Quirin. Il y avait cette arrogance présente, mais ce n'était qu'un défi, tel un enfant en recherche de reconnaissance à prenant ses parents pour cible de tout les maux du monde et de sa vie inintéressante.

C'est un revers du bras, qu'il écarta l'agression du seau alors qu'il n'avait pas quitté des yeux cet infortuné présent dans son lieu de vie. Le tuer... Le TUER ? Pour qui le prenait-il ? Quirin n'était pas le genre à prendre ce genre de raccourci, ce genre de facilité, pourquoi le faire ? En service, en danger, il le ferait, mais là, ce n'était pas une utilité, l'humain ne représentait qu'un jouet en bois qui ne demandait qu'à se faire briser par un enfant un peu trop capricieux.

« Prendre ta vie ? Sss »

Siffla le serpent entre ses dents, comme si cela sonnait comme une blague ratée.

« Pourquoi le faire ? Te tuer ne serait pas amusant, j'aime le divertissement, qu'il soit court... Ou long et j'ai toute ma non vie pour persécuter les gens comme toi. Je ne veux pas te tuer, je vais te briser peu à peu... »

Il esquissa un fin sourire amusé à ses propres mots avant de secouer la tête négativement.

« Oh, je me doute de ce à quoi tu penses et non, ce n'était pas physiquement, tu le sais tout comme moi, cela serait aussi une facilité, tu n'es rien qu'une brindille entre mes doigts, casser de tout part ne serait que chose aisée pour moi. Nein... Nein... Je parle de ton mental, tu vas regretter, peu à peu, de m'avoir croisé, prend cela comme une vengeance si cela te permet d'avoir de l'espoir, car ta chute ne sera que plus dur quand tu te rencontrera qu'un... Vampire... Peut devenir le cauchemar éveillé d'un être tel que toi. L'idiotie n'est qu'une excuse pour les faibles qui n 'assument par leur actes... Es-tu un idiot qui s'ignore ou quelqu'un qui se prend pour plus important qu'il ne l'est. Tant tout les cas, je ne suis pas d'ici, je ne suis pas la politique, je ne suis pas le domaine, je ne suis rien et qui que tu sois, tu n'as aucun impact sur moi. Mais moi... Moi... »


Il se déplaça à nouveau vers Leif, tendant une main vers lui, rapidement, bien trop rapide pour le regard humain, il laissa glisser le dos de sa main sur la joue de ce dernier, laissant une ongle caresser le coin des lèvres du jeune homme, comme une menace physique pesante qui se faisait attendre pour offrir son châtiment.

« La chaîne alimentaire m'a mit au-dessus de toi, de tout. »

Quirin laissa fuir l'être de chair, se perdre sur son lit encore tiède de la nuit avant de le voir se poster de l'autre coté. Lentement, il releva sa main, inspirant, lentement, l'odeur de la chair de l'humain pour découvrir le parfum de cette peau dont la personne était bien insolente. Point de remarque sur le luxe de son lit, c'était, certes, une trop grande richesse pour un simple garde, mais après tout, les services rendus devaient bien se payer et Kayser ne faisait bien que ce qu'il voulait de son argent.

« Le destin ne rit uniquement car à chaque rencontre, tu enfonces ton pieds dans ta propre tombe, tu la creuses sans même le savoir, c'est tout là qu'est l'ironie, tu te tues à petit feu et cela, avec ton consentement. »

C'est ce qui le fit sourire à son tour. Penchant la tête sur le coté, le sommet de son corps se présentait maintenant vers le versant de la porte, semblant déjà prêt à réagir si l'invité surprise voulait fuir vers cette dernière. Qu'il comprenne que ce n'était que peine perdue.

« Si ce n'est que ça, qu'il n'y a que l'arme qui te manque pour me  tuer. »


Quirin tendit une main, vers Leif, mais pointa réellement dans le dos ce dernier, présentant sa favorite, son unique amante dans ce monde masculin, l'épée qui l'avait accompagné au fil des siècles, pourfendant vampires, humains et finalement, seule témoin de l'assassinat du sir de Kayser.

« Prend la, elle est là, elle est à toi, si tu penses pouvoir me détruire et couper l'unique fil qui me tient à cette non-vie alors essai, tente ta chance, j'aimerai voir cela. »

Quirin leva une jambe, déposant un genou sur le matelas alors qu'une de ses mains se posa sur le draps, enserrant le tissu lentement.

« Nous savons, toi et moi que ce n'est que des mots, tu voudrais, mais tu ne le peux, pas de face, pas en prévenant, c'est votre faiblesse et toi, comme moi, nous le savons. »

Quirin prêta une attention toute particulière à la fin des mots de ce dernier, un sourire illuminant le visage ce dernier, alors voilà, le piège avait été tendu, tel une araignée qui avait tissé sa toile, patient Quirin n'avait fait qu'espérer que ce sujet arrive sur la table, que Leif se jette de lui-même dans le piège qu'il venait de creuser lui-même. L'ironie de la scène se lisait sur le faciès du vampire, ne pouvant et ne voulant la dissimuler, on venait de lui offrir un pont d'or pour placer les prochains, qui, pour sûr, ne serait qu'un clou de plus sur le cercueil de cet humain.

« Je vois que tu as la mémoire sélective, certes tu m'as créé des ennuis, tu en as créé, avec ton abruti d'humain plus con qu'il n'est fort, des ennuis à TOUTE la garde. Quelle soit vampire, ou humaine, celui qui a sauvé Othello des supplices du sir Castelnou est devant toi, tu n'as fait que l'envoyer dans les bras de cette mante religieuse pour qu'il paie tes erreurs et ton insubordination, Il aurait pu mourir pour le fait d'être un humain et de partager ta race, mais je l'ai sauvé, de mon supérieur et de toi. Tu as voulu lui prendre la vie et je l'ai empêché de la perdre. Tu n'es qu'un danger permanent pour tout le monde. Tu ne sers à rien, tu n'es rien qu'une épine dans le pied pour tes proches. Je pense que tu devrais mourir pour libérer enfin les gens qui t'entourent de la personne que tu es. »

Puis il leva son autre main, repoussant son immense tignasse noirâtre sur le coté pour libérer son visage, le bout de sa langue sortie, il humecta ses lèvres pour souligner un peu plus son sourire à nouveau.

« Quand aux maux que tu as pu provoquer... Mon chef crie beaucoup, plus encore dans la position horizontale, nous trouvons toujours un accord... Quand il est rassasié. »

Ce n'était que facilité de lire entre les lignes, n'est ce pas ? Sauf si Leif était aussi pur et innocent qu'il voulait bien le faire croire.

« Maintenant que vas-tu faire ? Prendre une épée et tenter ta chance ? Espérer que je sois clément avec toi... Ou... Offrir ta personne pour calmer ma faim et mes ardeurs. Les choix sont simples, tu devrais réussir à les comprendre, même pour toi. »


Tu peux aussi sauter par une fenêtre pour éviter tout cela, le manoir n'est pas bien haut et la chance sourit aux audacieux, n'est ce pas ?
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Leif
MessageSujet: Re: Quand le jour se lève les ombres se meurent | Kiraleau Kayser Jeu 7 Avr - 2:53

ft. Quirin Kayser

ft. Leif

「 Les ombres se meurent 」
On dit que les gens faisant le mal autour d'eux pendant toute leur vie finissent par aller en enfer. A mes yeux, l'enfer n'est rien de plus que la vie. Le monde est un pallier de l'enfer que nous allons tous finir par rejoindre.
La mort est une libération que l'homme ne sait pas apprécier, ne pas sait comprendre. Aveuglé par ses petits plaisirs donné, ils se battent et se battrons pour l'éternité.


Leif était dans de beaux draps et sa conscience se moquait bien de son état. C'est comme si depuis son arrivée dans le manoir son âme s'amusait à lui faire vivre des situations de plus en plus étranges. Il n'était pas ainsi avant. La faiblesse, la peur, peut-être était-ce cette tension continuelle dont il était la victime qui le mettait dans cet état. Il n'en savait rien, il détestait être ignorant.
A présent, il n'était qu'une carte entre les doigts d'un joueur bien trop cruel pour être honnête et manipulateur en plus de cela.
Une carte, morne, presque sans vie mais, dont le regard restait le même. Déterminé dans cette folie ambiante qui enveloppait son âme comme un manteau à la fourrure douce.

« Briser, mon mental... », un petit sourire étira ses lèvres alors qu'il murmurait cette petite phrase, reprenant clairement les mots du vampire aux allures serpentine se trouvant près de lui. S'il savait, si seulement il savait dans quel état se trouvait son être. Perdu, sale, affamé. Les pensées cohérentes ne l'habitait plus, en lui, il n'y avait que des rêves et des souvenirs. Mais était-ce seulement réel ? Ses moments de son passé encore libre qu'il s'amusait à se remémorer lorsque enfin il pouvait se reposer.
Mais cet état dont il était victime ne l'empêchait pas d'écouter les mots crachés par la créature. Des mots pour le moins dure, qui pourrait sembler difficile à supporter. Ainsi, c'était donc mal le connaître. Leif joua de la transparence, comme si rien ne pouvait atteindre son être. Il souffla, le souffle étrangement calme malgré la situation plutôt critique dans laquelle il se trouvait.

Tout ça ne ressemblait qu'à une vaste blague, en réalité Leif se trouvait très certainement encore dans son lit et allait bientôt se faire réveiller par le gros lourd se chargeant de tous les jours lui rappeler son utilité dans cet endroit et qui s'amusait à lui donner des tâches ardues ou alors complètement inutile, juste pour pouvoir l'enfoncer dans ce gouffre dans lequel ses pieds étaient attachés.

« Voilà un mort qui parle beaucoup. J'ai toujours cru que les défunts étaient silencieux. Je suis de plus en plus surpris ».

Et cet homme était surprenant. Il s'en souvenait encore de cette première fois que son chemin avait croisé le sien. De cette petite fête dont il n'avait été qu'une marionnette. La sienne par-dessus le marché. Au fond de lui, la haine qu'il avait éprouvé à ce moment là était immense et Leif se détestait de ne rien pouvoir tenter. Arriver dans cette chambre par malheur en plus de cela…
Et être séparé de lui par se simple meuble ne le rassurait pas pour autant. « Je suis fait comme un rat, le destin s'acharne réellement là », voilà les pensées actuelles qui l'occupait. Comment allait-il faire pour se sortir de ce trou ? Allait-il seulement en ressortir vivant ? Il l'espérait. Sinon, il ferait en sorte de mourir comme un héros.
L'ironie n'était pas son fort en cet instant.

Un de ses sourcils se leva pourtant quand une lame vint se présenter à lui, touchant son dos de sa froide douceur.. Pour une fois nota-t-il, elle ne se trouvait pas sous sa gorge. Non, elle lui était simplement tendue et Leif ne savait pas vraiment où se trouvait le piège. Sur ses gardes il laissa son corps pivoter, la lenteur ayant reprit sa place dans ce geste qui sembla durer des heures. Un instant de flottement et il pris quand même le risque de poser ses fins doigts sur la lame, brillante. Dans d'autre circonstance, ses yeux auraient pu être pétillants. Là, ils ne portaient que les reflets d'une inquiétude sans nom et d'une infime fascination.

Mais tout fini par se stopper et ses yeux jusqu'à présent fixés sur l'objet remontèrent vers le visage du prédateur. Il se souvenait enfin de son nom qu'il pensait avoir oublié, comme si un éclair venait de le toucher de plein fouet afin de le réveiller de cette léthargie dans laquelle il était plongé. « Qui… Quir ». Finalement non, il ne s'en souvenait pas totalement, mais ses paroles ne pouvaient lui échapper.
Ses sourcils se froncèrent dans une moue presque énervée. Presque, car il ne devait pas s'emporter.

« Comment oses-tu dire cela ! Créature… Hm. Je n'ai jamais désiré que le moindre mal sois fait à Othello qui porte sur son visage un éclat de lumière dans l'obscurité que toi et les tiens ont apporté dans ses contrés. Je serais prêt à subir mille traitements pour que jamais le moindre mal ne lui sois fait. Que ce soit lui, ou bien quelqu'un d'autre ». Sa respiration était devenue plus rapide et plus rêche. Malgré tout, il restait maître de son calme olympien. Il ne le croyait pas. Othello n'avait pas pu avoir d'ennuis car Leif c'était élevé pour que tout se reporte sur lui.

Il n'était pas un héros, il avait réagi sans réfléchir. Mais au final, il serait prêt à recommencer encore et encore, jusqu'à la fin. Dans ses moments là il ne pensait plus, il n'était plus maître de lui, se laissant emporter par ses sentiments. Apprécier les gens étaient mauvais, les approcher encore plus. Mais Leif ne savait pas s'en empêcher.

« Je n'ai pas vraiment envie de savoir ce que cette… Choses et toi pouvaient bien faire. Je n'ai pas envie d'être malade et de rendre le peu de choses que j'ai mangé ». Car, pour lui il était impossible d'imaginer ce genre de choses. Son côté innocent se demandait même comment deux êtres techniquement morts pouvaient avoir ce genre de relation.
Il secoua la tête, effaçant ses images apparaissant dans sa petite tête. Oui, Leif savait beaucoup de choses sur le plaisir charnelle, mais il ne savait pas tout. Pour lui, les morts ne devraient pas pouvoir être capable de goûter à la chair de cette façon, en plus de goûter au sang.

La dernière phrase lâchée par le monstre le laissa pourtant perplexe. Si bien qu'un silence emplie la pièce pendant près d'une minute, peut-être deux. Un simple instant ou l'air ambiant lui semblait plus lourd.
Les épaules abaissées, le regard suivant, fixant le sol puis les pieds de son interlocuteur avant de remonter à ses chevilles, puis ses mollets.
Ses paupières vinrent cacher ses pupilles alors qu'un souffle lui échappait une nouvelle fois. C'est comme si en un instant, toute la fatigue du monde venait de s'abattre sur tout son être. Il était si lasse, si lasse qu'il pourrait bien se laisser tomber sur les fesses pour tenter de s'assommer tout seul en se tapant le crâne contre le sol, comme un dément. Un être dénué de sens et d'humanité.

« Ca serait une audace de demander ça j'imagine. Mais quelle est la bonne réponse ? Celle d'attraper cette arme et de tendre une évasion alors qu'il est presque impossible dans l'était actuel, accouplé à celui dans lequel je me trouve d'arriver à remporter un combat, même en mettant toutes les chances de mon côté », tout en parlant, il se décida à s'avancer, ses genoux allant taper dans le lit séparant toujours leurs corps l'un de l'autre. Il ne craignait rien, en apparence du moins. Au fond de lui il était déjà recroquevillé alors que la conscience hurlait à ce qu'il arrête de tenter.

« Ou bien, celle de me laisser complètement faire et de laisser pourrir dans un coin de que j'ai toujours voulu porter. Je suis si fatigué de combattre en réalité mais, ce que je suis me laisse croire qu'une chance peut toujours arriver. C'est ironique de poser cet ultimatum. Aucun homme ne peut choisir. C'est comme demander ce qu'on préfère entre vivre et mourir », ses yeux glacés, presque doux tant il ne voulait pas laisser la colère ou la provocation s'emparer de lui à présent. Il se dévoilait presque sous son vrai jour.
Presque.

« Et en dernier, je ne pense pas que la clémence soit l'une de vos qualités. Mais comme toujours, vous allez me faire croire que si. C'est toujours ainsi que les votres fonctionne ». Son corps se laissa finalement emporté et il grimpa sur le matelas, à genoux alors qu'il tendait une main. Leif se comportait un peu comme s'il se trouvait chez lui, dans sa propre chambre.

« Une seule chose est sûr Sir de la garde. Aucune créature ne me possédera, que ce soit par le sang, les gestes ou les larmes ». D'un geste un peu fou, il sauta sur le vampire. Il avait bien deviné, de par la façon dont ce dernier se tenait, qu'il attendait pour lui sauter dessus. Ainsi, Leif avait décidé qu'il serait mieux de le faire en premier même si se jeter dans les bras du loup ne faisait pas parti de ses projets. Il se permit pourtant de poser ses lèvres contre son oreille, un sourire faussement doux affiché sur ses dernières.

« Je ne suis pas devin, je ne sais pas comment tout cela va se finir. Je vais perdre, très certainement ».

« Tu ne sais pas qui je suis ».

Son sourire s’agrandit, devenant presque amicale. Comme sourirait un enfant venant de se faire un nouvel ami.

« Et que l’humanité en sois témoin. tu ne gagneras pas, même en me tuant cent fois ».

On apprend bien vite à chasser les monstres sous notre lit.
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Quirin Kayser
MessageSujet: Re: Quand le jour se lève les ombres se meurent | Kiraleau Kayser Lun 11 Avr - 10:01
Vexé ? Il pourrait l'être, il n'a pas retenu son nom, ni son prénom, mais ce n'était pas le cas, le physique avait parlé pour lui, au moins, il avait su retenir l'attention de ce dernier assez longtemps pour qu'il puisse imprégner sa rétine. Pour être franc, même si cela n'avait pas été le cas, cela l'aurait-il réellement ennuyé ? Pas le moins du monde, il n'en avait cure des petits gens qui se faisaient plus important que le sir de RoncePourpre lui-même, comme s'ils avaient besoin de ça, de se petit jeu pour qu'on puisse les voir, les connaître, comme une sorte de reconnaissance illégitime. Regardez moi ! Je suis contre le système mit en place et je le montre ! Regardez moi !
Combien de ce petit con avait déjà usé jusqu'à la corde ce genre d'argument, le petit Leif ne semblait pas mieux que les autres, à première vue, rien ne le faisait douter sur sa motivation, ce n'était que le besoin de se faire voir, d'attirer l'attention, mais surtout que l'on s'occupe de lui. Cela aurait pu être touchant et attachant, mais la seule chose à la quelle il risquait de se voir attacher, s'était à un arbre, une corde autour du cou.

Est ce qu'il pouvait faire fausse route sur les impressions que donner le jeune humain à cet instant ? Totalement, il n'avait jamais dit posséder le savoir divin ou l'analyse de l'être qui allait avec son âge. Après tout, ce n'était pas à Quirin de chercher, d'approfondir, mais à l'avorton de lui prouver qu'il avait tort.

Il fallait tout de même reconnaître au sac à viande la capacité à défendre ses proches, si autant il pouvait être proche d'Othello, il faut dire que Quirin ne s'était jamais offert le luxe de côtoyer son collègue en dehors des heures de travail, mais maintenant qu'il savait que cette mouche était proche de lui, il allait avoir besoin d'un entretien avec Othello, quitte à se le mettre à dos, il fallait en savoir un peu plus sur leur relation, leur « liaison », un petit con comme l'humain face à lui et un garde un peu trop droit dans ses pompes, cela devait cacher quelque chose et rien qu'à l'idée de tout ceci, un sourire amusé venait d'illuminer le visage blafard de notre être mort.

« Je prends note de ton désir de souffrir pour lui, maintenant que je sais cela. Tu peux me faire confianc(sssss)e, cela arrivera que tu paies pour ses erreurs, bien plus souvent que tu ne vas le vouloir. T'as plus grave erreur est de refuser de marcher dans les rangs, de vouloir t'en extirper en espérant en sortir indemne, mais c'est futilité que cela, tu n'as pas le poids, pas les appuis pour cela, tu n'es rien qu'un ver gesticulant. »

Bien qu'amuser par ses propres, il perdit peu à peu son sourire, écoutant, d'une oreille distraite, les mots de ce dernier, il ne savait que trop bien que tout cela n'allait être que futile méchanceté et tentative de mordre en ayant les crocs émoussés.

« L'unique bonne réponse et celle que tu me donneras et je t'offrirais ce que tu demandes, ce n'est pas ce que tu veux ? Que cela fonctionne comme tu aimerais car ce n'est jamais le cas, car personne ne te donne de l'importance, celle que tu aimerais. Alors parle et nous verrons ce que je peux faire pour toi. »

Curieux, le regard de Quirin suivit le mimétisme de Leif dans les gestes jusqu'à lui tendre la main. Bien trop curieux pour y voir un quelconque danger, sagement, Quirin leva, à son tour, une main vers cette dernière, alors que ses oreilles étaient, à nouveau, attentive à ce qu'on pouvait lui dire.

« C'est là ou tu te trompes, nombreux sont les êtres à vouloir mourir sans avoir le courage de passer à l'acte, tout gueule qu'ils sont, ce ne sont que des enfants quand ils sont devant la mort et se prendre la vie, est un acte de courage qu'ils n'ont pas. Se délivrer de ce fardeau... Mais je peux la prendre si tu le désires, mais qu'aurais-je en retour. »

Il se prit à souffler, à rire presque, à la réplique de ce dernier.

« La clémence ? Non, je fais cela par plaisir, par jeu, par échange, tu veux la mort, je peux te l'offrir mais qu'ai-je en retour ? Ce n'est pas si simple que cela et Ja... Même dans la perte de l'envie de vivre, je tirerai toujours quelque chose pour moi. »

A nouveau, il ne put retenir un sourire amuser à toute ses déclarations. Bien qu'il aurait aimé répondre immédiatement, il se fit prendre de court, se retrouvant sauter à la gorge comme un vampire pouvait dévorer un animal apeuré car la soif était bien trop forte. Se redressant sur les genoux, il accueilli le corps de l'humain, un peu trop brutalement selon lui, son pied, qui n'était pas sur le matelas, senti le poids du duo et réussi à maintenir Quirin sur le matelas, dans une position bien inconfortable.

L'assurance ou l'inconscience de l'être vivant lui fit se permettre des libertés un peu trop importante pour Quirin, ces lèvres proche de son oreille, lui susurrant uniquement des vérités humaine ne l'atteignit pas, comme si cela pouvait l'être. Non, au lieu de cela, un bras du vampire s'enferma autour de la taille du jeune homme, juste au hauteur de ses reins, pressant doucement, lentement, cet étau à l'aide de sa force bien trop surnaturel pour qu'elle ne fasse pas naître une douleur légère, dans un premier temps.

« J'ai déjà bien trop entendu ce discours dans la bouche des votre ou des vampires qui se pensent si supérieur. Mon plaisir est de faire tomber les êtres de votre acabits, se croire au-dessus et choir de son piédestal, les voir à mes pieds, est un plaisir qui me fait apprécier mon état vampirique car j'ai tout mon temps pour que cela arrive, voit cela comme un jeu que vous ne pouvez gagner. »

Brisant sa raideur, il pencha le sommet du corps en arrière pour offrir un espace qu'il combla de suite par son autre main libre, attrapant la mâchoire du garçon en plantant l'extrémité de ses griffes à hauteur de ses joues. Il ne voulait que faire naître des perles de sang, pas le blesser ou l'estropié.
D'un mouvement de bassin, il força son corps et celui de l'humain, enfermé par son bras, à s'allonger sur le lit, se plaçant au dessus de ce dernier sans pour autant retirer son bras, le forçant à se cambrer et à l'installer dans une position bien inconfortable.

« Tu n'es que tentative puéril de rébellion, des calices mordent et on plus de fierté que toi. Te briser sera bien plus facile que tu aimerais le croire, tu es tellement... Prévisible, tellement simple à lire que je sais déjà comment te faire mettre à genou sans avoir à lever la main sur toi. Cela ne serait que...Formalité mais l'amusement serait manquant. Nein... Je vais t'apprendre au travers la souffrance que je vais faire naître en toi, comment on peut nuire à une personne sans avoir à être violent. »

Argumenta l'être de chaire morte. Retirant lentement ses ongles de la peau rougit du sang du garçon, il leva une jambe, l'installant entre les cuisses de Leif puis une autre, écartant ses propres jambes pour le forcer à faire de même avant de tirer sur le bras qui avait encerclé le bassin, le forçant à s'installer d'une manière peu, trop... Tout dépend des points de vue en fait, recommandable.

« Mais maintenant que tu es là, dans mon lit, il serait de bon ton que tu montres toute ta fougue. Ne crois tu pas ? Promis... Je serais clément...»

Puis il se prit à sourire, amusé, à la fin de sa phrase avant de rajouter.

« C'est vrai... Je ne le suis pas. »
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Leif
MessageSujet: Re: Quand le jour se lève les ombres se meurent | Kiraleau Kayser Dim 24 Avr - 10:47

ft. Quirin Kayser

ft. Leif

「 Les ombres se meurent 」
C'est comme un cauchemar, un très long cauchemar. Enfant je faisais toujours des cauchemars et je me rappel encore de toutes ses sensations désagréables. Ouvrir ses yeux de terreurs, subir une respiration saccadée et rapide, avoir l'impression de s'étouffer malgré le souffle qui nous habite. Se lever rapidement, trembler, avoir l'impression que cela existe, que le monstre caché sous notre lit, dans l'air, dans l'ombre va nous sauter à la gorge pour nous dévorer d'un sourire.
Courir, courir jusqu'à la chambre de ses parents, chercher réconfort.
Chercher ce qui est vraiment de la réalité.


Aujourd'hui c'était autrement, les mauvais rêves étaient tous réels. La vie elle-même pouvait être comparée à un cauchemar donc la fin n'est que la mort nous dirigeant vers un enfer ou au paradis. Foutaise, même cela ne peut exister tant nous sommes dans l'enfer.
Mais la sensation habitant Leif en ce moment était bien étrange. C'est comme si le démon venu déranger le sommeil de l'enfant endormi, c'était lui. Il pourrait en rire, car tout cela avait des relents de mauvaise blague. « Tu connais celle de l'humain qui hante le vampire durant la nuit ? ». Une blague dont il était malheureusement le créateur.
Mais le pétrin dans lequel il se trouvait à présent était bien plus grand.

Figé par les paroles du vampire, c'est avec calme qu'il buvait ses mots pouvant sembler dure. Heureusement Leif avait la capacité de rester droit malgré les mots, malgré cette façon dont ce démon ale descendait. Il ne le connaissait pas, il ne savait pas quel était son but, quel était sa vie.
Il sourit dans le discours du vampire. Il aurait pu penser à un chevalier oeuvrant pour le bien s'il ne s'agissait pas d'une sangsue dénouée de sentiment. Il sourit. Il était si facile de se faire passer pour un idiot ignorant apparemment et ce vampire avait bien l'air de le penser.
Se retrouver dans les bras du vampire, dans une position qui pourrait en briser un en deux au moindre mouvement trop fort n'y changeait rien. Leif gardait son petit sourire, lui qui ne souriait presque jamais devant autrui souriait bien trop en présence du buveur de sang. C'était étrange mais en même temps tout était étrange dans cette nuit là. Et bien qu'il sauta avec consentement dans les bras vampiriques une petite voix bien claire et désespérée par ses actions du moment l'engueula dans sa tête. Il n'y avait rien de pire que se jeter soi-même dans les bras du loup affamé.
Il profita de cette proximitée pour sentir l'odeur du vampire alors qu'un bras se glissait à sa taille, l'encerclant dans un étau dangereux. Il ne paniquait pas, restant le plus calme possible. Peu importe ce qui arrivera, le destin décidera.

« C'est une odeur plutôt agréable pour un être mort. J'ai toujours cru que les vampires sentait la décomposition à plein nez. Ou au moins le cadavre pas frais ». L'autre devait le prendre pour un abruti de dire ce genre de chose, du moins dans cette situation plus qu'inconfortable pour Leif. L'image d'un petit cochon rose se faisant câliner par un boucher avant de se faire égorger comme un porc lui traversa le crâne durant une seconde.
Mais passer pour un idiot du village était la sensation qu'il voulait donner, il voulait être prit pour un moins que rien, un abruti suicidaire. Brûler cet endroit, y mettre le chaos n'en serait que plus simple.

Mais Leif, tenta de retrouver son sérieux bien vite.
« Briser, mordre, souffrir, mort. Il n'y a que ses mots se glissant hors de vos lèvres. J'ai l'impression d'entendre un discours qui a été dit des millions de fois. J'ai l'impression d'entendre le même venant de tous les vampires que je rencontre ». Un soupire lui échappa, comme s'il était lasse. « Je ne voudrais pas t'insulter ou paraître malpoli. Loin de moi cette idée vu la position dans laquelle je me trouve en ce moment. Mais…  Il n'y a aucune originalité là dedans. Est-ce que le chat menace la souris avant de l'attaquer ? Il ne prend pas cette peine ».
Lui qui se demandait quand il allait passer à l'acte, le voici servi de cette main serrant sa mâchoire. Il se sentit obligé de la resserré alors que ses joues se faisait malmener de ses doigts griffus s'enfonçant dans sa peau. Ca n'était pas douloureux mais la sensation était vraiment désagréable. Il se prit même à imaginer le mangeur d'homme à lui arracher la mâchoire ainsi. Une vision bien barbare mais qui ne le surprendrait même pas.

Aux mouvements du vampire, Leif passa un bras derrière la nuque du sans-vie, mélangeant ses petits doigts dans les cheveux bien trop long et bien trop raide qu'il pourrait attraper et tirer de toute ses forces. Il ne le fit seulement pas, voulant éviter que sa vision précédente devienne une réalité sanglante.
Il laissa donc le vampire l'allonger sur le lit, l'enfermant dans une prison de chair dans laquelle il lui était impossible de s'enfuir. Ses yeux, brillants dû à la légère douleur affligés à ses pauvres joues vinrent se planter dans son regard, le défiant silencieusement.
Il but ses paroles sans avoir le plaisir de répondre, ses piètres tentatives ne restant que des grognements sans intérêts. Qu'il serait dur de gagner. Après tout l'autre sangsue avait raison, Leif devait le reconnaître même si ça lui faisait atrocement mal au fond de lui. Ce combat serait dure à gagner et celui d'aujourd'hui Leif l'avait déjà perdu. C'était rageant, c'était énervant.

Quand la main tortueuse se retira de sa bouche et libéra ses joues rougies, dont quelques perles rougeâtres coulaient, lui donnant une sensation de fourmillements, de chatouillement léger.
Sa main toujours derrière sa nuque finit par glisser, emportant une mèche de cheveux avec elle qu'il se surpri à regarder, cessant enfin se combat visuel. Un souffle un peu plus fort lui échappa alors qu'il se sentait mettre dans une position qu'il qualifierait de dangereuse pour tout être vivant se retrouvant à sa place. Il eut même l'impression de vivre se moment au ralentit. Ses jambes se faisant écartées alors qu'un corps se glissait entre, son bassin se faisant tirer. Lors d'une seconde il ferma les yeux tandis que ses doigts commençaient à enrouler la mèche de cheveux qu'il n'avait toujours pas lâché.
Dieu qu'il bénissait la création des vêtements qui servaient de barrière de tissus. C'était presque une pensée divine.

Il rouvrit les yeux, lançant un regard au vampire avant de tourner la tête. Ce n'était pas de gêne quant à la situation bien que ça serait purement justifié. Leif dirait juste qu'il en avait marre de voir sa tête.
Aux mots de la sangsue, qui portait bien son nom à présent vu qu'il était collé à lui, Leif laissa un petit rire lui échapper alors qu'il tournait à nouveau la tête, un sourire presque dément lui tordant le visage toujours marqué des griffes empoisonnées.

« Je suis vraiment navré monsieur le maître vampire. Vous n'êtes pas désagréable à regarder, loin de moi cette idée. Le charme vous est grand. Seulement, je ne fais pas dans la nécrophilie. Les morts, ça ne m'excite pas ». La reprise vu vouvoiement était voulu. Et encore, il tordait cette mèche, la rendant presque bouclées. « Je ne sais même pas comment vous faites entre vous et je ne tiens pas à savoir comment vous faites avec les vivants ». Non, il préférait garder ce semblant d'ignorance qui l'habitait encore.

« Tu veux que je te dise un secret ? ». Son autre main jusqu'à présent encore libre de tout mouvement venait de se relever jusqu'au visage du vampire. Elle toucha d'abord la peau de sa joue, non loin de son oreille cachée par une tonne de cheveux. « Je pense que nous vivons tous en enfer ». Avec une lenteur presque mortelle, elle voyagea jusqu'à son nez qu'il se surprit à trouver plutôt droit et bien formé. Oui, Leif faisait une petite fixation sur les nez, dès qu'ils étaient un peu bossus, il ne pouvait s'empêcher de toujours voir se défaut même lorsqu'il ne cherchait pas à le regarder. « En réalité nous sommes tous déjà morts et nous avons été envoyés ici pour être jugé et repentir nos péchés ». Toujours lentement, ses doigts rencontrèrent ses lèvres qu'il caressa un léger instant avant de glisser sur la nuque. « Les vampires sont les démons des enfers et nous, les âmes de ses êtres qui, dans un autre monde, un autre temps on commis des crimes atroces ».
Un léger sourire à ses lèvres, même si c'étaitinconfortable, il se rapprocha un peu plus du vampire, son dos lui rappelant douloureusement qu'il n'était pas contorsionniste. A présent, il était presque près de son visage. « Qu'en penses-tu ? Ça se tient n'est-ce pas ? ».
Et c'est ainsi qu'il se mit enfin à tirer sur la mèche de cheveux, approchant encore plus le visage du siens.

« Et donc le démon me demande de montrer ma fougue ? Très bien. Qui suis-je pour tenter de contredire l'Alpha. Mais ne pense pas obtenir quelque chose de moi ».
Plutôt crever.

Pourquoi cela ? Car tout simplement, d'un mouvement sec, presque habile, Leif venait de prendre la place de l'animal. Il voulait de la fougue, il allait au moins tenter de le servir. Ainsi, il vint planter ses dents dans sa joue. Une petite vengeance pour ses joues accouplé d'un grain de folie pure. Et il détacha ses lèvres de cette chairs qu'il dirait morte malgré l'odeur s'en dégageant. Il n'y avait pas de sang mais la peau avait rougies après tout, ça n'était pas une réelle morsure comme il saurait le faire dans sa “fougue” comme l'autre disait. Ensuite, avant de se faire massacré par un vampire mécontent, il laissa sa langue trop parlante glisser le long de cette fausse blessure, comme une signature.

« Prend garde, je n'ai pas de crocs mais je pourrais tout de même te mordre à la gorge. Prendrais-tu le rôle du simple homme et irais-tu me donner ton sang comme nous, pauvre mortel sommes censés le faire ».
Je ne pense guère.


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Quirin Kayser
MessageSujet: Re: Quand le jour se lève les ombres se meurent | Kiraleau Kayser Mar 26 Avr - 10:35
Est ce que le jeu en valait la chandelle ? Lui offrir une étreinte vampirique proche du charnel ou lui donner quelque chose de plus terre à terre comme une relation sexuelle. Non, si c'était l'idée qu'il avait en tête, si Leif s'imaginait cela, alors il se trompait, ce n'était pas dans l'optique de Quirin, faire cela c'était comme lui donner de l'importance et lui annoncer qu'il avait de l'intérêt physique, une attirance qui n'avait pas lieu d'être. Ce n'était que test et tentative pour connaître les limites que s'était accordés le jeune homme, car après tout, l'avoir entre ses doigts étaient certes plaisant, cela pouvait permettre au vampire de le briser directement, mais avoir quelqu'un qui allait le faire pour vous, vous laisser juste baisser le levier de la guillotine pour prendre cette vie qui allait être détruite par autrui, c'était bien plus amusant.

C'est avec une attention non dissimulé qu'il écouta chaque mot délivré par le jeune homme, le laissant se perdre sur sa chaire, son visage, sans craindre de violence de la part du jeune homme, non car les relents de courage, le garçon les avait laissé derrière lui quand il avait refusé de prendre l'arme pour tenter de pourfendre le vampire, cet acte de faiblesse avait été bien trop présent pour que Quirin puisse penser qu'il avait encore une once de rébellion dans son corps à cet instant précis. Il écouta donc le garçon divaguer sur les enfers tout en affichant un sourire qui se faisait de plus en plus large au fur et à mesure que ce dernier parlait de sa vie, de son existence si courte comparait à tout les êtres aux crocs acérés qui traîné dans ce manoir.

«  Veux-tu que l'on pleure pour ton existence ? Que l'on verse une larme pour tout ce qui t'es arrivée, qui t'arrive et qui t'arrivera. Tu parles des enfers comme si tu savais ce que cela s'était, mais pourtant... Tu n'y es pas, tu en envois à ta place, certes, mais toi, tu évites tout danger, tu flottes au dessus en te disant victime sans réellement savoir ce que cela veut dire, tu trimes toute la journée ? D'autre le font sans se plaindre. Tu n'es rien d'autre qu'une pleureuse sans courage. Certes tu veux mordre, tu veux griffer, tu veux tuer, tu le fais et tu le feras, mais à quoi bon, tu n'as aucune conviction et tout ce qui t'anime disparaîtra quand tu deviendras le chien d'un vampire avec sa marque, tu ne seras plus qu'un animal tenu en laisse qui servira son maître en demandant, avec un douceur dans la voix. « Encore maître ? ». C'est l'image que tu renvois et tout discours ou hargne que tu tentes d'avoir s'efface le temps d'un claquement de doigt... Pour un enfant de huit ans, tu es lambda. »

Car oui, pour Quirin tu n'étais rien d'autre qu'un enfant capricieux et désobligeant, le genre qui a oublié d'avoir une adolescence et qui fait sa crise maintenant, avec beaucoup de retard. Il senti la pression sur la mèche de cheveux, grognant légèrement, entre l'énervement et le plaisir de la douleur délicate qui venait de prendre corps. C'est avec silence qu'il subit l'assaut de la langue, un peu trop curieuse sur sa joue, alors qu'il recula la seconde d'après pour dévisager le jeune homme.

« Si je ne te connaissais pas, je pourrais presque croire à une once de violence et d'arrogance dans tes actes, mais je sais que tu ne fais cela que pour avoir un regard sur toi. Tu as déjà mon attention mais pour t'offrir ce que tu désires de moi... Le caliçat... Sous tes faux airs de rebelle, il te faut un vampire qui te ressemble, un sang bleu qui va se dire dur et froid, qui va jouer du fouet pour te forcer à dire que tu aimes ça et qui va avoir l'impression de te prendre ta virginité d'un coup de reins en espérant que ta première fois soit la plus belle chose au monde... Et puis vous finirez par vous apprécier et tomber amoureux. Ça sera beau et... Tellement merdique que c'est exactement comme cela que je vois ton enfer. »

Puis le vampire esquissa un large sourire à son tour, dévoilant ses canines et son visage illuminés par l'ironie de ses propres mots. Il s'approcha, à son tour, de la petite gueule du garçon est répéta les mots dit un peu plus tôt.

« Qu'en penses-tu ? Ça se tient, n'est ce pas ? »

Puis il secoue la tête négativement en ayant un petit rire moqueur dans la fond de sa gorge avant de se redresser d'un mouvement sec et vif, se posant sur les genoux et dominant de sa hauteur et de son regard le rebelle face à lui.

« Ne prend pas le temps de répondre, je sais que c'est tout ce qui t'attend, une vie morne et inintéressante... Et tu sais pourquoi je le sais ? Car je vais te la formater ainsi, quoi que tu fasses, il sera ainsi et je m'arrangera pour que cela soit le cas. Que tu ne sois plus qu'une coquille vide sans intérêt pour l'un des vampires de la demeure qui voudra avoir l'illusion d'avoir accompli la plus belle chose au monde, briser un rebelle. »

Il posa les poings de chaque coté du visage du garçon avant de tomber son visage à quelque centimètre de celui de Leif.

« Tu veux une vision de ton enfer alors ouvre grand les yeux, tu l'as devant toi et tu sais quoi ? »

Peu à peu, il fléchit sur les bras, les coudes se pliant lentement sous la pression du corps avant qu'il ne puisse approcher sa joue de celle du garçon, sans la toucher pour autant, juste un effleurement rêveur qui n'aura pas lieu. C'est dans un murmure qui lâchera la phrase suivant.

« Et l'enfer à ses agents sur terre... Et surtout dans ce manoir. »

Est ce qu'il avait saisi la phrase qu'il venait de dire ? Il fallait l'espérer, c'était une mise en garde sur les personnes que Leif pouvait côtoyer, sous entendant que certains étaient déjà à la botte du vampire pour l’épier dans ses faits et gestes. Il siffla, tel un serpent avide d'amusement, dans le creux de l'oreille du jeune homme avant de se redresse non sans offrir le faire, tel un chat s'étirant, laissant passer, devant les yeux du garçon, son torse et son ventre, dans un soupir d'aise et d'amusement, pour finalement se redresser totalement, à nouveau, sur les genoux et toiser le sac à viande sous son être.

«  Cet entretien est finit. »

Déclara pour lui et l'humain sans même demander l'avis de ce dernier. Il se pencha sur le coté, levant un genou pour le déposer sur le matelas et le draps froissé et se posa, pieds sur le sol pour se relever et offrir son dos, sa chute de reins et ses jambes nues au garçon.

« Tu as trouvé la porte d'entrée, la sortie est au même endroit, libre à toi de dire ce que tu veux à tes congénères sur la raison de ta présence ici, les murmures meurent sous mon passage donc je ne saurais rien, profites en pour te faire plus gros encore dans l'arrogance qui est présent en toi. Que tu ne perdes pas pieds encore devant tout le monde, tu briserais tout ce que j'ai mit en place autour de toi. Cela serait... Ennuyant pour moi. »

Si Leif avait un doute sur le fait que Quirin avait un intérêt pour lui, il venait de le faire voler en éclat à cet instant précis, annonçant clairement qu'il avait déjà tendu un piège à ce dernier, que ce dernier allait se refermer mais quand ?

« Et ne pense pas à comment défaire cet étau que je vais serrer lentement autour de toi. Tu penses en temps humain, je suis en temps vampirique, si ce n'est pas sous quelques jours, cela sera dans plusieurs années. J'ai... Tout... Mon... Temps... »

Puis, il prit la direction des vêtements de cuir qui trônaient non loin de lui, se désintéressant totalement de l'humain dans son lit. S'il n'était pas habillé on pourrait croire qu'ils avaient couché ensemble car dans l'idée, quand Quirin couche avec le premier venu, la réaction est identique.
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Quand le jour se lève les ombres se meurent | Kiraleau Kayser

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