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Marcus Saint-John (terminé)

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Messages : 29
Lien de sang ? : Aucun connu
MessageSujet: Marcus Saint-John (terminé) Lun 19 Sep - 3:25


❝Saint-John Marcus



« Mains froides, cœur chaud »



❝ Surnom : aucun pour le moment.
❝ Age : 1410 (35/40 d’apparence)
❝ Race : vampire
❝ Date de naissance : 20 mars 1890
❝ Pays d'origine : France
❝ Métier : Elu au Conseil
❝ Attirance : ça lui est égal
❝ Plus grand rêve : Etre en accord avec lui-même.
❝ Pêché mignon : café (c’est d’un banal…)
❝ Plus grande peur : Devenir aussi insensible que son physique ne laisse paraître.


❝D'une pensée un souffle perdu




Merci de compléter ce formulaire un peu indiscret...
• Taille : 1m90
• Poids : 85kg
• Couleur de cheveux : noire
• Couleur des yeux : gris
• Tatouages, piercings, cicatrices ? pas de tatouage, quelques cicatrices de sa vie d’humain.
• Description : C’est une grande silhouette qui force souvent à lever le nez. Grande stature, des épaules larges, un port de tête altier soutenu par des cheveux noirs ondulés et un regard gris qui ne cille pas. Le regard est froid, polaire même. Sur les traits droits, francs et anguleux de ce faciès, il semble n’y avoir aucune place pour quelques nuances dans ses expressions. Il regarde droit dans les yeux, sans cligner ni faillir et donne l’impression de vous décortiquer des pieds à la tête. Sans pudeur, il darde des aciers chirurgicaux. Pas de douceur, pas de sourire, la grande stature pâle est plus proche d’un couperet ambulant capable de vous décapiter d’un clignement d’yeux que de l’âme bienveillante et rassurante. Il colle les miquettes. Ses grandes mains noueuses semblables à des serres n’ont rien de chaleureux. A vrai dire, rien chez ce vampire ne dégage quelque chose de sympathique. Austère comme une vieille pierre de gré, il a la démarche d’un être à la détermination implacable et intransigeante. Il parle posément, calmement, sans hausser le ton. Même les émotions fortes percent le visage à grande peine. Parfois on entend sa voix qui tonne depuis son bureau, son couloir… On l’entend de loin. Et il vaut mieux ne pas être dans les parages à cet instant. N’imaginez pas un homme fou de rage qui réduit son bureau ou l’objet de sa contrariété en charpie. Il n’en a jamais eu besoin. Jusqu’à présent ou presque, il lui a toujours suffit de se lever et de laisser sa voix grave faire trembler les murs pour que les autres s’écrasent. Redoutable, il peut donner l’impression d’être capable d’une colère aussi froide et écrasante que sanglante et sinistre. Pourtant il n’en est rien. Ses mains ont frappées quelques fois bien entendu. Mais cela reste exceptionnel.
Dans son plus simple apparat, on découvre un corps entretenu à contrario de son visage ou la barbe est toujours plus ou moins présente. S’il est tout en longueur, on ne doute pas de sa force à sa stature de grand pantin désarticulé. La poigne qu’il a est de fer. Il pourrait sans aucun doute briser un cou d’une seule main. Ecrasante, il fait cependant peut étalage de sa force. Il donne l’impression d’être de ceux que rien ne peut ébranler, que rien ni personne ne peut lui faire courber l’échine ou faire ployer cette grande carcasse.
Toujours bien habillé, Marcus est quelqu’un d’assez sobre qui peut vite avoir l’air d’un croquemitaine.

300 mots minimum.


Ce formulaire nous sera utile pour vous aider à trouver un Maître ou un Calice, alors remplissez-le avec soin !
• Trois qualités : Fidèle, joueur, bienveillant
• Trois défauts : Austère, peu bavard, opportuniste.
• Préférence sexuelle : Cela dépend de la personne en face. Il peut être aussi dominé que dominant.
• Description : C’est un va-et-vient incessant. Si à l’extérieur il est aussi expressif qu’un caillou, l’intérieur est beaucoup plus nuancé. Il est difficile de savoir ce qu’il pense réellement puisqu’il ne montre pas ce qu’il ressent. Ce n’est pas qu’il ne le veut pas mais plutôt qu’il n’y arrive tout simplement pas. Ses lippes trouvent rarement le chemin d’un sourire. Il reste froid et hermétique. Et pourtant il a de l’humour. Encore faut-il réussir à déceler ça sous l’épais masque d’albâtre pince-sans-rire. Il a pourtant une profonde affection pour la plupart de ses « frères » qui vivent au manoir. Sous ses apparences de frigo ambulant, il est doté d’une grande sensibilité qui est difficile à remarquer. Une main sur une épaule, un silence, un mot. Marcus est économe et à appris à montrer par des gestes plutôt que d’essayer de dérider son visage. Il est d’un naturel calme, posé et réfléchit et agira qu’en de très rares occasions sur une impulsion. Même dans ces cas-là, n’attendez pas une explosion de démonstration. Sans hausser le ton, sa voix grave tonne aisément et peut s’entendre à l’autre bout du couloir sans tromper personne : il ne crie pas. Sa voix porte.
Il ne plaint jamais ou presque, se mettant facilement de côté pour être présent pour les autres. Ce n’est pas une question de confiance mais plutôt d’éducation et de mauvaise habitude d’enfermer à double tour ce qu’il peut ressentir. Malgré ça, il reste un homme droit et fidèle à ses pensées. S’il est ouvert à la discussion et aux débats, il ne faut pas oublier qu’il sait être un être convaincant et campé sur ses positions. Tout ce qui concerne autrui où les gens qu’il apprécie fait de lui quelqu’un de stable sur qui l’on peut compter en toutes circonstances. Dès que ça le concerne en revanche, c’est beaucoup plus compliqué. Le physique et ce qu’il dégage décourage voir rebute la plupart des gens. Son manque d’expression peut exaspérer. Alors il compensera par un geste, une phrase ou un ordre. Marcus n’est pas contre un peu de frivolité mais il aime que les choses soient claires, nettes et précises. Pas de mésententes.
Si l’on apprend à décrypter l’animal, on pourra alors y voir une myriade de nuances infimes. Un sourire à peine esquissé, une boutade lancée d’un air désinvolte et peut-être même un regard tendre. Concernant l’humanité, difficile à savoir ce qu’il pense. Tantôt concerné, tantôt indifférent. Cela semble se jouer à l’humeur du jour, de la personne. Car Marcus fonctionne comme on dit au feeling. Si la personne lui inspire de la sympathie, alors cette dernier aura (sans le savoir) trouver un ami aussi solide qu’un pilier. Car ce dernier n’attend rien en retour. Pas de merci, pas de reconnaissance. Trop habitué au comportement des autres à son égard, Marcus agit comme il l’entend et ne se soucie pas de sa personne.
Concernant le caliçat, peut de personne peuvent dire ce que Marcus pense réellement de tout ça. Il ne se prononce pas spécialement et certains peuvent en déduire qu’il n’est ni pour ni contre mais qu’il ne fait néanmoins rien pour aller contre ce décret. Ce qui est certain, c’est que le vampire millénaire déteste le gaspillage. En dehors d’une idée comme toute utopique, Marcus a les pieds sur terre et la réalité des choses bien ancrée dans la tête. Sans les humains, les vampires ne peuvent vivrent. Sans les humains, il verrait bon nombres de personne qu’il apprécie disparaître. Il ne voit cependant pas ce peuple comme des poches ambulantes pour autant. Pour le reste, personne ne saurait dire pour le moment ce qu’il en est derrière le masque d’albâtre de cet être.
Ce qu’il pense semble être verrouillé derrière les deux aciers que sont ses yeux.

300 mots minimum.



❝Les péripéties d'une vie

« Il faut se donner les moyens de sa politique »







Poupée couverte de stigmates.

Portraits frigides, dénués d’une quelconque lueur d’amour dans les yeux. Pantins à la peau pâle et aux cheveux aussi sombres qu’une nuit sans lune. Un cadre stricte, presque militaire où les étreintes maternelles rassurantes se cantonnent à deux baisers sur le front par jour. Un le matin au réveil et un le soir au coucher. Une époque lointaine devenue presque irréelle. D’une autre vie, d’un autre monde. Les souvenirs s’estompent avec le temps, s’érodent, se morcellent. Et pourtant, chaque fois que l’esprit plonge dans les profondeurs de sa mémoire, les rares images qui lui reviennent, aussi floues soient-elles, ont laissées derrières elles des traces indélébiles.

Aussi loin qu’il s’en souvienne, le malaise a toujours été là, même à cette époque reculée. Ce sentiment d’être ailleurs, d’être parfois en dehors de son corps et d’avoir l’impression de pouvoir s’observer de l’extérieur. Se détacher pour mieux supporter. Porter un masque pour mieux cacher les ignobles plaies purulentes. Pour dissimuler sa différence et être accepté. Etre un pantin parmi les autres. Un Saint-John parmi les autres Saint-John.

Générer l’effroi, un malaise qui ne dérange que les autres. Des statues à l’aplomb déstabilisant. Droit comme la justice, implacables. L’illustre famille est redoutée pour mieux contrôler. Pour mieux écraser. Et pour la plupart, ce long frisson d’effroi qui courait le long de l’échine par leur simple présence était justifié. Rien ne se mettait en travers de leur route car la seule issue connue de tous aurait été de finir six pieds sous terre.

Pas de clémence ou de récidive.

Alors il se détache, cache l’envie de dire aux autres qu’il n’est pas ce qu’il parait. Qu’il n’est pas à l’image de ce physique qu’il n’a jamais souhaité. En cachette il grimait son visage, le barbouillait, cassant la symétrie parfaite de ce visage détesté. A une époque, il avait frisé la crise de nerf. Un dérapage aussi brutal que ce qu’il s’apprêtait à faire. Prêt à se scarifier, sa mère avait déboulée comme un diable sortie de sa boite pour lui arracher l’objet des mains avant de lui décoller une gifle si puissante qu’elle s’en cassa un doigt.

Une seconde il avait failli tout lui dévoiler.

Lui dire ce qu’il avait envie n’était jamais entré en ligne de compte. On ne demandait pas aux enfants ce qu’ils voulaient. Ils n’étaient que l’interminable continuité d’une arrogance familiale. Et même après l’incident qui n’eut pas de récidive, on lui imposa le mariage arrangé. Quand bien même il n’en avait pas envie, il s’y plia sans broncher, jurant intérieurement qu’il ferait de la vie de cette pauvre fille un enfer. Lors des rencontres précédents l’union… Aussi poli et frigide était-il devant les deux familles, une fois seul avec elle, il avait été odieux.

Jeanne avait pleurée. Longtemps. Et lui était resté là à la contempler et à la regarder de ce visage austère comme la mort elle-même, puis était partit sans un mot. Étrangement, Jeanne ne dit rien de ce qu’il c’était passé, réapparaissant la fois suivante rayonnante. Comme si rien ne s’était passé. Il se contenta alors de l’observer, jusqu’à la cérémonie, jusqu’à la nuit de noces… A aucun moment il n’avait souri. Quand il l’avait lentement acculé contre un mur, un bras en appui et son visage froid braqué sur elle comme une statue, prêt à l’embrasser, Jeanne avait posé ses doigts sur les lèvres de Marcus.

Alors pour la première fois, il l’avait regardé dans les yeux. Inexpressif, polaire, il n’y avait que le clignement interrogatif de ses yeux qui trahissaient le trouble sous la glace. Et les noisettes de Jeanne reflétaient une douceur tendre mais déterminée. Elle lui sourit maladroitement. Elle n’avait aucune présence. Elle était quelconque. Elle avait pleuré comme une petite fille sans jamais se défendre pour revenir à grand renfort de sourires le lendemain. C’était une petite idiote. Une écervelée.

Lentement, Marcus s’était décollé du mur. Décollé d’elle et il semblait enfin la voir. Si le trouble l’avait violemment secoué, il n’avait cillé qu’un millième de seconde. Son visage aux lignes parfaites, surnaturelles, resta de marbre. Il se redressa et la fixa alors qu’elle semblait attendre une réaction, une réponse, quelque chose de sa part.

Rien ne vint à part cette mine horriblement austère, le regard polaire dardé sur elle. Puis Jeanne avait parlé. Doucement, sans reproche, sans rien d’autre que la réalité terre à terre. Ils ne s’aimaient pas. C’était un mariage arrangé, elle le comprenait parfaitement. Elle ne souhaitait qu’une chose : qu’ils s’entendent bien car quitte à passer leur vie ensemble, autant être amis dans le meilleur des cas.

Le temps fut leur seul allié. Un temps pour se découvrir, apprendre à se connaître, à déceler les moindres variations sur un faciès. Et si l’amour ne fut pas leur premier sentiment l’un envers l’autre, quelque chose de plus fort naquit. La complicité qu’ils éprouvaient fut bien plus forte, bien plus solide par la suite. Le couple s’épanouit au fil des années, solide, à regarder dans la même direction. Et il fallait rien de moins que ça quand vint la guerre alors que leur enfant était encore un bambin.

Période chargée de lettres manuscrites, dans un sens, comme dans l’autre. L’un au front, l’autre à craindre pour l’avenir. Période sombre, pleine de terreur rythmée par les obus, par les mines, par le bruit incessant des armes à feux, des gémissements de ses camarades en train d’agoniser dans la boue des tranchées. On ne retire pas son casque. Jamais. Un ami a lui l’a fait et ça lui a valu d’avoir la tête éclatée par un tir, vaporisant des morceaux qui avaient giclé en plein sur Marcus et d’autres de leurs camarades à proximité. Cette erreur avait au moins permis à Marcus de se jeter sur la jeune recrue nommée Fernand qui allait enlever la précieuse protection.

Si tu veux pas voir ta cervelle, n’enlève plus JAMAIS ce putain de casque.

Dix de tués, un de sauvé.

C’était l’enfer. De longs mois d’attentes, des années d’angoisses. Marcus a fait partit des chanceux qui ne sont pas rentré les pieds en avant, fermé dans une boite quand elle n’était pas simplement vide. Des champs de morts, il est passé aux champs de croix. Retrouver Jeanne lui a fait un bien fou. Quitter la guerre l’avait changé. Les nuits de cauchemars ont mis du temps à s’estomper. Heureusement Jeanne et Henri, leur fils, l’aida à reprendre goût à la vie et surtout en l’espèce humaine. A l’époque, comme tous ceux qui avaient vécu la guerre, il appelait ses ennemis « ces saloperies de bosch ». Même ses parents avaient survécu et devinrent encore plus présent pour l’éducation du dernier descendant.

Ce fut sans compter sur Marcus qui pour la première fois, rejeta sans faillir son père et sa mère. D’un non ferme et catégorique, déterminé à épargner à son enfant tout le mal qu’il avait vécu plus jeune, Marcus avait dit « stop ».  C’était terminé. Tant pis pour l’héritage. Tant pis pour le nom. Exit ces années, le jeune père de famille était marqué au fer rouge. Un déménagement plus tard près de la frontière Suisse permis à la petite famille de se recentrer sur elle-même.




C’est quand Henri fut à l’université, des années plus tard, que la vie de Marcus prit un tournant à 180 degrés. Il était monté sur Paris pour voir un client, François Laforêt. Appuyé contre un lampadaire, il avait acheté un nouveau journal, intrigué par la bande dessinée à l’intérieur. Le petit vingtième, Tintin au pays des soviets. Certain que ça plairait à son fils. Il l’avait roulé plus tard pour le glisser dans sa mallette. Il avait rendez-vous pour dîner, dans un restaurant de la capitale. Cela faisait plusieurs mois qu’il traitait avec cet homme. Un bel homme, un peu plus jeune que Marcus mais Ô combien intelligent et cultivé.  D’abord pour affaires, les deux hommes avaient tôt fit d’apprécier la présence l’un de l’autre. Les sujets s’étaient naturellement étendu à d’autres horizons : politique, économie, sciences et vécu. Ce n’étaient finalement que le sujet des femmes où François restait à la fois le plus intransigeant et le plus vague. Un malaise planait sans que Marcus n’arrive à définir quelle en était la source.

Ce soir-là, ils s’étaient séparés assez tard comme à leur habitude. Marcus avait commencé à marcher, assez droit malgré la charge qu’il venait de prendre. Il se souvient d’une nuit humide et froide et de la condensation qui s’échappait de ses lèvres alcoolisées. Du bourbon. Il adorait cet alcool et en avait profité, mangeant un peu sur son budget du voyage pour parfaire ce repas. Elle était loin, la vie d’opulence de sa famille. D’un coup d’œil, il arrive en bas du quartier de Pigalle. Endroit peu fréquentable et encore un peu mité. Au loin, le moulin Rouge affichait fièrement la revue des Black Birds. Au loin devant lui, deux hommes discutaient et quelques mètres avant qu’il n’arrive à leur hauteur, ils s’engouffrèrent dans la ruelle la plus proche. L’hôtel n’était plus très loin. C’est un son guttural, un râle, qui détourna les yeux gris de leur objectif. Marcus avait dérivé sur la ruelle où les deux hommes avaient disparu et entraperçu une scène qui le fit ralentir malgré lui.

L’un plaqué sur un mur, l’autre glué à son cou. Des gestes éloquents, des sons tout aussi explicites n’avaient laissé aucun doute possible planer quant à leur occupation du moment. Une seconde. Et la suivante, le plus grand qui profitait de l’autre, riva son regard et figure sanglante sur Marcus. Du nez jusqu’au menton, il en était recouvert. Liquide sombre qui figea notre homme embrouillé par l’alcool. A peine le dérangé esquissa un sourire que Marcus reprit aussitôt sa route et son chemin. L’acte homosexuel comme l’image l’avait perturbé. Assez pour qu’il fronce légèrement les sourcils et essaye en vain de chasser ce tableau.

L’homme était peut-être en danger mais lui avait une femme et un fils qui l’attendaient. La conscience peu tranquille lui fit faire demi-tour. Face à la ruelle, plus personne. Il resta planté là, les sens pris dans du coton épais. Avait-il rêvé ? Il n’en était plus sûr et l’obscurité des lieux fit naître une méfiance et une peur reptilienne au fond de son crâne.

Bon sang Marcus, tu n’es plus un gosse.

Et il s’avança jusqu’à l’endroit où il avait vu les deux hommes. Rien. Pas une tâche de sang. Rien que le pavé froid et humide, que l’odeur de crasse. Un autre bruit, plus loin lui avait fait levé la tête. Lentement, il avait sorti son Schmidt du holster. L’arme en main, le canon levé vers le ciel contre son épaule, il avança, les sens aux aguets. Sans un bruit, du moins le pensait-il, Marcus s’était enfoncé un peu plus dans les ténèbres. Il arriva à un angle droit et de la sortit une ombre. Aussitôt il pointa le revolver tout en armant le chien. Le craquement du cran lui parut aussi clair que les obus des tranchées. L’ombre releva des yeux vitreux et un sourire de dément sur ses lèvres. A l’instar de ces simples d’esprit, il ne sembla pas s’inquiéter de l’arme pointée droit entre ses yeux.

Mais ce qui choqua le plus Marcus fut la marque sur le cou de l’homme. Ce taré l’avait mordu. Il attrapa l’homme par le bras et le tira à lui, en arrière et chercha le ravisseur du regard, l’arme à feu toujours pointée devant lui alors qu’il reculait. Il  fallait emmener ce pauvre homme voir un médecin. Le temps de cligner des yeux et il sentit une douleur dans son poignet alors que le Schmidt partait voler plus loin. Il racla sur le sol avant que Marcus se retrouve plaqué le dos entre un mur et une fenêtre. Sa tête cogna et il échappa un grondement sourd. Le sifflement dans ses oreilles et la vue brouillée, il ne distingua que les bords flous d’un visage.

Ne te mêle pas des affaires des autres, si tu tiens à ta vie, Marcus.

On l’avait lâché brusquement et il avait glissé au sol, encore à moitié assommé. Il ferma les yeux, juste une seconde. Et ce furent des claques qui le ramenèrent de longues minutes plus tard. Hagard, il se leva une main molle pour arrêter les gestes et cligner des yeux sur un visage connu. Encore hagard, il discerna la mine inquiète de François.

Bon sang Marcus, qu’est-ce vous faites dans un endroit pareil ?


Je ramassais des fleurs pour Jeanne, avait-il alors lancé en grimaçant, portant sa main à l’arrière de son crâne douloureux. François mit un bras en soutient et aida le grand brun à se lever. Il l’emmena jusqu’à son hôtel où ils retrouvèrent le calme et la chaleur rassurante de la chambre. Assit sur une chaise dans la salle de bain, François s’occupa de le soigner.

-Qu’est-ce qui s’est passé, Marcus ? Je vous laisse une demi-heure et je vous retrouve estropié u fond d’une ruelle.
-Rien je….

Marcus leva les yeux sur la moue amusée et soulagé de son ami avant de voir une entaille sous son manteau. La chemise avait été coupée net et le rouge qui aparaissait fit lever la grande main du presque quadragénaire.

-Vous êtes blessé François ?

Mais il avait vu la peau. Pas une plaie ne venait entacher la peau blanche et lisse. Aussitôt François referma le pan du manteau sur un sourire quelque peu crispé.

-Non, j’ai déchiré ma chemise par négligence… Et j’ai simplement du recevoir de votre sang en vous aidant à marcher.
-Je n’ai pas pu vous tâcher ainsi.

Les aciers de Marcus étaient rivés sur son ami, regard insistant, implacable et François pinça les lèvres.

-Ne posez pas plus de question, Marcus… Je ne souhaite pas y répondre. Oubliez ça vaut mieux pour nous deux.

Un silence et Marcus fini par se lever, la soirée était trop perturbante et ce qu’il avait vu dans cette ruelle étaient en train de faire des liens et des jonctions avec les discussions passées avec celui qui lui faisait face. D’un geste, il écarta d’un mouvement brusque le manteau. François cogna contre le lavabo avant de voir sa chemise être à demi arrachée par la poigne de fer du brun qui constata une peau blanche, parfaitement lisse et gardant encore un sang déjà séché juste en dessous de l’entaille faite dans le tissu. Cette fois, François s’empara du poignet de Marcus. La force insoupçonnée dont il fit preuve décrocha le regard du brun de la plaie inexistante pour se river dans ceux de son ami. La lueur menaçante qui brillait dans ses yeux déstabilisa Marcus. Pourtant son visage froid n’exprimait rien d’autre qu’un œil acéré et une figure hermétique.

-Pourquoi…
-Plus de question Marcus.
-Je veux comprendre pourquoi tu sembles avoir été blessé et pourquoi il n’y a rien…

Inutile de lui mentir. Marcus avait vu bien trop d’homme saigner pour savoir que ce qu’il voyait datait de cette nuit.

-Tu es fatigué, Marcus. Et tu as reçu un coup sur la tête, on a failli te tuer.

Marcus dégagea lentement sa main de la prise qui le laissa faire.

-Je sais encore qu’on ne saigne pas sans être blessé. Qu’est-ce que ça veut dire ?

Les mâchoires de son ami dansèrent sous la pression qu’il venait d’exercer.

-Ne gâche pas tout… Marcus.

Terrain miné, de toutes évidences. Tout chez son ami voulait dissuader le quadragénaire de son entêtement à vouloir des réponses.

-J’ai vu deux hommes tout à l’heure… En train de se débaucher. C’est ça le secret que tu caches ? Tu les connais ?
-Tu deviens insultant…

La mine de François se renfrogna et il repoussa le brun sans douceur pour s’écarter de Marcus.

-Voilà comment tu me remercie de t’avoir retrouvé là-bas ? Je te soigne et toi tu me traite comme un ennemi ?

Marcus alla poser une main sur l’épaule qui ne reçut comme accueil qu’un rejet parlant. François leva le menton, le regard droit et serti d’un aplomb rare.

-Ne te moque pas de moi, Marcus. Je ne veux surtout pas voir si tu es comme tous ces abrutis qui pensent que c’est une maladie contagieuse. Je m’en contrefiche.
-Alors pourquoi tu ne le dis pas clairement ?
-Parce que les hommes sont des imbéciles. Et que j’aime discuter et passer du temps avec toi. Le reste ne regarde que moi.

Il baissa enfin le visage et souffla nerveusement par le nez avant de prendre une légère inspiration.

-Tu devrais aller dormir Marcus.

Il réajusta en vain sa chemise et serra les dents, clairement contrarié d’être dans un tel état. Le silence posé était opaque et finalement, François cligna rapidement des yeux, hésita une seconde avant de se lancer tout en essayant de réajuster sa chemise.

-Je peux très bien me contenter de la seconde place et être simplement un ami pour toi… Mais par pitié, épargne-moi tes leçons de morales. Je suis assez grand pour… Qu’est-ce que tu fais bon sang ?

Les grandes mains de Marcus s’étaient emparées d’un bouton et il sortit la chemise du pantalon à pince. Sa figure froide ne laissait rien sortir du trouble profond qui secouait sa grande carcasse. Et dans un geste, la peau dévoilée fut effleurée du bout des doigts et généra une chair de poule qui n’échappa pas aux aciers.

-Marcus… Ne fait rien que tu regretterais. Jeanne est…
-Jeanne n’est pas le problème.

Cette peau était dur et froide et il prit la taille dans sa main et exerça une légère pression. Ce corps était en train de le perturber. Peut-être François avait vu le trouble transparaître dans les yeux gris, peut-être qu’il semblait à François que le brun trouvait son corps semblable à celui d’un mort. Il s’écart à nouveau, mal à l’aise cette fois.

-Je… Je vais rentrer…

Et il referma finalement son manteau, décidé à partir cette fois. Il se passa une main dans les cheveux rabattu en arrière et leva ses yeux bleus sur le brun.

-C’est une mauvaise soirée.

Peut-être avait-il raison. Peut-être pas. Les quelques minutes qui suivirent furent calmes, sans un mot. Jusqu’au tout dernier moment. Juste là où Marcus bascula. Sans prévenir il avait attrapé l’autre pas la taille avant de prendre les lèvres à pleine bouche. Le mur trembla à leur impact, un meuble racla fortement sur le sol et si François lutta au départ pour se défaire, les assauts incessants lui fit rendre les armes.

Au diable le monde.

Peut-être bien qu’il s’était pris un mauvais coup sur la tête. Peut-être bien qu’il regretterait. Peut-être bien que Marcus lui en voudrait, c’était si difficile de le lire… Pas un mot ne fut échangé. Rien d’autres que des soupirs impudiques, étouffés de justesse. Peut-être bien que comme beaucoup d’autres, le brun allait simplement se servir, avide de braver les interdits. Aller contre le courant était si grisant une fois qu’on y avait goûté. Marcus lui-même avait enfermé à double tour sa raison. Pour ce soir, il l’emmerdait.

Au diable le monde, ils étaient beaux.

Vêtements enlevé à la hâte à peine atterrit sur le lit, deux corps qui se pressaient l’un contre l’autre, des jambes qui se plièrent, suaves, lascives et pressées. Quand l’immense barrage éclatait, vieux valait avoir les épaules pour cueillir la déferlante qui suivait.

Il aimait toujours Jeanne. Aimait son fils, sa famille. Mais Marcus le père était aussi un autre homme au fond de lui. Un être blessé, torturé, fracassé par la vie qu’il avait mené. Le sentiment puissant d’être en vie contre ce corps était bien trop fort pour lutter contre. La tête douloureuse ne l’avait en rien empêché d’empoigner le bassin et de ruer contre. Loin de la douceur et de la tendresse qu’il éprouvait pour sa femme à ces moments, Marcus n’avait en rien ménagé son ami qui lui avait rendu cette passion dévorante. L’intrigant, mystérieux François avec ses secrets, se tordait sous les ruades brusques, sans tendresse. François avec ses canines bien trop longues pour être humaine. François avec ce regard si intense qu’il semblait pouvoir embraser la moindre chose sur laquelle les yeux bleus se posaient.

Peut-être qu’il regretterait.

Mais ce ne fut pas le cas. Pas un moment la culpabilité ne vint ronger la conscience de Marcus. Même rentré, même face à Jeanne à qui il avait caché la vérité. Le mensonge était venu naturellement, sans accroche, sans mal. Il restait le père aimant qu’il était, consciencieux et attentif. François était à part. Dans une case sans nom. Et par la suite, chaque fois qu’il montait à la capitale pour affaire, il ne manquait jamais de ramener à un souvenir à sa femme et son fils, quand bien même il se retrouvait dans les bras de François, à se débaucher et à laisser parler ce qui coulait au fond de lui.

Il laissa la mélasse sombre s’échapper par filets grossiers. La troisième fois qu’ils s’étaient vus, en plein ébat, François l’avait mordu. Croyant à un jeu plus pervers, Marcus s’était redressé pour échapper à la prise, sans pour autant se défaire de l’autre. Son ami s’était excusé aussitôt. Léger tremblement de lèvres qui n’échappèrent aucun des secrets qui entourait le cadet. La vengeance se traduisit par une autre ruade.

Il avait lu le roman de Bram Stocker. Fait le lien avec ce qu’il avait vu dans la ruelle. Sans vouloir l’admettre. L’idée était grotesque. Ridicule. Et pourtant il n’y avait que l’improbable qui corroborait. Dépravé. Décalé. Le désir qu’il éprouvait pour François dépassait ce qu’il avait pu connaître. Il voulait se rendre ivre de son parfum, et que la voix éraillée par des hoquets de plaisir le rendent sourd au reste du monde.

Et là au creux des draps froissés, il luttait, les cheveux collés au front, à sa nuque tandis que l’autre en dessous restait froid… non… non il était chaud maintenant. Pour la première fois.

-Laisse-moi te mordre…

Contre-nature. La raison entière de Marcus se dressa comme un mur gargantuesque avec l’image des deux hommes de la ruelles placardée comme un film géant, la figure de l’autre complètement hagard avec sa blessure, le sourire dément de l’autre… Et le mur lutta contre le corps. La structure contre les éléments. La puissante frégate contre l’implacable lame de fond. Essoufflé, face au corps aux jambes impudiquement écartées, Marcus cilla quand il croisa le regard de cet amant. Un millième de seconde, il cilla.

Et la grande carcasse plia.


Petit à petit, le secret se dévoilait. Petit à petit, l’exceptionnel devint l’habitude. La douleur remplacée par le plaisir. Assourdissant, grisant. Maître dans un tourbillon hors de contrôle dans lequel François devenait progressivement un axe indispensable. Malgré les phrases raisonnables passé l’acte, aucune promesse n’était tenue.

Une année suffit pour qu’il passe le pas de non-retour.




Il n’eut aucunes excuses. La guerre était finie. Il avait survécu. Avait une femme et un fils aimant. Peut-être étaient-ce les cauchemars de la guerre qui perduraient à le hanter régulièrement. Peut-être était-ce ça qui tiraillait son subconscient qui lui hurlait que tout était trop beau pour durer. La vie est difficile. La vie est intransigeante. Et Marcus était de ceux qui s’attendaient à tout moment à devoir remettre les mains dans la merde. Parce que la vie se fichait bien de savoir si intel ou intel méritait un bonheur constant.

Les corps fauchés, mutilés, pulvérisés sur le champ de bataille trouvaient écho dans les rumeurs qui traînaient en Allemagne.

Malgré ça, il n’avait eu aucune excuse. François l’a prévenu, Marcus lui avait répondu.

La peur n’efface pas le danger.

Il devait tout lâcher. Tout abandonner. Il avait tout ce qu’il voulait. Lui-même n’aurait su dire et même encore aujourd’hui, il avait franchi le pas sans un regard en arrière. Ou presque. Orchestrer sa disparition fut le plus difficile. Mettre en place sa disparition soudaine. Il avait failli tout arrêter au dernier moment. Recouvert par une vague de culpabilité, d’appréhension, de la peur de se tromper.

C’est maintenant ou jamais.

Et ce fut maintenant. Le choix de non-retour. Le début d’un rêve psychédélique dans lequel le Saint-John qu’il était fut engloutit, arraché au contrôle qu’il pouvait avoir. L’explosion nouvelle à son réveil le terrassa. Assommé par les bruits, par les saveurs, la vision… Le monde qu’il avait toujours connu prit alors une dimension qu’il n’avait pas pu concevoir ou imaginer. François à ses côtés, ils trouvèrent un petit appartement où vivre, ne sortant que la nuit.

L’exceptionnel était devenu le quotidien.

D’un point, Marcus avait tracé une nouvelle trajectoire. D’une simple rencontre, sa vie était passée à tout autre chose. Et ce pouvoir mis à jour, il s’en servit plus tard pour mettre sa femme et son fils à l’abri aux Etats-Unis, loin de la nouvelle guerre. Par le biais de contact, l’aide de François, il avait mis sa famille à l’abri. Et soulagé d’un poids, Marcus put avancer, apprendre et évoluer avec son camarade, mentor et amant.

Si la peur n’effaçait pas le danger, elle pouvait empêcher de l’affronter correctement. A partir de cette époque, Marcus n’avait plus peur.

Tout ce qui comptait, c’était prendre tout ce que la vie avait à lui offrir. Quitte à l’arracher par la force. Peu de chose lui résistait. Et le temps passa. Comblé d’apprentissage divers, sur le monde, sur sa nouvelle nature, de voyage. Acolytes, amis, amant, tout à la fois, les deux hommes partagèrent de longues années ensembles. Puis vint la séparation progressive des deux vampires.

Le monde changeait. Inexorablement poussé vers une ère qui était destinée à venir dans tous les cas. Mais pas aussi tôt. Pas aussi rapidement. Pas aussi brutalement que ce le fut. L’ère glaciaire avait été la source de nombreux reportages et documentaires scientifiques. Source d’inspiration de livre, de film qui émerveillaient les spectateurs.

Jusqu’au jour où ils durent faire face à l’horrible réalité. Affronté l’imaginaire, l’improbable mutation du monde. La race humaine se croyait depuis longtemps à l’abri, les grands dirigeants du monde, appâté par le gain avaient fait fît des avertissements de certains scientifiques, rabaissés à de simple spéculateur de mauvaise augure.

Des empêcheurs de tourner en rond.

Et le résultat était là : Des humains qui vivaient comme des rats. Marcus avait vu tout ça de ses propres yeux, avait été dans les rangs pour contraindre les humains, les faire plier. C’était une question de bon sens et de survie. Pour une espèce comme pour l’autre, le grand brun pourrait encore raconter tout ça au manoir qu’il a rejoint des années auparavant. Depuis, François est peut-être mort. Peut-être est-il vivant quelque part.

François est devenu un fantôme, comme Jeanne, comme Henri, comme tous ceux que les yeux gris typique des Saint-John ont croisés.

Votre histoire ici, en 500 mots minimum.


❝L'ombre derrière l'incarnation



Pseudo : Chester
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Aimée Baratheon
MessageSujet: Re: Marcus Saint-John (terminé) Lun 19 Sep - 13:16
Bienvenue !

Ton personnage m'intrigue énormément et j'ai adoré ce début d'histoire ! J'ai hâte de lire la suite ;)
Courage pour le reste, et encore ravi de t'accueillir parmi nous inlov
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Lien de sang ? : Aucun connu
MessageSujet: Re: Marcus Saint-John (terminé) Lun 19 Sep - 15:21
Merci :)

Je préviens quand c'est fini.
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Lien de sang ? : //
MessageSujet: Re: Marcus Saint-John (terminé) Lun 19 Sep - 19:03
Bienvenue ! En espérant que tu te plaisent parmi nous :3
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Garde du Manoir
Othello
MessageSujet: Re: Marcus Saint-John (terminé) Mar 20 Sep - 10:37
Bienvenue parmi nous


Que dire Saint-John...
Tu as réellement bien repris ce personnage et tu l'as fait tien. Il te va comme un gant, on sent que tu maitrises son cara'. C'est la première fois depuis bien longtemps que j'ai lu toute une histoire sans rien trouver de superflus, j'ai aimé chaque ligne. D'ailleurs la musique accompagne si bien ton histoire, c'est parfait. Encore merci de d'être intéressé à ce prédéfinis.

Tu es validé bien sur.fox

À présent que tu es un résident du Manoir de Roncepourpre tu as été ajouté au groupe Vampires et tu peux maintenant consulter les recherches de Maîtres/Calices ou poster la tienne ici, demander des appartements dans cette section et créer des prédéfinis ici. Aussi la section des journaux de liens t'es ouverte, importante pour te construire des liens avec nos membres et pour pouvoir suivre ta chronologie. N'oublie pas de recenser ton avatar et ta marque !

Bon séjour parmi nous.
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MessageSujet: Re: Marcus Saint-John (terminé)
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Marcus Saint-John (terminé)

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