RechercherRechercher  AccueilAccueil  MembresMembres  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez|

Tarrim Ranveth

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
avatar
Messages : 13
MessageSujet: Tarrim Ranveth Dim 1 Mai - 17:54


❝Ranveth Tarrim



"fais ami avec le loup, mais garde ton sabre affuté"




❝ Age : 619 ans
❝ Race :  Vampire
❝ Date de naissance :  15 mars 2682
❝ Pays d'origine : Russie
❝ Métier : Marchand
❝ Attirance : humain ou vampire, homme ou femme, peu importe tant qu’ils lui sont soumis.
❝ Plus grand rêve : Ce fut d’atteindre un Sud utopique, c’est désormais de se procurer un vaste domaine au détriment d’un seigneur vampire, par la force ce serait l’idéal.
❝ Pêché mignon :  faire la fête, la bonne bouffe, l’alcool.
❝ Plus grande peur :  se retrouver seul. A toujours été entouré d’une bande de compagnons d’armes.


❝D'une pensée un souffle perdu





• Taille :1m98
• Poids : 105 kgs
• Couleur de cheveux : bruns, coupés plutôt court, coiffés en arrière
• Couleur des yeux : marrons
• Tatouages, piercings, cicatrices ? une longue cicatrice sur la joue gauche, une multitude d’autres un peu partout.
• Description :
J’ai été transformé  au summum de ma force physique, pas comme  certains de ces freluquets efféminés qu’on rencontre  trop souvent au sein de notre race.

Je suis costaud, large d’épaules, le corps musclé, épais, avec des articulations solides, des mains comme des battoirs qui se referment en poings qui étaient capables d’assommer un renne avant même que je sois devenu vampire. Ma corpulence est massive, avec  un ventre légèrement rebondi par-dessus mes abdos qui témoigne des succès de notre bande de pillards,  et j’ai les bras, les jambes et le torse velus.  Et ouais, le gras et le poil, c’est ce qu’il y a de mieux pour se protéger du froid ! Je suis  un mec, un  vrai, pas un « canon de beauté ».
Déjà favorisé  par la nature, l’afflux de sang vampirique dans mon corps n’a fait que décupler ma force et ma vigueur, et  cela ne fait que croitre  au fil des siècles.  Mes réflexes  sont plus rapides que ceux de n’importe quel  humain, mais je veux bien concéder que ce n’est pas  mon point fort.

La cicatrice sur ma joue, souvenir de mon créateur,  est la plus  profonde qui marque mon corps, car je n’ai jamais été blessé sérieusement au cours de ma vie de mortel. Et désormais,  avec nos pouvoirs de régénération incroyables, ça semble presque impossible d’en acquérir de nouvelles. Ce qui ne m’empêche pas de porter une cuirasse en kevlar  matelassée de cuir  la plupart du temps, et  un vaste manteau de toile épaisse, conçu pour me protéger du soleil le temps de trouver un meilleur abri. Ca accentue  mon allure « guerrière », surtout que je porte également deux katanas  à la ceinture, parfaits pour décapiter un congénère, et une kalachnikov   dans les plis de mon manteau. Elle a plutôt un effet dissuasif, car les munitions sont de plus en plus rares  à trouver.

Je sais que j’ai l’air dangereux, intimidant, sévère et  peu engageant, ce n’est pas mon genre de sourire  tout le temps ou de chercher à avoir l’air gentil ou accommodant. Mais je ne suis pas agressif  pour autant,  j’ai suffisamment confiance en mes hommes qui assurent mes arrières et en ma propre force pour être détendu.

Ma voix est calme, grave, avec un léger accent russe, et porte suffisamment pour que je n’ai pas besoin de hurler en  situation de combat. Il me suffit de hausser le ton et de claquer un ordre pour que la plupart des humains obéissent instinctivement et n’osent pas s’opposer à moi, mais je n’ai aucun talent pour les charmer.
Par contre, j’ai l’oreille musicale,  et lorsque je me lance dans une marche guerrière ou une chanson  à boire, ma  voix  couvre toutes les autres.  J’ai appris  toutes sortes de nouvelles chansons  au cours de  mes voyages, mais aucune ne peut rivaliser avec celles de mon pays natal. Certains ont été assez exaltés par mes hymnes  guerriers et quelques verres d’alcool pour  vouloir rejoindre spontanément ma troupe, et d’autres ont été subjugués par  la chanson « Katusha » au  point de me suivre dans mon lit,  où ils ont pu découvrir que ma virilité était aussi longue  et  implacable qu’un hiver russe.



• Trois qualités : bon vivant, pragmatique, ambitieux.
• Trois défauts : brutal, méfiant, autoritaire.
• Préférence sexuelle : Dominant, voire violent, ne se préoccupe pas du plaisir de ses partenaires, les préfère inexpérimentés voire carrément vierges. A une attirance toute particulière pour les  longues chevelures rousses.
• Description :
Bien que je sois le chef de mon petit groupe  depuis que je suis devenu vampire et que j’ambitionne désormais de diriger un fief, je ne suis pas un leader-né. Pendant les guerres contre les humains d’ailleurs,  je me suis rangé quelques fois sous les ordres de vampires que je respectais, des guerriers plus puissants, plus anciens, mais surtout qui savaient créer cette ambiance virile et amicale que j’aime tant.
 
Je suis loyal envers mes hommes, et il règne un esprit marqué de camaraderie entre nous. Si je suis leur chef c’est que je suis le plus puissant, voilà tout. Nous partageons les coups durs comme les bons moments, et je ne suis jamais le dernier pour faire la fête! A quoi bon l’éternité si c’est pour rester solitaire dans son coin  à ruminer je ne sais quelle connerie philosophique sur le sens de la vie ? Je suis quelqu’un de simple, et j’aime les plaisirs simples :  chasser, baiser, chanter, jouer aux cartes, déguster les boissons et les mets des humains, et  m’abreuver de leur sang bien entendu. Il me faut du  temps par contre pour être à l’aise avec des étrangers, et pour accorder ma confiance.

Je  n’aime pas particulièrement  ces règles du Caliçat, la chasse est bien plus excitante que d’avoir un humain attitré. Mais je sais être patient quand il le faut, si je suis revenu en France c’est que je suis persuadé que nombreux sont les vampires à penser comme moi. Tôt ou tard, dans quelques décennies, un siècle ou deux,  la race humaine aura prospéré et ces lois seront obsolètes, il sera temps alors d’en changer, quitte  à renverser les dirigeants actuels ! Je n’ai pas grand-chose à voir avec ces nobles seigneurs aux visages trop parfaits, qui sont prêts à payer  des fortunes pour les bijoux et les soieries que je transporte dans mes coffres, et ne sont que le reflet d’un passé révolu. Ils sont anciens et puissants, certes, mais personne n’est invulnérable. Après tout, je ne me suis jamais senti de loyauté particulière vis  à vis de la race des vampires en tant que telle.

Je n’ai pas plus d’indulgence ou d’empathie vis-à-vis des humains,  et d’ailleurs je n’ai jamais été un sentimental. Bien avant d’être transformé,  je n’avais aucun  problème de conscience  à laisser des villages  à feu et  à sang derrière moi, même si je ne tue que ceux qui s’opposent  à moi, pas comme certains  qui prennent plaisir  à des massacres gratuits. Les humains nous sont utiles, et je n’ai pas de haine particulière envers eux.

Mais chacun trouve son plaisir où il veut. Moi, depuis quelques temps,  depuis cette nuit  avec Zéphyr  plus exactement, je me suis découvert un plaisir tout particulier à  jouer avec des partenaires vierges, et plus particulièrement des garçons. C’est une denrée rare en ce monde malheureusement,  et d’autres vampires en sont friands, cela fera partie des sacrifices que je vais devoir faire en m’installant quelques temps à Roncepourpre. Pour peu qu’un ou deux autres vampires de la cour du Seigneur Alastair aient les mêmes gouts  que moi, les puceaux de la région  vont devenir une denrée rarissime.

J’ai  un penchant certain pour la violence. Même mes amants les plus dociles se prennent des coups,  je  ne déteste pas un peu d’opposition, et je ne recule jamais devant une occasion de m’engager dans une bagarre. Je m’entraine quotidiennement avec mes hommes, et c’est un des grands avantages d’être vampire que de régénérer aussi vite, sinon je serais accompagné d’une bande d’éclopés.

Et pour autant, il m’arrive d’avoir de rares et fugaces instants de faiblesse, que je réprime de mon mieux, et surtout que je fais tout pour  cacher à mes hommes! Je les ai choisis  pour leur aptitude à survivre et  à mordre la vie  à pleines dents sans s’embarrasser de scrupules,  à leur yeux je dois rester implacable et invaincu.
.



❝Les péripéties d'une vie

Du fin fond de la Russie jusqu’en Ouganda




Certains vampires prétendent ne pas se rappeler de leur enfance, de leur famille, ou de leur vie lorsqu’ils étaient encore  humains… à croire que leurs vies devaient être bien ternes!  Chez moi, ces quelques 36 années sont parmi les plus riches de ma longue existence, et elles expliquent en bonne partie le vampire que je suis aujourd’hui.

Je suis né en 2682 une nuit d’hiver à Mourmansk, dans l’extrême nord ouest de la Russie, au-delà du cercle polaire. Des  300 000 habitants que cet ancien port avait compté au  21eme siècle, il ne restait qu’une centaine d’individus isolés au milieu des glaces,  descendants  d’une garnison  militaire et scientifique abandonnée là par Moscou. Mon père Volya, un grand gaillard taciturne,  élevait des rennes et des huskies,  et avec les autres hommes il partait pour de longues expédition de chasse et de pêche  pendant les quelques mois d’été  où le blizzard se faisait moins violent.  D’après ce que j’ai lu depuis,  la communauté s’était tout  simplement réapproprié le mode de vie des inuites qui peuplaient autrefois la région.
J’ai moins  de souvenirs de ma mère, qui est morte  en couche  l’année de mes 5 ans.  Il fallait mieux ne pas avoir de soucis  de santé , car le seul médecin  à Mourmansk était une vieille femme paranoïaque et mauvaise comme une teigne, Nadya, qui passait plus de temps à distiller et à consommer du kvas, une gnole à base de sève de bouleau, qu’à s’occuper de ses patients.

Il faut croire que le destin  voulait que cette ville disparaisse de toute façon, parce que depuis une cinquantaine d’années,  très peu de filles étaient nées. La population était à 75% masculine,  et du coup les hommes  blessés à la chasse, ou trop vieux pour aller pêcher  avaient même du se résoudre au fil  des ans à remplacer les femmes  pour les taches ménagères, tanner les peaux  et coudre des habits, ou  encore derrière les fourneaux. Certains étaient trop fiers  pour supporter cette déchéance, mais  s’il y en avait un  à qui à ça  ne déplaisait pas de faire la femme, c’était Andrewj,  un  joli blond  d’une dizaine d’années de plus que moi, toujours prêt à  accueillir des chasseurs dans son lit contre rétribution.
Mes  copains et moi ça nous faisait ricaner lorsqu’on était gamins, mais une fois adolescents, on s’est tous glissé chez lui au moins une fois… De toute façon   on n’avait pas tellement le choix : c’était lui ou les sœurs Gouskov, aussi moches et inertes l’une que l’autre, alors qu’Andrewj  savait jouer avec le désir des hommes et donner l’impression de prendre autant de plaisir que ses clients.
Mais ce qui faisait vraiment fantasmer  la bande de 5 ou 6 garçons que nous formions, c’était  les vestiges du passé que nous dénichions lors de nos expéditions dans l’ancienne citée. Ah, ces magazines figées par le gel où nous  découvrions  des  plages, des champs de fleurs, des villes surpeuplées qui brillaient de mille feux, ces véhicules qui filaient dans le ciel,  ou sur des  routes grises vierges de tout flocon de neige, toute cette technologie  qui permettait aux gens de communiquer à distance, de se distraire sans bouger de leur fauteuil,   et bien sur ces filles aux poses aguichantes, si légèrement vêtues… On  ramenait toujours quelque chose à troquer au reste  de la communauté, des armes,  de la vodka, des bijoux, des trucs en soie ou qui sentaient bon  pour Andrewj, des bouquins  pour les vieux qui savaient encore lire…
A l’époque, je savais  à peine déchiffrer et je n’avais que des notions très floues d’histoire. L’ancien chargé de  notre éducation n’avait pas beaucoup d’autorité sur  notre bande et ce qui importait surtout  était de survivre  au quotidien, savoir s’occuper des chiens, vider un morse, reconnaitre les endroits où la glace était un peu moins épaisse pour la pêche, et  bien sur  savoir utiliser  une arme  à feu, avec tous ces ours blancs qui étaient redevenus  l’espèce dominante!

Et puis il y eu ces  3 mauvaises années consécutives, avec des saisons  de chasse décevantes et des hivers particulièrement rigoureux.  La faim s’empara de la communauté, les  plus fragiles s’éteignirent doucement, on en fut réduit  à manger les chiens en ne gardant que quelques reproducteurs. Il y eu des cas de cannibalisme…  Dunya Gouskov n’était plus très grasse  lorsque mon copain Bronislav  l’a partagé avec les  3 survivants de notre bande,  mais je me souviens encore    comme sa chair était tendre et savoureuse, après des  jours à se contenter de lanières de cuir bouilli et d’un peu de graisse de phoque. Andewj  fut tué lui aussi cet hiver là, et une dizaine d’autres encore,  trop isolés et trop faibles pour se défendre.  Cette  période de famine avait détruit les liens qui unissaient la communauté, les hommes se regroupaient en meutes  pour survivre, comme des loups, et mon père lui-même m’apparaissait comme un étranger.

Lorsque le temps s’adoucit un peu, au printemps 2701, notre bande s’empara des rares chiens épargnés. Sans regrets, nous avons filé au petit jour, nos traineaux chargés d’un maximum de munitions, et de quelques trésors de l’ancienne ville. Cela faisait des années que Bronislav et moi projetions d’aller vers le sud,  où la vie  ne pouvait être que meilleure!
Nous ne progression pas très vite car nous étions encore affaiblis par la faim,  notre priorité était de chasser pour avoir toujours  le ventre plein. Nous  avons traversé  plusieurs villes désertées depuis  des décennies avant de rencontrer  d’autres  êtres humains à Montchegorsk, qui avait été moins éprouvée que Mourmansk.  Nous y avons passé  l’hiver et sympathisé avec quelques hommes  jeunes et avides de changement eux aussi, et au printemps suivant nous étions une petite dizaine  à repartir vers  le sud.
Nous n’étions pas toujours bien accueillis dans les villes ou villages  que nous rencontrions. A juste titre, car de voyageurs nous sommes rapidement devenus pillards. La première fois, ce fut accidentel : nous avons perdus  3 des nôtres dans une embuscade, et bien entendu  nous avons répliqué. On ne s’est pas contenté de récupérer les armes et les chiens des gars qu’on avait tué, on a remonté leur piste jusqu’à leur village et on a pris du bon temps avec leur femmes.

Au fil des ans, les choses se sont mises en place  tout naturellement : lorsqu’on  tombait sur une petite communauté, on éliminait les hommes en âge de se battre et on repartait avec tout ce qu’ils avaient de précieux après quelques jours de débauche,  et lorsqu’on traversait d’anciennes citées plus peuplées, on faisait du troc, et on s’y arrêtait jusqu’au  printemps suivant, ce qui nous laissait tout l’hiver pour nous  amuser et recruter.
Nous avions beau descendre vers le sud, puis bifurquer à l’ouest, vers la Finlande, avant de sillonner le nord-est de l’Europe,  la vie était toujours aussi rude et la nature aussi hostile: le froid, les hasards du voyage et les animaux sauvages tuaient  bien plus de monde que nos rencontres avec d’autres chasseurs ! Certains préféraient abandonner et redevenir sédentaires, mais moi j’aimais cette vie aventureuse qui avait remplacée cette utopie d’une vie facile sous le soleil.
A  36 ans, j’étais le plus ancien, le dernier de ceux de Mourmansk. Un  jeune polonais, Mieszko,  encore plus grand et baraqué que moi et toujours accompagné de ses deux frères, s’était imposé comme chef en espérant sans doute  que je défie son autorité, mais j’attendais mon heure, tout simplement.

10 septembre  2718.
Nous repérons des traces de traineaux, quelques pièges non relevés, et nous remontons la piste jusqu’ à la  bourgade de Niedzika, à la frontière slovaque. Mais cette fois ci, quelqu’un nous a précédés. Nous ne découvrons que des cadavres, hommes, femmes, enfants, la gorge déchirée comme s’ils avaient été attaqués par des bêtes sauvages, mais  sans avoir été dévorés… Des chiens  hurlent plaintivement à notre approche, brisant le silence.
Mieszko  aboie quelques ordres et nous nous séparons en petits groupes  pour explorer l’endroit, arme au point, prêt à tirer au moindre mouvement suspect. Je repère assez facilement le sous sol où  doivent être entreposées les armes, et je m’y engage avec Carl et Jerek.  Et c’est là que nous le trouvons.
La plus belle créature que j’ai jamais vue, la peau aussi blanche que les fourrures d’ours sur lesquelles il se prélasse nu, une longue chevelure d’ acajou qui  flamboie à la lueur de nos torches, un regard d’or pâle aussi lumineux qu’un rayon de soleil. Je me sens aussi troublé et indécis que la première fois ou Andrewj m’a pris par la main pour m’attirer sur son lit, et je ressens subitement une flambée de haine  pour les deux hommes qui m’accompagne et partagent cet instant avec moi.  Le jeune homme plonge son regard dans le mien et me sourit comme s’il devinait mes pensées, il bondit soudain vers  Carl et Jerek et leur brise la nuque d’un geste gracieux, trop vite pour que j’ai le temps de réagir.

- Un russe, murmure-t-il d’une voix rauque et sensuelle sans sembler se soucier de l’arme que je pointe vers lui, il y a longtemps que je n’ai pas gouté à leur sang…

Je vide mon chargeur dans sa direction, mais j’ai l’impression d’être engourdi et d’agir au ralenti. Il est déjà étroitement enlacé à moi,  à me murmurer que je suis un vilain garçon, tout en m’entaillant cruellement la joue gauche. Le sang coule sur mon menton et il lève son visage angélique pour le boire, avant d’éclater d’un petit rire supérieur qui brise enfin  la cette  transe ou j’étais plongé.
Toute la tension que je ressens se retourne contre ce rouquin freluquet qui croit pouvoir disposer de moi, et je plonge mon  poignard dans son ventre, faisant tournoyer vicieusement la lame avant de remonter d’un coup sec. Malgré son aspect diaphane,  peau est aussi  dure que celle d’un ours et la blessure ne semble pas l’affecter autant qu’il devrait. Mais je l’ai énervé, il siffle des insultes dans une langue slave inconnue et pendant quelques secondes nous bataillons  âprement avant qu’il me plaque au sol, son  regard devenu presque blanc tellement il est lumineux.  Il découvre ses crocs et se jette sur  ma carotide, aspirant avidement quelques gorgées de sang avant de se relever pour me toiser d’un air narquois, et replonge de nouveau. J’ai beau  me débattre comme jamais,  je n’arrive pas  à lui faire lâcher prise.

Mes doigts sont entrelacés dans sa chevelure soyeuse,  je sens la vie me quitter peu à peu mais je refuse d’abandonner, de mon autre main, j’enserre son cou gracile, si fin que ma main en fait aisément le tour et je serre  avec les dernières forces qui me restent, sombrant peu à peu dans l’inconscience.


La suite, c’est Alojzy, le plus jeune des polonais, qui me l’a raconté avant que je ne le  tue pour m’en nourrir.  Les hommes ont entendu les coups de feu, et  ils ont pénétré dans la cave à leur tour, criblant de balles le  vampire, dont le corps m’a protégé en grande partie..  Poussé par la rage ou par une sorte d’instinct animal de survie, j’ai du m’accrocher  à mon tour  à sa gorge, mordre dans sa chair et boire avidement son sang, mais je ne me souviens de rien de tout ça…
 
Je me suis réveillé au bout de quelques jours dans cette cave, enveloppé dans un linceul.  Mieszko et sa bande avait  pillé la cave, et il n’y avait plus aucune traces du beau vampire roux.  D’après ce qu’ils m’en ont dit, il avait pris tellement de balles qu’il était quasiment coupé en deux. Je pense qu’il en est mort, et qu’il s’est désagrégé, mais  il reste une petite chance qu’il soit parvenu à se remettre de ses blessures et qu’il se soit enfuit.
Mais en ouvrant les yeux cette nuit là, je ne me posais pas ce genre de question ! J’étais tenaillé par cette faim intense qui est le lot de tous les nouveaux nés,  et bien sur je ne comprenais pas ce qui m’arrivait. Pourquoi est ce que je ne ressentais pas la morsure du froid, alors que mes habits étaient déchiquetés ? D’où venaient tous ces bruits ténus, toutes ces odeurs, que je percevais, plus loin, dans la foret ? D’où me venait cette énergie qui me donnait envie de bondir et de dévorer la nuit à pleine dents?

Je me suis  nourrit d’animaux que j’ai croisé et j’ai découvert à quel point ma force, ma vivacité, mes sens et mon endurance s’étaient considérablement accrus. Devoir se réfugier à l’abri du soleil pendant la journée était un faible prix à payer !  J’ai  suivit les traces de mon ancienne bande, et  j’ai très vite découvert aussi à quel point le sang  humain était riche et savoureux, en comparaison avec celui d’un élan. Sans que l’homme de garde ne se rende compte de rien, je me suis emparé des frères de Mieszko l’un après l’autre  pour les vider entièrement de leur fluide vital avant de tempérer ma faim, et découvrir qu’il n’était pas nécessaire de tuer pour me repaitre.
Je me suis alors présenté  à eux  à visage découvert,  leur offrant de me servir et de me suivre. Comme je m’y attendais, Mieszko s’est violemment rebellé, et je l’ai maté d’une seule main, le forçant à s’agenouiller devant moi tandis que je buvais à son poignet. Mon ancien chef est devenu mon premier calice, même si mon avidité a fini par l’épuiser et qu’il est mort au bout d’une quinzaine de jours.
J’ai ensuite réparti mes ponctions plus équitablement sur le reste  de mes hommes, et nous avons repris une existence pas si éloignée que ça de notre ancien mode de vie, à part que nous nous déplacions la nuit, que  j’étais désormais le chef  incontesté et que les humains que nous croisions n’étaient plus seulement des adversaires ou des partenaires  sexuels plus ou moins consentants, mais une source de nourriture délicieuse! J’ai toujours apprécié la bonne cuisine et découvrir de nouveaux plats, et je retrouvais la même variété de gouts dans le sang des humains  des villages que nous traversions.
Il était un peu plus difficile par contre de séjourner pacifiquement au sein de grandes communautés pendant l’hiver, car il y avait toujours des gens pour se demander pourquoi je passais la plus grande partie de mes journées à dormir, pourquoi je  gagnais toutes les bagarres, tous les bras de fer, et pourquoi je mangeais si peu. Pourquoi  certains d’entre eux disparaissaient «mystérieusement », aussi.  

Surtout que peu à peu, les  vampires qui étaient resté entre eux des millénaires durant  se mirent à se nourrir sur les humains, les rumeurs commencèrent à se propager. Ma petite  troupe d’humains  me permettait d’être plus discret, mais nous devions  parfois nous battre lorsque ma nature était découverte, et le recrutement n’était plus aussi aisé que lorsque nous étions une simple bande de pillards.
Frantz Korgan a été  une des rares exceptions. Cet humain  d’apparence quelconque  qui ne me connaissait que depuis quelques jours s’est rallié à  moi au détriment de sa communauté,  m’avertissant d’une attaque qu’ils avaient prévus au beau milieu de la journée, à l’heure où je dormais  le plus profondément. J’ai épargné sa famille pour la peine, même si je ne suis pas sur qu’il y tenait beaucoup, et je l’ai entrainé  à ma suite. J’aimais bien son coté pragmatique voire opportuniste et discret à la fois, et surtout cette loyauté naissante à mon égard.
On en était aux prémisses des grandes guerres entre vampires et humains, et pourtant  je n’avais encore jamais croisé un autre immortel. Je  ne savais rien sur eux, sur  leurs origines, leur histoire, ni sur les relations qu’ils pouvaient avoir les uns avec les autres. J’avais juste une petite idée de comment j’avais acquis mes pouvoirs, par le sang de ce vampire roux. Mais fallait-il  pour cela tuer le vampire originel, comme  les hommes de ma bande semblaient l’avoir fait  pour moi ?

J’ai du attendre l’année 2740 , en Allemagne,  pour rencontrer le premier spécimen de ma race, et c’était un drôle de personnage ! Je ne sais pas s’il avait été créé depuis peu comme moi, ou s’il était ancien et avait  sombré dans la folie,  mais  il était d’une arrogance folle, complètement ridicule  avec ses longs cheveux presque blancs, sa voix de castrat et  ses habits, ses bijoux, ses parfums d’un autre millénaire. Il vivait dans une sorte de manoir crasseux peuplé de cadavres desséchés, s’adressant  à eux comme s’ils étaient toujours en état de le servir. J’ai essayé d’établir un début de relation avec lui : je lui ai courtoisement proposé de se nourrir sur mes hommes car il était manifestement assoiffé, mais  il  nous a traité de rustres malodorants, ignares et dégénérés, avant d’ajouter en ricanant qu’il consentirait peut-être à boire une gorgée de mon sang une fois que j’aurais fait mes preuves dans son lit. Pour toute réponse je lui ai décroché une droite en pleine  figure, faisant voler quelques dents, et nous  nous sommes battus quelques secondes avant que je l’immobilise.
Il a eu beau m’ordonner de le lâcher,  me couvrir d’insultes et de propositions obscènes, je l’ai emmuré dans sa propre cave et après de longs jours de torture il  a finit par me livrer quelques informations sur sa race.
C’est Korgan qui a été  mon sujet test. Une manière de renforcer sa loyauté, et  puis il était le plus faible de mes hommes, je n’avais rien à perdre et tout  à gagner à le choisir lui.  Malgré ses grands airs, notre prisonnier n’a pas fait tant d’histoires pour boire   à son poignet, jusqu’à le vider  presque entièrement. Avant que Korgan ne défaille complètement,  j’ai tranché la gorge de ce vampire dément et il a bu son sang avec une avidité qui faisait plaisir  à voir. J’ai cru que j’avais sacrifié un de mes  hommes pour rien lorsqu’il est retombé ensuite, inerte, manifestement mort, mais  il s’est relevé au bout de trois nuits.
Il semblerait que la transformation en vampire magnifie certains de nos traits dominants,  chez moi ça a été  la puissance physique, chez beaucoup de vampires européens c’est la beauté ou le charisme, mais  pour Korgan ce fut tout l’inverse : il est devenu plus discret que jamais,  et seule l’intensité nouvelle de ses yeux verts trahissait qu’il n’était plus tout  à fait humain.

Korgan a été  le premier de mes compagnons vampires. Nous avons décidé de partir seuls de notre coté, essayer d’en trouver  ou d’en créer d’autres. Les humains nous ralentissaient terriblement de toute façon, et la région était assez peuplée  pour nous nourrir. Nous n’avons gardé que nos meilleures armes et des toiles assez épaisses pour nous protéger de la morsure du soleil, et nous avons  parcourut  des dizaines de kilomètres chaque nuit, en nous rapprochant de la France.
Très vite, nous avons été mêlés dans ces grandes guerres entre vampires et humains. D’autres jeunes vampires nous ont rejoints,  et nous nous sommes fait un  plaisir de participer aux carnages, aux orgies de sang et de luxure, dans un esprit de fraternité qui me rappelait  mon adolescence.  Je gardais  pourtant une certaine méfiance envers les vampires plus anciens,  surtout lorsqu’ils dégageaient cette aura de fascination et de beauté surhumaine qui me rappelait celle de mon créateur.
Malheureusement,  ces mêmes seigneurs vampires choisirent de mettre fin à la guerre et  conclurent des trêves avec les humains avant qu’ils ne disparaissent complètement, ils se sont octroyés de larges fiefs et ont instauré un ensemble de règles pour protéger les femmes notamment.  Mon groupe et moi nous nous sommes installés dans un coin reculés et fondé notre propre communauté,  pillant les environs sans réelle opposition, une période plutôt paisible qui avait quelques agréments il faut bien l’avouer. J’en savais  un peu plus désormais sur ma race, notamment sur notre capacité à  créer de nouveaux vampires sans être obligé de mourir pour cela.Je n'ai jamais laissé un humain boire mon sang, mais certains de mes compagnons ne se privaient pas de transformé leurs conquêtes et notre petite troupe d’immortels s’est enrichie un temps d’une demi-douzaine de  jolies filles que j’avais néanmoins du mal à considérer comme nos égales.

J’étais plus à l’aise avec les mâles, comme ce joli Zéphyr qui nous a rejoints vers l’an 2900, mais il me fallait toujours un peu de temps pour accorder ma confiance. Même Korgan  pourrait me trahir un jour si ses intérêts étaient en jeu ou si je faisais preuves de faiblesse, je le sentais au plus profond de moi. Mais chez Zéphyr, il y avait comme une innocence qui m’attirait irrésistiblement, et puis je ne pouvais m’empêcher de laisser mon regard se perdre dans sa longue chevelure rousse lorsqu’elle flamboyait à la lueur des torches, cette chevelure rousse qui me rappelait la douceur et la sensualité de celle du vampire qui m’avait créé....
Je le désirais. Et ce désir a réveillé en moi ce rêve que j’avais mis de coté. Je désirais partir avec lui, vers le sud, à la poursuite de mon rêve d’antan, trouver enfin un endroit en ce monde que le froid avait épargné, où un peu de toutes ces richesses de l’ancien monde subsisterait. La plupart des autres vampires étaient prêts  à tenter l’aventure également,  et j’ai saisi ce prétexte  pour attirer Zéphyr dans mes appartements.
J’ai profité longuement de son corps vierge de toute étreinte masculine, raffolant tout particulièrement de cette lueur d’affolement quand il a enfin compris  ce qui allait lui arriver. C’était le premier vampire dont je goutais le sang, le premier avec  qui je couchais, que je soumettais entièrement à mes désirs, et c’était bien plus excitant qu’avec un de ces humains si fragiles. Et puis empoigner  brutalement sa chevelure d’acajou, le faire trembler et gémir plaintivement sous moi,  c’était aussi comme une revanche que je prenais  sur ce vampire qui m’avais maitrisé si aisément  2 siècles plus tôt.
Il faut croire que Zéphyr a pris cette étreinte passionnée  pour un viol, car il a disparu aussitôt après.  J’ai pensé un bref instant le poursuivre, mais je ne l’ai pas fait, par fierté. J’imaginais sans mal le regard narquois de Korgan si je me mettais à courir après mes partenaires d’une nuit ! J’ai quand même reporté notre départ, en espérant qu’il revienne à moi sans trop y croire, après tout il avait emporté le plus précieux de sa part de butin.

Au bout de quelques mois, nous avons repris la route, et commencé une  longue errance à travers le sud de l’Europe, le Moyen-Orient, l’Afrique et l’Asie. Nous transportions quelques marchandises, armes, objets d’arts, épices, produits locaux, que nous troquions  dans les communautés humaine sou vampiriques, et  comme lors de mes errances en Russie et dans les pays slaves, certains de mes compagnons vampires choisissaient de s’établir, d’autres nous rejoignaient.  Nous redevenions pillards lorsque l’occasion s’en présentait, nous avons du nous défendre quelques fois  lorsque nous rencontrions des groupes de rebelles ou   des vampires particulièrement territoriaux, mais dans l’ensemble nos voyages se déroulaient  sans grand danger.
J’ai appris de nombreuse langues, finit par acquérir un soupçon de culture, suffisamment pour évaluer la valeur d’un objet,  j’ai découvert  des saveurs nouvelles et exploré quelques ruines merveilleuses, mais mes illusions se sont  totalement évanouies : le froid  était  moins terrible qu’en Russie, mais même  dans les régions équatoriales  la glaciation avait  fait disparaitre toute cette technologie qui me faisait tant rêver.
Ce long voyage a  duré plus de 300 ans et connu maintes péripéties qui seraient trop longues à raconter d’une traite, et je suis maintenant de retour en France, avec Korgan et seulement 3 autres jeunes vampires étrangers. Ma puissance en tant que vampire n’a cessé de croire, mais je  mesure plus que jamais l’écart qui existe entre moi et ces seigneurs  bien plus anciens, nés avant ces changements climatiques. Ce sont eux mes meilleurs clients, à s’émouvoir d’un tableau de maitre, d’un lot de vaisselle  délicate, d’une statuette de jade… Et ce sont eux que je  rêve de détrôner  un jour, des pensées secrètes que je ne partage qu’avec Korgan.

J’attends mon heure, tout simplement.
.


❝L'ombre derrière l'incarnation



Pseudo : Verdrey
Certifiez-vous être Majeur  ? : tout a fait
Comment ton joli minois est arrivé sur le forum ? : ( ͡° ͜ʖ ͡°) un top site tout simplement, apres une petit moment sans rp.
Quelque chose à dire à ce propos  ? :  Très joli forum, et super concept.

© Tous droits réservés, codage by Milady.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
avatar
Messages : 112
Lien de sang ? : -
MessageSujet: Re: Tarrim Ranveth Mar 3 Mai - 14:30
Pour ma part tout est bon, on a vu ensemble par mp ^^
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
avatar
Messages : 166
Lien de sang ? : Non
Garde du Manoir
Othello
MessageSujet: Re: Tarrim Ranveth Ven 6 Mai - 10:14
Bienvenue parmi nous


Bonjour Tarrim !
Suite à quelques malentendus dans le staff je me charge de ta fiche. Désolé de t'avoir fait patienter.

Je te laisse le petit mot que j'avais mis ci-dessus :
J'ai beaucoup apprécié ta façon de rédiger ton caractère, et l'histoire est complète ! C'est très agréable de voir que tu as bien développé sa vie d'humain et que tu lui ai crée des liens. C'est un personnage riche et je suis curieux de voir la suite maintenant que tu es au Manoir.


À présent que tu es un résident du Manoir de Roncepourpre tu as été ajouté au groupe Vampires et tu peux maintenant consulter les recherches de Maîtres/Calices ou poster la tienne ici, demander des appartements dans cette section et créer des prédéfinis ici. Aussi la section des journaux de liens t'es ouverte, importante pour te construire des liens avec nos membres et pour pouvoir suivre ta chronologie. N'oublie pas de recenser ton avatar et ta marque !

Si tu as la moindre question, tu peux nous contacter par MP si le besoin en est !  
Bon jeu.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Tarrim Ranveth
Revenir en haut Aller en bas

Tarrim Ranveth

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Roncepourpre :: Les Archives :: Le Registre :: Fiches validées Vampires-