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Guilderoy Wolfe ~ S'unir pour la cause...

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Messages : 16
Lien de sang ? : Oui
MessageSujet: Guilderoy Wolfe ~ S'unir pour la cause... Lun 20 Juin - 17:12


❝Wolfe Guilderoy



“Nous n’avons qu’une liberté : la liberté de nous battre pour conquérir la liberté...”



❝ Surnom : //
❝ Age : 534 ans, mais en apparence 23 ans.
❝ Race : Vampire
❝ Date de naissance : En 2767, la date importe peu…
❝ Pays d'origine : Grande-Bretagne
❝ Métier : Dresseur de rapaces/Rebelle influent
❝ Attirance : Le sexe masculin.
❝ Plus grand rêve : Libérer l’humanité des griffes du Caliçat et vivre tous égaux entre humains et vampires.
❝ Pêché mignon : Chasser avec ses oiseaux de proie et s’en occuper.
❝ Plus grande peur : Perdre son combat contre le Caliçat.


❝D'une pensée un souffle perdu




Merci de compléter ce formulaire un peu indiscret...
• Taille : 1m85
• Poids : 72 kg
• Couleur de cheveux : Verts
• Couleur des yeux : Verts
• Tatouages, piercings, cicatrices ? Il a un tatouage dans le dos représentant le symbole  de l’escouade de l’armée des ombres, unité de soldats nouveau-nés créée lors de la guerre de dix ans.
• Description :

Vous voulez que je vous parle de moi? Aha…quelle drôle de demande qu’avons-nous là…Eh bien…si vous insistez, je vais vous parler de comment je me perçois, mais aussi de comment les autres, tout au long des siècles, m’ont perçus, craints et respectés.

Comme vous pouvez le constater, j’ai une voix assez enjôleuse et calme. Son ton est ni trop haut, ni trop bas et donc, j’ai la fâcheuse manie de parler assez fort pour que l’on m’entende même si cela n’est pas désiré, pour les personnes concernées. J’ai toujours le petit mot de trop sur le bout de la langue et je n’ai aucunement la langue dans ma poche. Cette même voix si charmeuse que vous entendez présentement peut devenir aussi froide que la neige de la pire journée de l’ère glaciaire. Froide, cinglante, menaçante et terriblement intimidante. Dans ces moments-là, peu de mots suffisent à me faire comprendre. J’ai un rire assez singulier sans trait particulier. Vous savez, le rire sans personnalité d’un être aux allures charismatiques. Jamais d’éclats de rire, que des rires discrets et polis.

Je me perçois comme un homme avant toute chose. Ni plus humain, ni plus vampire…juste un homme. Il faut dire que je suis né humain et suis devenu vampire bien plus tard. Je reste le corps serré et le dos droit, habitudes de soldat. Je ne suis nonchalant que lorsque je suis seul ou avec des personnes de confiances. Vous croyez en faire partie? Ahah…mais oui, bien sûre…prouvez-le moi. J’ai donc une belle prestance froide et impersonnelle lorsque je me balade entre les quatre murs de cet immense et sobre manoir. De jour, c’est bluffant, mais de nuit, c’est encore bien plus terrifiant. Je crois dégager une aura assez légère et très…convaincante. Elle est tantôt luxure, froideur, menace ou alors, calme, droiture, respect, etc. Elle change selon mon humeur, selon mes désirs, mes envies et mes pensées. Mille nuances de couleur pour une seule et même aura. De quoi en donner le tournis à plus d’un. Il ne faut pas non plus croire que malgré cette aura raffinée, sous mes allures droites et fermes se cache un être doué de tendresse et de douceur. Cela est bien quelque chose que je ne connais plus depuis bon nombre de siècles.

Mes gestes à votre égard seront toujours justifiés par vos actions, votre attitude, votre personnalité, vos envies, votre humeur et vos intentions. C’est bien pour cela que je fus énormément craint au début de ma nouvelle vie. Mon physique avantageux, fort, endurant et mes habiletés de combat et de torture, me permirent de répandre la peur et la terreur dans les yeux de mes assaillants. Lever la main sur moi et vous saurez ce que le mot souffrance signifie réellement. Malgré cela, mon corps porte tout de même les marques des siècles et des temps passés. Même les serres de mes rapaces eurent emprises sur ma peau, dans mes chairs. Cependant, je n’ai jamais eu de cesse de m’entraîner. J’ai donc les aptitudes nécessaires, voire même plus, pour vous capturer si vous tenter de vous enfuir. Aha…Vous pensez pouvoir me fuir? Vous cachez de moi peut-être? C’est bien ce que les êtres désespérés font et regardez-les maintenant…Ils reposent dix pieds sous terre. Petite note pour vous chers hommes : Je cours très vite et je frappe fort.

En ce qui concerne le style vestimentaires, tout au long des siècles cela n’a jamais réellement changé. Je porte toujours l’uniforme de soldat que j’avais lorsque j’ai combattu durant la guerre de dix ans. Si je ne le porte pas c’est que mes vêtements sont noirs, sombres et de couleur ternes. Je ne cherche pas à me faire voir quand bien même mes charmes et ma personne se perçoivent dans mon aura. Je reste un soldat malgré tout et mes goûts en matières de vêtements est fortement influencé par cela. Lorsque je suis avec mes rapaces, je porte sur mes avant-bras de longs gants de cuir de plusieurs épaisseurs pour qu’ils puissent y enfoncer leurs serres sans me faire le moindre mal. Pas que cela soit non plus si douloureux que cela. Je ne suis pas un être douillet.


Ce formulaire nous sera utile pour vous aider à trouver un Maître ou un Calice, alors remplissez-le avec soin !
• Trois qualités : Déterminé, Charismatique, Protecteur
• Trois défauts : Entêté, Sadique, Passionné
• Préférence sexuelle : Contre toute attente, Guilderoy est sexuellement soumis. Il n’aime pas la dominance au lit et préfère nettement mieux le respect et l’équité, partenaire humain ou vampire.
• Description :

Vous êtes réellement agaçant à me demander de telles choses me concernant…mais soit, je peux bien faire une exception pour vous….Juste cette fois. Cependant, ne venez pas vous cacher dans les jupons de vos mères si cela est trop cru ou trop terrifiant pour vous. Je vous aurai prévenu.

Je crois que vous avez déjà une petite idée du caractère que je possède. Il est bien aiguisé, tranchant et est à double lame. Je ne suis pas le petit chien chien de qui que ce soit. Certes je suis les ordres de mes supérieurs, mais je ne me laisse pas non plus traiter comme un moins que rien. Je ne fais que suivre les directives tout en prouvant au monde que je suis compétent. Il n’y a rien de plus facile que de suivre les demandes des plus hauts placés, non? Cela amène une certaine notoriété qui ne peut pas par la suite être rabrouée. Cela ne fait pas non plus de moi un être docile, je mords ne vous méprenez pas. Si vous ne me croyez pas, approchez-vous un peu de moi et vous le saurez bien assez vite.

Je dois vous avouez quelque chose…Je suis un hypocrite. Oui, j’avoue être un hypocrite avec mes propres congénères. Je me tiens avec eux, je discute avec eux, je vis comme eux, mais je ne suis pas du tout en accord avec leur mode de vie et ce qu’ils font subir aux humains. Nous sommes tous des hommes et nous devrions tous être capables de vivre ensemble sans contrainte, sans menaces, sans guerre et sans démonstration de force et de puissance. Pourquoi nuire à l’un comme à l’autre alors que de base, nous ne provenons que d’une seule et même souche? Pourquoi faire une catégorisation des uns et des autres en tant que proies et prédateurs alors que nous avons tous un jour respiré le même air? Je ne suis pas du tout en accord avec le Caliçat et ses méthodes plus que douteuses. Ce conseil totalement désorganisé, aveugle, sourd et gangréné de vampires hautains, aristocratiques et aussi sensible qu’une feuille morte ne devrait même pas avoir lieu d’être. Les humains sont traités comme du bétail, les familles complètement lésées par le retrait de leurs enfants en leur sein. Et même s’ils peuvent revenir ensuite après une dizaine d’années, certains ne reviennent jamais et d’autres encore sont totalement traumatisés de leur expérience. Je ne crois en rien de bon de ce Caliçat. C’est pourquoi je voudrais le voir tomber et toutes ces manières barbares qu’ont les vampires à l’encontre des humains. Nous sommes tous nés hommes bon sang! L’oppression n’est plus de cette ère et je compte bien le prouver quitte à trahir les miens pour la liberté des humains. Il faut que tout cela cesse une bonne fois pour toute!

Je jouerai double jeu en permanence entre les murs de cette forteresse de ténèbres. Je paraitrai cruel, mesquin, menaçant, brutal, terrifiant et froid aux yeux des vampires concernant les humains, mais dans le silence et dans la noirceur je veillerai sur eux. Je serai pour eux une aide précieuse, un pilier inébranlable dans le plus grand des secrets. Ils pourront chercher protection sous mon aile, je les défendrai. Cependant, cela ne se verra jamais de front. Je ne suis pas suicidaire. J’apporterai mon soutien dans cette rébellion, mais cela ne doit pas entacher mes apparences. Je ne pourrai jamais défendre l’humain devant un autre de mes congénères, mais seulement dans leur ombre. Je rendrai coup sur coup avec la plus grande discrétion. Nous n’avons pas à subir cela, nous tous en tant qu’hommes. Cependant, le jour où je m’afficherai, ce sera pour me battre jusqu’à ce que la mort m’emporte pour de bon cette fois. Je me battrai sans relâche pour que les hommes deviennent tous égaux et pour que les êtres humains puissent vivre sans crainte ni peur. C’est pourquoi je serai le rebelle fantôme, celui qui ne se montre qu’à ceux en qui je peux avoir une totale confiance. Pour le moment, je ne serai qu’une douce et légère rumeur à votre oreille…

Mon seul et unique désir depuis que je suis au manoir de Roncepourpre est celui de libérer de l’oppression les humains qui y travaillent sans relâche et qui n’ont d’autres choix que de s’offrir corps et âme aux vampires y résident. En tant qu’ancien soldat, tout autre désir m’ont été enlevé il y a bien longtemps. Je n’étais qu’une machine à tuer, qu’un guerrier contrôlé par d’autres vampires dans le seul but de prouver qui est le plus fort. J’étais enchaîné à des actions qui ne me correspondaient plus et maintenant, je n’ai que ce fort désir. Protéger ceux qui ne le peuvent pas eux-mêmes. Les mener à la liberté hors de toute souffrance inutile.

J’ai pour habitudes de m’occuper de mes rapaces. Mes oiseaux de proie sont tout pour moi. Oui, j’aime mes oiseaux et alors? Au moins, ils me sont redevables et me le montrent bien. Ne riez pas sinon je vous ferai voir ce qu’il en coûte de se moquer de moi. Je passe beaucoup de temps à l’extérieur avec eux. Une de mes habitudes et aussi directive est celle de traquer les fuyards et de les ramener. Dans ces cas-là, mes oiseaux sont envoyés pour les chasser et les capturer non sans blessure évidemment. Cependant, je ne dompte pas les humains, cela me serait trop difficile surtout cela devait être fait en permanence. Je n’aime pas voir les gens se faire torturer pour rien. J’ai déjà assez de sang sur les mains comme cela, pas besoin d’en rajouter. Mes oiseaux c’est ma famille. Je ne serais rien sans eux.

Je ne suis pas doué pour la tendresse, la douceur et le réconfort, mais je sais comment démontrer par ma présence un certain sentiment de sécurité et de prestance. Je sais comment mettre en évidence mon aura pour que les humains apeurés puissent se sentir rassurés tout de même. J’apporte de la protection à celui qui en a le plus besoin et cela, sans marque et astuce du Caliçat. Si j’ai besoin de m’abreuver, je demande la permission en premier lieu et je m’assure d’être bref et de boire le minimum requis pour rester complètement compétent.

Vous comprenez maintenant pourquoi les apparences sont parfois trompeuses? Eh bien, si vous n’êtes pas idiots, j’espère que vous ne répéterez cela à personne. Je n’ai pas envie de tuer, mais je pourrai toujours faire une exception pour vous.



❝Les péripéties d'une vie

“Refusez qu'on vous impose la liberté de parole avant la liberté de pensée !”



Soyez le bienvenue au Manoir de Roncepourpre ! Alors que vous pénétrez dans votre nouvelle demeure, on vous demande de signer le registre et de nous fournir des renseignements sur vous. Êtes-vous un humain ou un vampire ? Êtes-vous né au Bourbier ou ailleurs ? Qu'est-ce qui vous a conduit jusqu'ici ? Qu'espérez-vous pour l'avenir ?

2767-2783 – Naissance, enfance et adolescence – La famille est la première richesse qu'on hérite dès le premier jour de sa naissance.

Cela fait énormément longtemps que j’existe sur cette terre. Je ne me souviens plus du jour de ma naissance, seulement de son année, une année assez froide je dois le dire, 2767. Dans ces temps-là, il n’arrivait pas un jour sans que la neige ne tombe du ciel et que le vent glacial ne vous gèle les doigts et les orteils. La Grande-Bretagne était un havre de paix et d’harmonie, seulement touché par cette vague de froid persistant, comme si plus jamais tout autre saison que l’hiver ne s’y tiendrait. Je me souviens encore qu’à l’époque, les familles s’entraidaient pour survivre, qu’elles n’avaient pas beaucoup d’enfants aussi, les terrains étant déjà débordés par-ci par-là de gens cherchant refuge. Ceux qui ne pouvaient plus habiter dans leur coin de pays devenu trop froid à cause de la température polaire. Il ne pleuvait plus, ne faisant que neiger et même parfois grêler sur nos têtes.

Ma mère m’avait mis au monde sous plusieurs couches de couvertures bien chaudes, ne voulant pas que je tombe malade dès ma venue au monde. À peine étais-je sortie de ses entrailles que mes cris étouffés résonnèrent dans la petite pièce familiale. J’étais un beau bébé, selon ses dires, mais je ne me souviens hélas plus de mes traits à cet âge-là. J’étais enfant unique de plus. Ainsi, pour moi les notions de fraternité, de partage, d’écoute et l’envie de protéger autrui m’étaient étrangères. Je n’étais pas ce genre d’enfant-là.

Je me souviens encore d’un jour de tempête où mes parents, cherchant à se réchauffer le plus possible dans notre petite maison m’avaient demandé de rester au lit pour ne pas attraper froid. De la fenêtre givrée de ma chambre je pouvais apercevoir des enfants jouer dans la neige malgré la tempête, se foutant du froid, se tenant au chaud en restant ensemble, en se réchauffant mutuellement. Je les avais trouvés idiots. Je croyais à ce moment-là que le seul moyen de survivre était de rester auprès de sa famille, de ne jamais s’en éloigner et de toujours lui obéir. Avais-je tort à l’époque? Je n’en sais encore rien, mais ce que je sais c’est que l’idiot cette journée-là c’était moi. J’avais été assez idiot pour ne pas leur avoir offert l’opportunité de me connaître. J’étais alors un enfant bien solitaire et ignorant. Cela changea en grandissant.

Dès mes 16 ans, en 2783,  je me mis en tête d’en apprendre un peu plus sur le monde. Certes, les technologies n’existaient plus depuis belle lurette, mais les connaissances de certains perduraient tout de même. Je pus ainsi collecter bon nombre de récits sur divers sujets plus ou moins intéressant, jusqu’à ce que le milieu militaire ne me tombe dans l’œil. Alors là, ce fut le coup de foudre, croyez-moi. Ces hommes et ces femmes qui se battaient pour leur patrie, leurs idéaux, leur peuple, combattant de front en regardant la peur en face, cela m’avait donné des frissons dans tout le corps. J’avais pu sentir l’adrénaline parcourir mes veines et mon corps, me demandant si cela pouvait être une vie pour moi. J’avais toujours été le seul enfant de mes parents, toujours solitaire sous mon toit, ne fréquentant pas d’enfants du même âge que moi. Même le regard doux et tendre d’une fille m’était encore inconnu. Sous le couvert de ma famille, ma richesse la plus précieuse, je ne découvrais rien du monde alentour. Je ne connaissais rien du réel enjeu qui se jouait en dehors. C’est pourquoi dès mes 17 ans je pris le chemin du soldat.

2784-2790 – Enrôlement et entraînement – La pauvreté, les privations et la misère sont l'école du bon soldat.

J’avoue que je me suis enrôlé très jeune, n’étant même pas encore tout à fait un homme. Mais que voulez-vous? J’avais cette ambition, cette envie de servir mon pays, ma nation. À cet âge-là nous prenons des décisions qui ne sont pas toujours très réfléchies et pour cause…Je ne savais pas du tout dans quoi je m’embarquais. J’avais des idéaux en tête, des images toutes brillantes qui tourbillonnaient dans mon esprit. Je croyais que cela allait être comme on me l’avait raconté dans les récits. Mais…ce fut tout autre. Je crois que c’est à ce moment-là que j’entendis pour la première fois parler des vampires.

Les vampires…des créatures de légende, des buveurs de sang cruels et sans remords qui ne pensent qu’à tuer et détruire. Des êtres redoutables de par leur  force spectaculaire et de leurs aptitudes hors norme. C’est ainsi que les hauts gradés nous parlaient d’eux. Ils essayaient de nous faire peur pour que nous soyons prêts lors de combats contre eux. Cependant, je n’y croyais pas du tout. Comment pouvait-il exister d’êtres surhumains ainsi faits? C’était tout simplement impossible qu’un être humain soit devenu cette bête, cette créature sanguinaire et assoiffée de sang. Elle aurait au minimum gardé sa conscience humaine, non? Je prenais donc tout cela avec des pincettes…mais si j’avais su à l’époque…Je n’aurais pas tenu les mêmes propos.

Nous n’étions pas des masses, mais bien une centaine de recrues pour environ une trentaine de hauts gradés de tous rangs confondus. Nous vivions dans des abris bien protégés du froid, c’était notre seul luxe. Où je posais le regard, il n’y avait que misère et pauvreté. C’était à peine si nous avions assez de vivre pour tous nous nourrir. De plus, les entraînements n’étaient pas pour les rigolos. Nous ne devions pas avoir peur du froid. Tout se faisait à l’extérieur en ce qui concernait l’entraînement physique. Il ne fallait pas traîner sinon nous nous faisions remettre à notre place très rapidement…Ahhh…le lieutenant-colonel Bryans…cet homme ne me manque pas du tout…Ahahaha…enfin…pour continuer, je vécus ce rigoureux entraînement pendant six ans.

Je me suis spécialisé dans le dressage de rapaces. Le but de cette spécialisation étant de trouver de la nourriture, des alliés en détresse ou des ennemis cachés. Ils m’avaient mis en équipe avec une grande chouette lapone. Un bel oiseau tout de même. Nous n’étions que trois soldats et un haut gradé à occuper cette position dans tout le régiment. Évidemment, cela ne venait pas amoindrir mes nouvelles compétences militaires ni tout l’entraînement de combat que j’avais acquis avec les années. J’étais très compétent dans les aptitudes de combat au corps à corps et dans l’art du tir aussi. J’étais préparé mentalement et physiquement à me battre corps et âme contre la menace vampire qui ne se faisait plus du tout secrète à présent. Nous allions prendre part à un combat contre les races, vampires contre humains et nous allions les vaincre. Du moins, je le croyais dur comme fer. Puis-je vous dire que nous ne sommes jamais réellement prêt à affronter la mort et à vivre une guerre? Il y a de quoi…personne ne sait réellement comment elle risque de se produire et de se terminer…

2790; dixième jour – Guerre, mort, sang et désespoir – La guerre, c'est toujours un ultime recours, c'est toujours un constat d'échec, c'est toujours la pire des solutions, parce qu'elle amène la mort et la misère.

Le froid…les cris et le désespoir…c’est tout ce que je pouvais voir, sentir, toucher, entendre et goûter sur le champ de bataille. Notre régiment s’était rendu au centre de la guerre, en France après un très long et douloureux périple. Aucun homme n’est réellement prêt pour la guerre…pour tout cela. Personne non plus ne peut en ressortir indemne. C’était l’horreur croyez-moi. Je ne pouvais pas en vouloir aux déserteurs. Ils avaient raison de fuir cette folie. Moi, qui n’avais jamais cru un traitre mot de mes supérieurs concernant les vampires, je le croyais dur comme fer maintenant. J’avais vu mes amis, mes camarades mourir les uns après les autres au fil des jours alors que ma chouette lapone retrouvait leurs cadavres déjà frigorifiés. Nous ne pouvions rien faire pour eux que de les brûler pour ne pas qu’ils puissent revenir à la vie dans les rangs adverses.

C’était la technique que certains vampires utilisaient…mettre de leurs côtés des soldats bien entraînés en les transformant en buveurs de sang complètement enragés. Cela faisait à peine dix jours que je me trouvais là que je ne savais plus du tout où donner de la tête. Il y avait beaucoup trop d’ennemis, beaucoup trop de neige et de vent, beaucoup trop de morts, de sang, de cris de détresse et de tout. Comment pouvais-je savoir quoi faire réellement dans cet état de panique général? Nous n’étions que des soldats depuis six ans seulement et cela était notre première guerre à tous. Une guerre contre des créatures bien plus rapides et fortes que nous. J’avais la peur au ventre, croyez-moi. Ce n’est pas plus plaisanterie. Je n’avais déjà plus de balles dans mon fusil.

À cause de cette panique générale du côté de mes tranchées, je ne vis pas alors l’être de la nuit s’approcher de moi. Ma chouette lapone était en repérage bien plus loin, trop loin de moi. Elle ne pouvait me sauver. Elle n’aurait pas pu le faire de toute façon. C’est dans la totale confusion que je sentis ses bras se refermer sur moi, l’une de ses mains se resserrer sur ma capuche pour l’abaisser brutalement, dégageant ainsi mon cou pour y mordre allègrement, sans aucune gêne. Je me débattis en vain, me sachant déjà vaincu. J’entendais au loin les cris de mes camarades et de mes alliés. Nous étions tous frères maintenant. Aucune nationalité ne pouvait détruire cela. Et pourtant…je savais que j’allais mourir…les crocs dans ma chair me le dictant sans équivoque. Mes nouveaux frères et les anciens allaient bien vite me rejoindre dans la mort. Je le croyais fermement à l’époque…mais cela fut tout autre. Certes, je mourus, mais je renaquis en un soldat totalement différent.

Alors que je me sentais devenir faible, arrêtant de me débattre dans les bras du vampire, je sentis son avant-bras sur mes lèvres entrouvertes, un liquide froid, ferreux les tachant de carmin. Sans m’en rendre compte, je mordis férocement cette chair offerte, voulant lui rendre coup sur coup. Je ne me m’aperçus que trop tard que j’avais fait une monumentale bêtise. Son sang coulait à flot dans ma gorge, me désaltérant, me tuant à petit feu. J’étais maintenant condamné. Je lui appartenais. C’est pourquoi, il me relâcha brusquement, me laissant tomber à genoux, alors que mes paupières s’ouvraient en grand et que mon corps se mit à souffrir. Je n’ai jamais crié aussi fort de toute ma vie. La douleur de la transformation, de la mort par le sang était une expérience que je ne souhaite même pas à mon pire ennemi. C’est une douleur qui se grave dans la peau, qui reste gravé dans la mémoire et qui ne vous quittes qu’une fois bel et bien mort.

Lorsque je me suis éveillé, j’avais soif. C’est la première chose que me soit venu à l’esprit. J’avais terriblement soif, ne m’apercevant même pas que je n’avais plus froid. Vous savez, être déboussolé à ce point, c’est presque comme un état de choc. Disons que cela devait en être un tout de même. Je ne savais même pas le moment de la journée ou de la nuit. Je ne comprenais plus rien outre ma soif qu’il fallait que j’étanche le plus rapidement possible. Je me souviens m’être relevé et avoir vu le vampire, mon créateur. Il me souriait et je lui souris. D’un geste de la main, il m’avait montré le champ de bataille encore en guerre, évidemment. Mes yeux s’étaient alors posé sur un jeune Français, tentant de tirer sur un vampire beaucoup trop agile. Je voyais sa panique dans son regard, son envie forte de prendre ses jambes à son cou et de s’éloigner de là. J’entendais son cœur battre la chamade et j’en avais frémi. Il fut mon premier repas en tant que vampire et je n’eus, contre toute attente, aucun remord à lui retirer la vie. J’étais devenu comme ma chouette lapone, un prédateur ne voulant que se nourrir.

Guidé par l’homme qui m’avait transformé, je me retrouvai de l’autre côté du champ de bataille, dans celui de la mort éternelle…Cependant, une seule pensée ne cessait de revenir dans ma tête…J’ai faim…de sang…

2790-2800 – L’armée des ombres – La renaissance ne se présente pas comme un progrès continu. La beauté y a constamment côtoyé la cruauté, et l'ombre la lumière.

La guerre de dix ans…aahh…J’en fis partit dans les deux camps. Enfin, bien plus longtemps dans l’un que dans l’autre certes…mais tout de même…Je devins une pièce maîtresse de mon créateur. Je devins l’un de ses enfants…soldat de son armée des ombres. Une armée composée d’humains soldats devenus vampires sur le champ de bataille. Une cruauté sans borne, le dirons-nous. Ceux qui furent nos frères furent tués sous nos crocs assoiffés. J’étais tellement dévoué à mon maître que je ne faisais plus la différence entre ceux qui furent mes amis et mes ennemis. Son emprise sur moi était telle que je n’avais pas conscience de l’immoralité de mes actions. Je ne voulais qu’une chose à l’époque et c’était de le servir et de lui obéir comme le parfait soldat que j’étais devenu. Sans peur, sans remords. La chouette qui m’avait été confiée durant mes années d’entraînement n’avait pas survécu à ces dix longues années de combat. Cela ne me fit même pas de peine.

C’était comme si mes sentiments humains avaient été balayés du revers de la main. Mon «père» m’avait complètement lavé le cerveau de ses idéaux, de son utopie. Je me souviens encore que tout ce qu’il disait était pour moi la vérité pure, la plus belle richesse à mes oreilles. J’étais naïf…trop naïf…Ces enfants de l’armée des ombres furent tatoués un à un avec ce qui serait notre symbole de mort, une épée avec des ailes. Ce tatouage recouvrait le dos de tous, sans exception. Nous étions son élite de guerre, ses machines à tuer. Il était tellement fier de nous et nous le lui redonnions en combattant pour lui. Je ne sais même pas combien de morts j’ai pu faire en son nom…cela fait si longtemps…

Nous étions craints des humains bien plus que les simples vampires qui combattaient à nos côtés. Nous étions l’ombre, la noirceur…la main qui prend la vie dans le silence le plus absolu. Nous étions la mort marchant sur un sol recouvert de cadavres sanglants encore chauds. Nous n’avions de cesse de tuer pour lui, notre «père». Je crois que c’est l’époque la plus sombre de ma vie…une époque je ne veux plus jamais avoir à revivre. J’aurai préféré la mort que de faire subir cela de nouveau à ma patrie, aux hommes qui me virent naître en ce monde.

Le traité de paix sauva le reste de l’humanité des griffes des êtres de la nuit. Ainsi, l’humain et le vampire seraient en paix, ne se cherchant plus querelle au prix d’une dizaine d’année de morts, perte beaucoup plus lourde chez les humains que les vampires, soit. L’accalmie tomba pour tous et nous, l’armée des ombres, ne servirent plus à rien. Cependant, mon maître encore assoiffé de vengeance, de cruauté avait encore des plans pour nous. Il allait continuer de semer la mort là où les humains ne pourraient se défendre. Ma vie de soldat se perpétua durant encore un siècle. Après tout, je n’avais d’yeux que pour lui. Il était mon idole, ma raison d’être. Je ne pouvais pas le décevoir…et pourtant…

2800-2900  – Vie de soldat, vie de mort  – Le vampire répand la nouvelle comme une traînée de sang.

Tout en répandant la nouvelle d’un nouveau traité de paix entre vampires et humains, chaque soldat de mon «père» laissait derrière lui une traînée de sang sans précédent. Nous tuions sans distinction, homme, femme, enfant, vieillard…Si notre «père» nous le demandait évidemment. Nous ne faisions pas de mort inutile si nous n’en avions pas ordre. Nous étions tous des soldats obéissant ne cherchant le mérite qu’aux yeux de notre créateur. Peu à peu cependant, nous nous sommes retrouvé séparé les uns des autres. Nous étions envoyés ailleurs, dans d’autres pays. C’est cela qui me permis de reprendre conscience avec la réalité.

Je fus envoyé dans des contrées lointaines de la France. Seul avec moi-même pendant de très longues années, le lien privilégié que j’avais avec mon créateur se fit de plus en plus faible. Atténué par la distance, je ne fus bientôt plus qu’un soldat sans but. Je marchais dans le froid de l’ère glaciaire sans savoir où j’allais. Je savais juste que je devais avancer, continuer toujours tout droit sans me retourner. Je ne sus que bien plus tard que mon maître fut assassiné par des vampires adverses, de ceux qui veulent un contrôle sur vie et mort. Je crois que c’est le déclencheur de ma libération. Plus rien de lui ne pouvait maintenant m’atteindre.

Cependant, cela me fit perdre la raison. Tout ce que j’avais fait ces dernières années me revenaient en tête. Je me souvenais des morts et ils me hantaient jour et nuit. C’était le poids du sang sur mes mains, de la vie de soldat que je menais alors. Je crois que vous ne pouvez pas savoir le mal que cela me fit de comprendre que j’avais assassiné de sang-froid mes confrères humains. C’est une douleur qui ne vous quitte jamais, même à 534 ans. Les remords que je n’avais eus à l’époque m’éclatèrent au visage à ce moment-là. J’en perdis l’appétit de sang humain pendant le reste du siècle. Je me nourrissais que de sang animal alors et cela, de manière minimale. Ma vie de soldat si parfait venait de se briser en mille morceau et mes actes étaient tachés d’un encre indélébile.

Le jour, je faisais des cauchemars. Je ne ressentais plus le froid mordant ma peau, mais je sentais très bien le froid qui habitait mon cœur. Un froid douloureux, palpable par la lenteur des battements dans ma poitrine. Je me savais dépourvu de chaleur rassurante, de sentiments humains. Je ne savais plus comment apprécier la vie, puisque je n’étais plus que mort debout. Ma vision du monde venait encore une fois de changer. C’est difficile de donner un sens à sa vie lorsque la vie est éternelle. Surtout lorsque tout nous est retiré. Je ne savais plus du tout où aller alors, je me suis terré loin de toute civilisation, dans la faune et la flore gelée. C’est ainsi que je les ai rencontré un à un…mes futurs compagnons de proies.

2901-3256  – Oiseaux de proie et dressage  – L'aigle ne fuit jamais la tempête. Par contre, il s'en sert pour prendre de la hauteur.

Harfang des neiges : 2901-2920

Le premier oiseau de proie que je rencontrai fut un majestueux harfang des neiges. De ses plumes d’un blanc éclatant, je le vis chasser un lapereau. Mes yeux l’avaient suivi sans le quitter une seule seconde, le voyant plonger en silence vers sa proie, la saisissant de ses serres aiguisés. J’en avais eu le souffle coupé. Cet oiseau d’hiver ne semblait pas se soucier de ce qui l’entourait. Il chassait sans se poser de question, vivant par l’instinct uniquement. Ancien dresseur de rapaces, je me mis à penser à la chouette lapone qui m’avait accompagné durant de longues années. Elle m’avait manqué sur le coup je dois dire. Elle avait été une compagne et une excellente auditrice. Surtout lorsque je n’avais personne avec qui parler.

Je me suis alors dit que je pourrais prendre mes acquis pour dresser de nouveau des oiseaux. C’est ainsi que je me suis mis à tenter de créer un lien de confiance avec cet animal. Cela fut difficile, pris même des années, mais nous avons fini par nous faire confiance. Cette chouette harfang chassait maintenant pour moi et je partageais mon repas avec elle. Elle mourut quelques années plus tard et je me mis à dresser d’autres après cela. Celle que j’ai aujourd’hui n’a que trois ans et elle m’est fidèle.

Aigle royal : 2926-2946

Vint ensuite l’aigle royal. Ce grand oiseau, signe de puissance et de beauté surmontait la pire des tempêtes sans même sourciller. Cette soirée-là, je le vis se dresser au plus haut de la tempête, lâchant un cri strident très fort. Il était le roi de la forêt, le prince des tempêtes. Il ne craignait pas le froid, le surmontant, le surplombant. Il était jeune, je pouvais le voir à son plumage. N’ayant plus de compagnon de vie, je me mis au défi d’en faire mon ami. Je crois qu’il fut le plus têtu de tous.

Méfiant, il ne me laissa pas l’approcher. Je dus user de ruse pour pouvoir ne serait-ce que l’apercevoir de près. Encore là, après plusieurs années, je finis par m’en faire un allié, même s’il ne m’écoutait pas souvent. Il devint mon protecteur, me défendant contre ceux qui m’auraient voulu du mal. Il mourut à 22 ans, tué par un chasseur affamé. Malgré la perte d’un ami, je ne l’ai pas vengé. Je ne pouvais pas tuer celui qui ne voulait que ce nourrir. Cela aurait été stupide. Je savais que l’oiseau n’avait pas souffert, c’était le principal. Tapis dans l’ombre, je repris mon chemin, n’en élevant un autre que des siècles plus tard. Celui que me protège aujourd’hui a quatre ans et il est mon plus précieux ami.

Chouette lapone : 3000-3004

Je n’ai pas grand-chose à dire sur la chouette lapone. J’en rencontrai une autre en l’an 3000. Une vieille chouette qui avait visiblement une aile brisée. Je me suis occupé d’elle jusqu’à sa mort, lui témoignant l’affection que je n’avais pas pu témoigner à celle que je connus, humain. Elle mourut dans mes bras et je l’enterrai, lui creusant à même mes doigts nus une sépulture de fortune. Je me promis alors d’en dresser d’autres, ravivant ainsi le souvenir de ma première amie. Ainsi aujourd’hui, je chasse avec une belle chouette lapone de cinq ans. Elle est mon bras droit, ma raison d’être. Nous formons une équipe d’enfer, inébranlable.

Hibou des marais : 3247-3256

J’ai rencontré le hibou des marais près d’un village humain. Il n’était qu’un oiseau juvénile lorsque je le recueilli. Il avait encore son duvet d’oisillon. L’arbre dans lequel il vivait avec sa famille avait été coupé par les humains, tuant sur le coup les autres petits qui ne volaient pas encore assez bien pour s’enfuir. Lui, avait survécu malgré tout. Il était endurant, vif et très énergique. Il me fit rire plus d’une fois. De tous les oiseaux que j’eus dressé, il fut le plus espiègle, mais aussi le plus obéissant. Plus petit que tous ceux que j’eus élevé, il était tout de même un très bon chasseur.

Je me souviens encore de la nuit où il me ramena plusieurs rongeurs encore frais tué après une chasse de plusieurs heures. Je l’avais récompensé en lui donnant le plus dodu de tous, me rassasiant des autres. Je n’avais pas besoin de beaucoup, juste du minimum. Nous avons vécu de bonnes années ensemble, mais comme tous les autres, il s’éteignit, me laissant de nouveau seul. Il eut tout de même neuf belles années à mes côtés. J’en dresse encore aujourd’hui. Ce petit hibou intrépide n’a de cesse de m’impressionner. Celui qui se trouve à mes côtés aujourd’hui a deux ans et est un chasseur hors pair. Gare à ses serres acérées.

3257-3301  – Espoir, amour et liberté, les sentiments humains  – Être libre, ce n'est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c'est vivre d'une façon qui respecte et renforce la liberté des autres.

Vous vous souvenez que je suis un soldat, non? Eh bien, en tant que soldat et n’ayant connu que cela, je n’ai jamais connu l’amour d’une femme, ni même celui d’un homme. Enfin, c’était avant de le rencontrer. Qui aurait cru que le grand Guilderoy Wolfe, ancien soldat de l’escouade de l’armée des ombres, meurtrier sanguinaire d’êtres humains, pouvait ressentir des sentiments et tomber amoureux. Voilà…je le dis…J’ai aimé. Mais avant de vous parler de lui, je vais vous raconter comment je l’ai rencontré.

Je voyageais de plus en plus près des villes et villages français. J’avais recommencé à me nourrir auprès d’êtres humains, mais je le faisais dans leur sommeil et ne buvais qu’une fois aux deux ou trois semaines. Je prenais le minimum requis pour me faire vivre. Je prenais un peu de sang aux hommes forts des villages que je sillonnais. Je me faisais un point d’honneur à ne toucher qu’à ceux qui était résistant, aucune femme, aucune vieillard ni enfant. La honte qui m’habitait encore m’empêchait de tuer de nouveau. De toute façon, je ne voulais plus le faire. Plus jamais. La seule chose que je désirais c’était de survivre dans l’ombre. Les humains n’avaient plus à subir la peur et la souffrance causées par les vampires.

Cette nuit-là, j’étais entré dans une maison de campagne pour me nourrir. Je marchais avec la grâce d’un chat et le silence d’un mort vers la chambre des maîtres de la demeure. Pas à pas, je voyais le couloir dans lequel j’étais raccourcir peu à peu, m’approchant de mon but. Alors que je passais devant une porte close, celle-ci s’ouvrit sur un jeune homme, brun, cheveux en bataille. Il devait s’être levé pour aller soulager sa vessie. Nos regards s’étaient rencontrés et d’un geste vif, j’avais déposé ma paume sur ses lèvres pour l’empêcher de crier. Ce qui m’étonna à ce moment-là c’est qu’il ne le fit pas. Ses yeux brillaient de détermination, mais pas de peur. Il me défiait de tout son être et cela me fit sourire. Qui était assez fou pour défier un vampire me direz-vous…Lui…Eustache en était capable.

Disons que cette nuit-là, je ne me suis pas nourri. Je suis partie avec les ombres, laissant sa famille en paix. Je suis resté tout de même dans les parages, épiant cet humain intriguant qui n’avait pas peur de moi. Je n’appris son prénom que bien plus tard, alors que nous nous tournions autour sans le savoir. Lui voulait en apprendre d’avantage sur moi et moi, sur lui. Les premières conversations que nous eûmes ensemble furent houleuses, mais au fil des jours, des semaines et des mois, nous finîmes par nous comprendre. Sa vision du monde devint la mienne. Dans mon cœur froid, des sentiments humains se creusèrent une place dans la glace. Je me permis de l’aimer comme il se permit de m’aimer en retour.

Je me mis à protéger son village dans l’ombre, n’apparaissant jamais physiquement devant les autres humains qui y vivaient. Le seul qui pouvait me voir tel que j’étais, c’était Eustache. Il devint mon soutien, ma raison d’être. Je pouvais enfin dire que ma rédemption commençait. Nous vivions un amour pur, sans jugement venant de l’un comme de l’autre. Jamais il ne prit femme, décidant de devenir chasseur aux abords de la forêt. Son amour pour moi était bien plus fort que les recommandations de sa famille. On ne pouvait retirer de son cœur les sentiments qui l’habitaient. Ce fut la seule et unique fois où je me suis laissé aller à l’amour et à une vie plus ou moins normale. Puis, il mourut à l’âge de quarante et un ans. Je l’ai pleuré une journée et une nuit entière, puis je partis. J’ai laissé le soin à sa famille de le pleurer aussi, de l’enterrer et de le remercier pour tout. Il avait bien vécu et moi, je pris la décision de poursuivre sa mémoire, ses idéaux. Il avait changé ma vision du monde et je savais…Je savais que je voulais que cette vision se concrétise. J’allais devenir un rebelle pour les miens, mais j’allais être un pilier pour ceux qui en avaient de besoin.

C’est ainsi que je suis arrivé au manoir de Roncepourpre quelques années plus tard. Je me suis présenté aux dirigeants comme un allié, une aide contre les fugitifs humains. J’allais faire ce dont je répugnais le plus pour sauver les apparences et aider dans l’ombre les humains à regagner leur liberté. Mes souffrances ne seraient alors rien à comparées de celles qu’ils eurent subies. J’allais m’imposer dans l’ombre comme un membre influent de cette rébellion sous couverture. Vampire allié des humains. Nous étions tous égaux, sur la même longueur d’ondes. J’allais devenir pour eux une aide des plus précieuses derrière mes facettes menaçante et cruelle. À n’en pas douter, j’allais être un membre important dans ce combat interne entre humain et vampire. Et cela, au péril de ma propre existence. En mémoire de mon Eustache adoré.



❝L'ombre derrière l'incarnation



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MessageSujet: Re: Guilderoy Wolfe ~ S'unir pour la cause... Lun 31 Oct - 18:51
Double post juste pour dire que j'ai enfin fini! :3 *I'm proud*
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MessageSujet: Re: Guilderoy Wolfe ~ S'unir pour la cause... Jeu 3 Nov - 12:57
Quelques détails à régler


Bonjour !
Je suis arrivé à la fin de lecture et je dois avouer que c'est très bien rédigé et agréable à lire dans l'ensemble.  Ton histoire est plutôt originale du fait que tu as développé le lien de ton personnage aux oiseaux qui ont traversé sa vie. Le ton de l'histoire convient aussi on ne sent pas qu'il est une victime mais simplement que c'est ainsi que sa vie fut menée. On a pas de drama exagéré.

Il ne reste que quelques détails insignifiants à voir et je te valide :

• Tu as parlé de balles en argent mais sur le forum nous n'avons pas précisé que l'argent tue les vampires, tu peux parler d'arme à feux ou munitions mais pas en argent !

• Par oublie dans les écrits officiels du forum ( c'est chose corrigée ) : les vampires ont un coeur qui bat mais très lentement/rarement qu'on ne l'entend pratiquement pas. Du coup il faudrait juste corriger ça.

• Ton vampire a 500 ans environs donc quelques siècles mais ... ne pas boire le reste du siècle ça serait combien de temps environ ? Parce qu'ils doivent tout de même se nourrir assez, que ça soit de sang animal ou humain il ne peut pas se contenter de ne rien boire du tout. À moins que j'ai mal lu !

Et pour finir à propos de la rébellion ( être un bras droit) tu verras avec le joueur qui en sera le Chef ça sera plus simple je pense :) pour le moment nous travaillons encore tout ça mais rien ne t'empêche de développer ta popularité sur le forum en attendant.

Ces points revus je te valide sur le champ.  
cupcake  heey
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MessageSujet: Re: Guilderoy Wolfe ~ S'unir pour la cause... Jeu 3 Nov - 17:58
Je crois avoir tout corrigé! :)

Merci pour les commentaires, c'est très constructif! :)
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Othello
MessageSujet: Re: Guilderoy Wolfe ~ S'unir pour la cause... Jeu 3 Nov - 18:43
Rebienvenue parmi nous


Merci pour les modifications. Tu es validé !

À présent que tu es un résident du Manoir de Roncepourpre tu as été ajouté au groupe Vampires et tu peux maintenant consulter les recherches de Maîtres/Calices ou poster la tienne ici, demander des appartements dans cette section et créer des prédéfinis ici. Aussi la section des journaux de liens t'es ouverte, importante pour te construire des liens avec nos membres et pour pouvoir suivre ta chronologie. N'oublie pas de recenser ton avatar et ta marque !

Bon séjour parmi nous.
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MessageSujet: Re: Guilderoy Wolfe ~ S'unir pour la cause...
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Guilderoy Wolfe ~ S'unir pour la cause...

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